11/05/2026
À l’occasion des cérémonies du 8 Mai, la commune de Tinténiac a rendu un hommage particulier à plusieurs soldats morts pour la France oubliés du monument aux morts communal. La cérémonie, organisée par le Souvenir Français, comité de la Bretagne romantique, en association avec l’UNC de Tinténiac, s’est tenue sous la présidence du maire de Tinténiac. L'insigne de porte-drapeaux a également été remis à deux jeunes lors de cette .cérémonie
Madame la ministre Françoise Gatel a honoré la commune de sa présence et a procédé à la lecture du message officiel du 8 Mai devant les habitants, les anciens combattants, les élus et les porte-drapeaux réunis autour du monument inauguré en 1922.
À cette occasion, sept nouveaux noms ont été officiellement intégrés à la mémoire collective de la commune : Ange-Marie Briot, François Marie Bourdin, Jean-Marie François Aubert, Joseph Jules Victor Bernard, Joseph Marie Mari, Jules Busnel et Émile Marie Villarmois.
Lors de son discours, le comité du Souvenir Français de la Bretagne romantique a rappelé l’histoire de ce monument édifié après la Première Guerre mondiale. Conçu par l’architecte Edmond Eugène Mantrand, il rassemble désormais 115 noms : 104 pour la guerre de 1914-1918, huit pour la Seconde Guerre mondiale, un pour l’Indochine et deux pour la guerre du Rif.
Cette cérémonie du 8 Mai a également permis de mettre en lumière un long travail de recherches historiques mené durant plusieurs mois afin d’identifier des soldats de Tinténiac morts pour la France mais absents du monument. Tous ont pu être retrouvés, à l’exception d’un mystérieux « V. Huet », dont seul l’initiale du prénom demeure connue.
Le discours a insisté sur la nécessité de préserver la mémoire locale, au-delà du seul monument aux morts. La commune conserve plusieurs lieux de souvenir : la plaque commémorative de l’église, la stèle du résistant Albert Tostivint, torturé par les n***s, ou encore la croix de Houssemagne où furent exécutés les résistants Charles Hiroux et Alexis Cadoudal par la Milice.
Les biographies des sept soldats honorés ont ensuite été présentées. Parmi eux figurent deux combattants tombés à Verdun il y a 110 ans, un marin disparu en mer, ainsi que plusieurs hommes dont l’état de santé aurait dû les éloigner du front mais qui furent néanmoins rappelés sous les drapeaux.
Certains de ces soldats reposent aujourd’hui dans des carrés militaires, tandis que d’autres ont disparu sans sépulture connue. Plusieurs n’avaient jamais été inscrits sur le monument car ils avaient quitté Tinténiac pour travailler à Rennes ou à Paris, ou parce qu’ils étaient orphelins ou fils uniques.
« Aujourd’hui, nous réparons un oubli », a rappelé le président du comité du Souvenir Français de la Bretagne Romantique Thierry Mazurier devant l’assemblée, soulignant que derrière chaque nom gravé se trouvent une famille, un destin et une part de l’histoire nationale.
La commune a également annoncé qu’une plaque commémorative sera inaugurée le 1er novembre 2026 afin d’honorer les onze soldats morts pour la France de Tinténiac reposant dans les tombes familiales de la commune.