06/03/2026
En cette fin de campagne les esprits s’échauffent et vraiment, ça n’élève pas le débat.
En réponse au post de Mr Juloux, actuel maire de Clohars-Carnoët, je tiens à rappeler qu’il n’était pas question pour nous dans cette campagne, de dévier sur ces travers de critiques et d’opposition de savoir.
En tout cas, la culture mérite mieux que ces procès d’intention.
Le programme de la liste Cap Kloar n’a jamais consisté à remettre en cause la culture à Clohars-Carnoët, ni le travail des professionnels qui la font vivre.
Nous respectons profondément les artistes, les équipes culturelles et les associations qui contribuent à la richesse culturelle de notre commune.
Lorsque nous parlons d’une programmation plus diversifiée et plus populaire, il ne s’agit en aucun cas d’opposer les formes de culture entre elles, ni de les hiérarchiser.
Pourquoi donc tant de mépris pour le mot « populaire »?
Pour nous, la culture n’est pas qu’une vitrine pour initiés, elle est aussi un levier d’émancipation pour tous.
Notre conviction est simple : la culture doit pouvoir toucher tous les publics, quels que soient l’âge, les habitudes ou les parcours. Cela signifie qu’il nous faudra continuer à proposer des spectacles exigeants, tout en cherchant à élargir encore davantage le public.
Annoncer une fréquentation de 8000 spectateurs est un bon indicateur de l’intérêt que porte la population à la culture, mais la réussite d’une politique culturelle ne se résume pas qu’à un cumul d’entrées. Elle doit également tenir compte de la diversité de ses publics et des retours de citoyens.
C’est dans cet esprit que nous souhaitons évaluer les politiques culturelles existantes : non pas pour les affaiblir mais pour nous assurer qu’elles répondent pleinement aux attentes des habitants et qu’elles restent accessibles au plus grand nombre.
Questionner n’est pas remettre en cause, c’est une démarche normale et responsable pour toute équipe qui aspire à gérer l’argent public.
Concernant le GAP, nous nous réjouissons de sa fréquentation et de l’intérêt qu’il suscite.
Parler de « questionnements » comme d’une mesure légère de notre programme est une tentative de manipulation visant à masquer notre volonté de gestion responsable.
Comme tout projet public, il mérite d’être suivi et évalué dans la durée.
Poser des questions sur son évolution future relève simplement du bon sens et d’une gestion rigoureuse et transparente.
La culture à Clohars-Carnoët est une richesse collective. Elle ne devrait pas devenir un sujet de caricature ou d’opposition artificielle entre 2 projets.
La liste Cap Kloar porte une ambition claire : une culture vivante, ouverte, exigeante et accessible à toutes et tous, construite avec les acteurs culturels, les associations et les habitants tout au long de l’année.
Nous respectons le travail mené et les idées qui ne sont pas les nôtres. C’est bel et bien le principe démocratique que nous défendons depuis le début de notre campagne.
La critique des idées et des compétences n’est que le triste reflet d’un spectacle politique dont nous ne voulons pas.
Les électeurs ont la chance et le pouvoir de choisir le programme et l’équipe auxquels ils croient, alors laissons les seuls juges.
Le débat démocratique est utile lorsqu’il éclaire les choix.
Il l’est beaucoup moins lorsqu’il prête des intentions qui ne correspondent pas à la réalité d’un projet.
Michaël THOMAS