PCF Côte d'Or

PCF Côte d'Or Cette page est dédiée aux prises de position, initiatives et autres expressions des communistes du 21

RAPPEL Dijon - Soirée 1936 - Front populaire le vendredi 5 juin 2026, à la Bourse du Travail, initiée par les Amis de l'...
01/06/2026

RAPPEL Dijon - Soirée 1936 - Front populaire le vendredi 5 juin 2026, à la Bourse du Travail, initiée par les Amis de l'Huma de Côte-d'Or, IHS CGT 21, en présence du réalisateur Pierre Verquin et de Morgan Poggioli, docteur en histoire contemporaine de l'université de Bourgogne pour le débat...

Passage sur France 3 - LA RAGE AU CŒUR, film de Pierre Verquin

https://www.youtube.com/watch?v=OE_j8gld4GM

Tout sur le film LA RAGE AU CŒUR

https://larageaucoeur.fr/wp-content/uploads/2026/03/la-rage-au-coeur-dossier-presse-1.pdf

Les Sénatoriales du 27 septembre 2027, en Côte-d'Or aussi arrivent.À l’approche du renouvellement de la série 2 du Sénat...
01/06/2026

Les Sénatoriales du 27 septembre 2027, en Côte-d'Or aussi arrivent.

À l’approche du renouvellement de la série 2 du Sénat le 27 septembre prochain, notre groupe CRCE au Sénat a édité un numéro spécial de son journal "Initiatives" n° 143 - Bilan Sénatoriales, consacré aux trois dernières années de son activité parlementaire.

Ce document, qui souligne la diversité et la cohérence de nos interventions, peut permettre de convaincre les électeurs de l’utilité et du renforcement d’un groupe parlementaire comme le nôtre, au positionnement clair et constant face aux ravages du libéralisme durement ressenti dans les collectivités locales.

Nous tenons à votre disposition des exemplaires du journal "Initiatives", si vous le souhaitez, camarades...

Tetra Pak : près de 120 salarié·es saisissent les prud’hommes de Dijon, la CGT dénonce une « casse industrielle »Lundi 1...
01/06/2026

Tetra Pak : près de 120 salarié·es saisissent les prud’hommes de Dijon, la CGT dénonce une « casse industrielle »
Lundi 1 juin 2026
Article publié sur le site Dijon Actualité

https://dijon-actualites.fr/2026/06/01/tetra-pak-pres-de-120-salarie%c2%b7es-saisissent-les-prudhommes-de-dijon-la-cgt-denonce-une-casse-industrielle/

Près de 120 salarié·es de Tetra Pak ont saisi le conseil de prud’hommes de Dijon afin de contester les conditions de leur licenciement. L’Union départementale CGT de Côte-d’Or dénonce, dans un communiqué publié le 1er juin 2026, une fermeture dictée non par le coût du travail, mais par une logique financière visant à préserver les profits et les dividendes des actionnaires.

L’affaire Tetra Pak continue de faire réagir en Côte-d’Or. Après plusieurs semaines de mobilisation devant le site de Longvic, les salarié·es licencié·es entendent désormais porter leur combat sur le terrain judiciaire. Selon la CGT, près de 120 d’entre eux ont engagé une procédure devant le conseil de prud’hommes de Dijon pour dénoncer les conditions dans lesquelles les licenciements ont été décidés et mis en œuvre.

Au cœur de la contestation figure la question des responsabilités réelles dans la fermeture du site. Le syndicat évoque notamment le « montage d’entreprise du groupe Tetra » et souhaite mettre en lumière ce qu’il présente comme les véritables donneurs d’ordre. Pour la CGT, il ne s’agit pas seulement d’un conflit social local, mais d’un dossier emblématique des stratégies industrielles et financières qui fragilisent l’emploi dans les territoires.

La fermeture de l’entreprise a suscité une importante solidarité autour des salarié·es. Pendant de longues semaines, le maintien des emplois a été défendu devant l’usine de Longvic, où les rassemblements ont permis de rendre visible la situation des travailleurs et travailleuses concerné·es. Cette mobilisation, portée par les salarié·es, les organisations syndicales et leurs soutiens, s’inscrit désormais dans une nouvelle étape : celle de la bataille juridique.

L’Union départementale CGT de Côte-d’Or appelle ainsi à un rassemblement le jeudi 4 juin à 8h30, à l’occasion d’une conférence de presse organisée devant le tribunal de Dijon, boulevard Clémenceau. Ce rendez-vous doit permettre de rappeler les revendications des salarié·es, de dénoncer les conditions de licenciement et de replacer l’affaire Tetra Pak dans un contexte plus large de fermetures industrielles.

Pour la CGT, la fermeture du site ne peut être expliquée par le coût du travail, argument régulièrement avancé pour justifier les restructurations. Le syndicat estime au contraire que c’est « le coût du capital » qui pèse sur l’avenir industriel. Selon l’organisation, la volonté de générer toujours davantage de dividendes pour les actionnaires aurait pris le pas sur la préservation de l’emploi, des savoir-faire et de l’activité productive locale.

Cette analyse s’inscrit dans une critique plus globale du modèle économique actuel. La CGT souligne que les profits versés aux actionnaires atteignent des niveaux records, tandis que de nombreuses entreprises ferment ou restructurent, entraînant leur lot de licenciements. Le syndicat dénonce un « ruissellement » qui, selon lui, continue de fonctionner dans le même sens : vers le capital, au détriment des salarié·es.

À travers le dossier Tetra Pak, l’Union départementale CGT entend donc alerter sur les conséquences sociales des choix industriels opérés par les grands groupes. Derrière les chiffres et les procédures, ce sont des emplois, des familles et un bassin de vie qui se retrouvent directement touchés. La fermeture d’un site industriel ne représente pas seulement la disparition d’une activité économique ; elle marque aussi l’affaiblissement d’un territoire et la perte de compétences construites sur plusieurs années.

Le recours aux prud’hommes apparaît ainsi comme une étape essentielle pour les salarié·es concernés. Ils souhaitent faire reconnaître leurs droits, interroger les responsabilités du groupe et contester les justifications avancées autour des licenciements. Pour la CGT, cette procédure doit permettre de faire toute la lumière sur les décisions ayant conduit à la fermeture, mais aussi de rappeler que les salarié·es ne doivent pas être les variables d’ajustement de stratégies financières.

Le rassemblement prévu le 4 juin devant le tribunal de Dijon devrait donc constituer un nouveau moment fort de la mobilisation. La CGT espère y rassembler largement autour des salarié·es de Tetra Pak et faire de cette affaire un symbole de la lutte contre la désindustrialisation. À travers ce mot d’ordre — « Stop à la casse industrielle » — le syndicat entend rappeler que la défense de l’emploi reste, selon lui, indissociable de la défense de l’intérêt général et de l’avenir économique des territoires.

Près de 120 salarié·es de Tetra Pak ont saisi le conseil de prud’hommes de Dijon afin de contester les conditions de leur licenciement...

Vive la commune de Paris et ces obscurs passés à l'assaut du ciel ! Paroles de Jules Jouy sur l'air de "La chanson des P...
01/06/2026

Vive la commune de Paris et ces obscurs passés à l'assaut du ciel !

Paroles de Jules Jouy sur l'air de "La chanson des Peupliers" de F. Doriat (30 mai 1887). Chant rendant hommage aux 147 communards fusillés au Père Lachaise le 28 mai 1871.

Le Tombeau des Fusillés (extrait)

"Ornant largement la muraille,
Vingt drapeaux rouges assemblés
Cachent les trous de la mitraille
Dont les vaincus furent criblés.
Bien plus belle que la sculpture
Des tombes que bâtit l'orgueil,
L'herbe couvre la sépulture
Des morts enterrés sans cercueil."

Montée au Mur des Fédrérés du 30 mai 1871 organisée par les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871

« Loin d’être une pulsion de mort comme pourrait le laisser penser notre présence devant le mur des Fédérés où ont été fusillés tant de communards, c’est bien une pulsion de vie qu’incarne la Commune, parce qu’elle est riche d’expériences qui nous parlent encore et qui doivent nous indiquer les pistes pour le futur. C’est un horizon désirable opposé aux pulsions de mort, que l’extrême droite, la droite et tous ceux qui ne veulent pas que le peuple arrive au pouvoir, veulent nous rabâcher. C’est donc cette expérience qui nous inspire aujourd’hui. C’est cet héritage qui vit pleinement et qui doit être un marchepied pour nos luttes, ici et maintenant. Vive la Commune, vive l’Internationale ! »

Les mots de Julien Dohet en conclusion de son beau discours devant le mur des Fédérés au Cimetière du Père Lachaise, ce 30 mai 2026.

Des mots importants qui ont raconté aussi l’internationalisme de la Commune de Paris au printemps1871, dans ses membres, dans ses intentions et dans ses actes. Des mots venus de Belgique, où le Comité des Amis et Amies de la Commune de Paris 1871 est très vivant, actif, riche d’une belle histoire sociale et ouvrière.

Auparavant plus de 2000 personnes avaient bravé la fournaise en battant le pavé de Paris, depuis la place des Fêtes jusqu’au Père Lachaise. Et en fanfare !

Très fier.e.s de cette édition 2026 de la Montée au Mur des Fédérés. Merci à toutes, tous ! On recommence en 2027 !

Discours de Dohet

https://youtu.be/ObiroRgiohQ

Entre Medef et CGT, entre Versailles et Tours, nous avons choisi la CGT qui débute son 54e congrès ! Par Julia HamlaouiC...
01/06/2026

Entre Medef et CGT, entre Versailles et Tours, nous avons choisi la CGT qui débute son 54e congrès !
Par Julia Hamlaoui
Cheffe du service L'Humatinale

À Versailles, le sommet Choose France. À Tours, le congrès de la CGT. Deux salles, deux ambiances ce lundi 1er juin. Et surtout un condensé d’une lutte des classes qui gagne en intensité. Sous les ors du château de Louis XIV, Emmanuel Macron vantera pour la 9e édition de son grand raout patronal sa politique de l’offre à grand renfort de promesses d’investissements censées réindustrialiser la France et ruisseler sur tout un chacun.

Mais les annonces « formidables » déjà vantées avant même l’ouverture par le président de la République masquent mal l’échec de sa politique entre un taux de chômage à 8,1 % - un record depuis 2021 – et des inégalités au plus haut avec plus de 15 % de taux de pauvreté, du jamais vu depuis 30 ans.

Reste un patronat à l’offensive, jamais rassasié malgré les milliards dont les quinquennats Macron l’ont gavé. Vent debout contre la taxe Zucman mais jamais repu de précarisation des salariés, dont la récente proposition du Medef d’un « smic jeune » n’est qu’un des innombrables avatars. Le tout quitte à ouvrir sa porte à l’extrême droite pour préserver ses intérêts dans la perspective des élections de 2027. Ou encore à multiplier les procédures bâillon et la répression syndicale. Plus de 1 000 cégétistes dont leur secrétaire générale, Sophie Binet, en font les frais.

À Tour, les défis à relever s’annoncent ainsi nombreux, de surcroît dans un monde du travail de plus en plus atomisé. D’un front contre l’extrême droite à la bataille pour la syndicalisation. De l’opposition à la casse sociale à la conquête de nouveaux droits… Tout un programme qui peut, malgré tous les efforts du capital, s’appuyer sur de nombreuses résistances.

Edgar Morin, le sociologue et philosophe, ancien résistant communiste, puis humaniste engagé à gauche, auteur de la Méth...
31/05/2026

Edgar Morin, le sociologue et philosophe, ancien résistant communiste, puis humaniste engagé à gauche, auteur de la Méthode et d’une œuvre à ramifications nombreuses, est décédé vendredi 29 mai à l’âge de 104 ans.

https://www.humanite.fr/en-debat/carnet/disparition-edgar-morin-penseur-de-la-complexite-et-passionne-de-lhumanite

Article Publié le 30 mai 2026 dans le site du journal L'Humanité
Par Pierre Chaillan

C’est une perte considérable pour le monde intellectuel français dont il était depuis plusieurs décennies une figure majeure. L’annonce de la mort d’Edgar Morin vendredi 29 mai plonge aussi dans la tristesse les rangs de la gauche politique et citoyenne dont il était une voix créative à la pugnacité lumineuse et à la réflexivité généreuse. Ces derniers temps, sa longévité ajoutait à son panache d’optimisme et de courage à toute épreuve, forgé dans la Résistance aux heures les plus noires de notre continent européen, sous le joug de la barbarie nazie.

L’antifascisme et l’antinazisme

David-Simon Edgar Nahoum est né à Paris le 8 juillet 1921. Ses parents, juifs originaires de Salonique (Grèce), se sont installés en France lors de la Première Guerre mondiale. Un drame marque les premières années de la longue vie du philosophe et sociologue. Ce fils unique, âgé seulement de 10 ans, va perdre sa mère. Est-ce le manque irrémédiable qui produira chez lui une véritable prise de conscience de la fragilité mais aussi de la force de la vie ? Quoi qu’il en soit, une perception très profonde de la condition humaine se mettra très jeune chez lui au service du respect des autres. Ce sens de l’humain sera le fil conducteur de son existence. Son combat humaniste passe d’abord par l’antifascisme et l’antinazisme au cours de ces terribles années 1930-1940 durant lesquelles la bête immonde antisémite dévore le monde. Son éveil précoce à la politique date du Front populaire. Comme il le racontera plus t**d, il est « enthousiasmé par l’ambiance pleine d’espoir qui règne dans le monde du travail au cours des grèves du printemps 1936 ». Mais, très lucide des dangers du fascisme, le jeune politisé, libertaire et internationaliste, se mobilise en faveur de la République espagnole.

Il rejoint les rangs du PCF en 1942

C’est en 1941 qu’il transforme ses idées généreuses en actes. Il rejoint le PCF et entre en résistance en 1942 sous le pseudonyme de « Morin », nom qu’il adoptera définitivement. Dans un entretien accordé à l’Humanité le 25 octobre 2019, il évoquait ainsi son engagement dans « l’armée des ombres » : « Quand j’avais 20 ans, je voulais vivre, connaître les expériences de la vie. Mais c’était une époque où je sentais qu’il y avait une sorte de lutte mondiale menaçant toute l’humanité. Cela m’a conduit à m’engager dans la Résistance communiste. (…) C’était un acte patriotique, mais c’était quelque chose de plus ample : le sort de l’humanité était en jeu… »

Après ces années de lutte clandestine, le jeune résistant, engagé volontaire, devient attaché à l’état-major de la 1re Armée française en Allemagne, en 1945, puis chef du bureau « Propagande » dans le gouvernement militaire français en 1946. À la Libération, après cette expérience outre-Rhin, il écrit l’An zéro de l’Allemagne, où il dresse un état des lieux du pays, insistant sur l’état mental du peuple vaincu, en état de « somnambulisme », en proie à la faim et aux rumeurs.

Engagé contre la guerre d’Algérie

C’est la période durant laquelle Maurice Thorez l’invite à écrire dans l’hebdomadaire les Lettres françaises. En 1948 et 1949, il rédige des articles dans la rubrique Arts et spectacles du Patriote résistant, édité par la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP), avant d’en partir à la suite de divergences. Il s’éloigne alors du PCF à partir de 1949 et en sera exclu en 1951. Depuis 1950, titulaire d’une licence en histoire et géographie et d’une licence en droit, il est entré au CNRS et fait partie du Centre d’études sociologiques dirigé par Georges Friedmann. À l’image de ce dernier ou encore de Sartre, il côtoie les compagnons de route et intellectuels engagés et parfois critiques du PCF. En 1955, il participe à la fondation du comité contre la guerre d’Algérie. Il complète sa formation universitaire en philosophie, économie et sciences politiques, en véritable autodidacte.

On retrouve dès lors Edgar Morin sur tous les fronts intellectuels. Il est à l’origine de plusieurs r***es comme Arguments, qu’il cofonde en 1956, Communications et la R***e française de sociologie. En défricheur, il s’intéresse aux pratiques culturelles encore émergentes en publiant l’Esprit du temps (1960) et la Rumeur d’Orléans (1969). Sur le plan politique, il vogue au sein de la social-démocratie et reste ainsi attaché à un projet d’émancipation qu’il préfère maintenant socialiste.

En 1965, il conduit une étude transdisciplinaire sur une commune du Finistère en Bretagne, publiée sous le nom de la Métamorphose de Plodémet (1967), où il séjourne près d’un an. Ce sera un des premiers essais d’ethnologie dans la France contemporaine. Durant ces années 1960, il part près de deux ans en Amérique latine, où il enseigne à la faculté latino-américaine des sciences sociales de Santiago du Chili. En 1969, il est invité à l’institut Salk de San Diego. Il y retrouve Jacques Monod, l’auteur du Hasard et la Nécessité. C’est la période durant laquelle il conçoit les fondements de la « pensée complexe » et de ce qui deviendra sa Méthode.

Il s’intéresse aux “oasis de résistance ou de solidarité ».

En 1970, Edgar Morin est nommé directeur de recherche. Il ne cesse alors de participer aux débats intellectuels et médiatiques. Il dirige le Centre d’études des communications de masse (Cecmas) de 1973 à 1989, qui publie des recherches sur la télévision, la chanson dans la r***e Communications. Il conduit ensuite son œuvre majeure, la Méthode, publiée entre 1977 et 2004. En s’appuyant sur une vision interdisciplinaire de l’enseignement, il invite à penser l’humain dans sa complexité autour d’un universalisme qui tient compte de son environnement. Très attaché à l’éducation et à la connaissance d’autrui, il considère qu’« enseigner la compréhension entre les humains est la condition de la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité ». Et, comme il le souligne dans l’Humanité en 2015, il encourage à ce sujet à regarder de près ce qu’il nomme « les oasis de résistance ou de solidarité ».

Toujours en éveil, à l’écoute des idées neuves, il écrira une soixantaine d’ouvrages dont, pour ne citer que les plus marquants : Introduction à une politique de l’homme (Seuil, 1969), le Paradigme perdu : la nature humaine (Seuil, 1973), la Nature de la nature (premier tome de la Méthode, Seuil, 1977), la Vie de la vie (tome II, Seuil, 1980), la Connaissance de la connaissance (tome III, Seuil, 1986), Introduction à la pensée complexe (Seuil, 1990), les Idées (tome IV, Seuil, 1991), Terre-Patrie (Seuil, 1993, avec Anne-Brigitte Kern), l’Humanité de l’humanité. L’identité humaine (tome V, Seuil, 2001), Éthique (tome VI, Seuil, 2004), la Voie (Fayard, 2011). Edgar Morin édite aussi plusieurs ouvrages qui reviennent sur son passé, dont Autocritique en 1959, Vidal et les siens en 1989, Itinérance en 2006, Mon chemin en 2008 et Les souvenirs viennent à ma rencontre en 2019.

Directeur de recherche émérite au CNRS depuis 1993, il est nommé docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment dans le monde méditerranéen et en Amérique latine, jusqu’en Asie. Il crée et préside l’Association pour la pensée complexe (APC). Il reste attentif à la recherche d’un chemin, sinon d’une voie émancipatrice globale. Il est alors de plus en plus sensible à la question environnementale en se disant attaché à une « politique de civilisation », et invite à une « prise de conscience de la communauté du destin terrestre ».

Rejet de la théorie du « Choc des civilisations »

À l’approche d’un siècle d’existence, le sociologue publie encore Impliquons-nous (Actes Sud, 2015) un ouvrage sous forme de clin d’œil à Stéphane Hessel où, plus que l’indignation, il en appelle à l’implication. Le 13 octobre 2015, rédacteur en chef d’un jour de l’Humanité, il enjoignait à prendre une voie émancipatrice en ces termes : « Être humain, c’est à la fois épanouir son « moi », mais toujours dans la communauté. C’est d’ailleurs une aspiration qui traverse toute l’histoire humaine, qui s’est incarnée dans le socialisme et le communisme et va s’incarner sous des formes nouvelles. (…) L’émancipation humaine se pose aujourd’hui au niveau global. » Et d’ajouter sans se départir de son espoir : « Une nouvelle conscience planétaire naît un peu partout à l’heure actuelle, mais elle n’est pas encore devenue une force historique. »

Dans la dernière période, en sage jamais assagi et toujours prompt à dénoncer les injustices, il rejette en bloc la théorie du « choc des civilisations ». Il propose, au contraire, de créer des passerelles entre les humains, les cultures et les religions, ce qui le conduira à accepter un dialogue avec « l’islamologue » suisse décrié Tariq Ramadan, et dont l’échange paraîtra sous le titre l’Urgence et l’essentiel (Don Quichotte, 2017). Certains lui reprochent la naïveté de cet échange.

Toujours sensible aux évolutions du monde, il a continué à partager ses prises de position en faveur d’une communauté internationale de justice, en s’engageant pour la paix, particulièrement aux côtés du peuple palestinien dont il demandait encore « la reconnaissance d’un État » dans nos colonnes le 31 mai 2024. Jusqu’à son dernier souffle, la recherche de compréhension de l’autre aura guidé ses recherches et sa pensée, qu’il a partagée sans compter.

L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Disparition Le sociologue et philosophe, ancien résistant communiste, puis humaniste engagé à gauche, auteur de la Méthode et d’une œuvre à ramifications nombreuses, est décédé v...

Le PCF de Côte-d'Or est bien vivant, il est en lutte et c'est la jeune garde qui est à l'avant - garde de nos combats de...
30/05/2026

Le PCF de Côte-d'Or est bien vivant, il est en lutte et c'est la jeune garde qui est à l'avant - garde de nos combats de toujours, pour le socialisme en première ligne !

Que cela soit pour l'échelle mobile des salaires, faire payer les profiteurs de guerre, contre l'impérialisme, contre les derniers 6 milliards à payer pour quelques bateaux et un porte-avion, pour l'effort de guerre pour la défense des services publics avec la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités voilà les communistes !

Oui, pour demain nous préparons demain, même à contre-courant, cela n'a aucune importance et demain cela n'est pas que la présidentielle de 2027, le PCF, n'est pas un parti présidentialiste, il reste révolutionnaire, il faut réaffirmer la lutte des classes qui n'a jamais cessée, sans elle et comme en juin 1936, la classe ouvrière en marche, rien ne pourra se faire contre le fascisme.

Affutons nos armes de classe, la grève générale et l'occupation des usines comme en 1936, à chacun ses symboles et repères !

Notre triomphe, nos espoirs, ne sont pas que pour nous mais pour tant de générations de travailleurs qui doivent accéder au pouvoir, pour les lendemains qui chantent !

Le 29 mai était l'anniversaire de la fin de semaine sanglante de la commune de Paris de 1871, 25 000 fusillés, exécutions sommaires par les versaillais du tricolore de Thiers, combien de milliers de déportés, jugés pour rébellion à l'Etat, sous les plis du drapeau rouge, combien de martyrs ouvriers, il se disaient les communards, peut être que nos petit-enfants feront mieux que nous ! Nous sommes prêts à la révolution victorieuse, elle nous coûtera moins cher que les affres du capitalisme !

Chenôve - Assemblée générale [Conférence départementale] de la fédération du PCF 21 qui a réuni ce matin du samedi 30 ma...
30/05/2026

Chenôve - Assemblée générale [Conférence départementale] de la fédération du PCF 21 qui a réuni ce matin du samedi 30 mai 2026, une trentaine de camarades qui ont discuté en pleine camaraderie des textes présentés aux congrès.

Les 4 textes ont été défendus et suite à la discussion une délégation de 5 camarades a été élue pour le congrès de Lille.

Ont été élu(e)s à l'unanimité comme délégation du PCF 21, les camarades Louis Buffet, Section de Dijon, Antoine Fremann, Secrétaire de la section Yvon Holin et Dijon - Est, Marlène Section de Dijon, Bernadette, Section de Dijon, Tata section de Dijon ou Frédéric Rémond, co-secrétaire départemental...

A l'International saluons les succès de nos camarades communistes chypriotes d'AKEL !Élections législatives à Chypre : s...
28/05/2026

A l'International saluons les succès de nos camarades communistes chypriotes d'AKEL !

Élections législatives à Chypre : saluons les progrès d’AKEL
Par Vincent Boulet
Article publié dans CommunisteS, numéro 1088 du 27 mai 2026.

https://www.pcf.fr/elections_legislatives_chypre_saluons_progres_akel

Les élections législatives à Chypre se sont déroulées dimanche 24 mai. Dans les faits, elles n’ont eu lieu que dans la partie non occupée par la Turquie, comme c’est le cas depuis 1974.

Ces élections sont importantes car elles cristallisent plusieurs phénomènes politiques.

- Nos camarades d’AKEL confortent leurs positions de 2e parti du pays. Avec 23,8 % des voix, ils progressent d’1,5 point. Dans sa déclaration au lendemain des élections, le secrétaire général du parti, Stefanos Stefanou, salue « un vote de confiance » et « le début d’une nouvelle trajectoire ascendante ». Il met en avant des propositions pour lutter contre l’inflation et le coût de la vie, dans un ensemble de mesures décisives pour gagner la confiance populaire. AKEL réaffirme son engagement pour les droits des travailleurs et la démocratie sociale. Notre secrétaire national Fabien Roussel a salué ce résultat au nom du PCF.

- La droite conservatrice reste cependant la première force avec 27,1 %. Surtout, l’essor de l’extrême droite est rapide. Le Front populaire national (ELAM) obtient 10,9 % (+4 points). Elle double son nombre de sièges pour atteindre 8 députés. Directement inspirée par l’Aube dorée en Grèce (aujourd’hui dissoute), raciste, l’extrême droite est désormais en position de faire pression sur la droite et sur le président conservateur Nikos Christodoulides.

- La social-démocratie historique et le parti écologiste s’effondrent. La disparition de la social-démocratie du Parlement est un évènement. Depuis les élections européennes de 2024, elle n’était plus représentée au Parlement européen.

- Une organisation dirigée par l’eurodéputé indépendant Phidias Panayiotou, influenceur chypriote de 26 ans aux 5 millions d’abonnés, fait son entrée au Parlement. Présenté comme « anti-establishment », Phidias Panayiotou s’est surtout fait connaître pour son admiration pour Musk et des positions relayant celles de Trump. C’est donc en réalité une force d’extrême droite née des réseaux sociaux qui fait son entrée au Parlement chypriote.
Ces élections sont également importantes par la place stratégique de Chypre, qui se trouve à 150 km des côtes libanaises, dans les tensions de la région, mise à feu et à sang par Netanyahou et Trump ; et alors qu’Erdogan ne cesse d’afficher ses ambitions expansionnistes, y compris en multipliant les provocations à Chypre nord. Emmanuel Macron, lors de son voyage à Chypre en avril dernier, s’est résolument inscrit dans une politique d’exacerbation des tensions. Le projet IMEC, liant l’Inde à l’Europe, passe par Israël et par Chypre. C’est un levier pour la recomposition des dominations impérialistes dans la région, dans laquelle s’inscrit la politique française, au détriment des droits souverains des peuples et du droit international.

Mais l’élection au Nord d’un président qui se refuse à entrer dans le jeu d’Erdogan, Tufan Erhürman, en octobre dernier, est le signe que la population chypriote du nord n’a pas renoncé à la réunification de l’île. C’est un élément important pour ouvrir une nouvelle page dans les négociations sur l’avenir de l’île qui sont gelées depuis 2017. Neuf ans que l’UE n’a rien fait, alors que la moitié du territoire d’un de ses États membres est occupée ! L’UE préfère négocier des accords sur le gaz avec l’Azerbaïdjan sous le parrainage d’Erdogan, plutôt que de faire respecter la souveraineté de ses propres membres. Cela en dit long sur la nature même de la construction capitaliste de l’UE.

Nos camarades d’AKEL défendent la seule position correspondant aux intérêts du peuple chypriote : la constitution d’une fédération bizonale, bicommunautaire à souveraineté internationale unique. Avec la fermeture des bases souveraines britanniques qui occupent encore une partie du territoire et qui sont un relai pour les interventions impérialistes au Proche et Moyen-Orient.

Renforçons la solidarité avec nos camarades d’AKEL !

Le MJCF renouvelle sa direction lors de son ANA 2026Article publié dans CommunisteS, numéro 1088 du 27 mai 2026.https://...
28/05/2026

Le MJCF renouvelle sa direction lors de son ANA 2026
Article publié dans CommunisteS, numéro 1088 du 27 mai 2026.

https://www.pcf.fr/mjcf_renouvelle_sa_direction_ana_2026

Après plusieurs semaines d’enquête sur leurs pratiques militantes, de débats et de discussions avec des milliers de jeunes, 150 animateurs et animatrices du MJCF se sont réunis ce week-end au siège du PCF, place du Colonel Fabien.

À l’issue de la première journée de travaux, le Conseil national renouvelé a élu Bastien Bonnargent 27ᵉ secrétaire général du MJCF.

Bastien a grandi dans le nord des Hautes-Pyrénées, près de Maubourguet, avant de s’installer à Toulouse pour y poursuivre des études d’histoire afin de préparer le Concours de professeur en lycée professionnel (CAPLP). Il a adhéré aux Jeunes communistes à Tarbes lorsqu’il était lycéen en 2016, avant d’exercer des responsabilités fédérales en Haute-Garonne de 2021 à 2024, puis de rejoindre la coordination nationale du MJCF en 2024, en charge de la vie des départements.

Le MJCF adresse ses remerciements à Assan Lakehoul, secrétaire national depuis quatre ans.

Depuis le début de son mandat, il a dirigé l’équipe de coordination nationale avec une ambition claire : faire du MJCF une organisation proche, utile et révolutionnaire. Cette orientation a été réaffirmée lors du 44e Congrès, qui s’est tenu en avril 2025 à Bobigny.

Au cours de ces dernières années, le MJCF a redoublé d’efforts pour construire une organisation qui s’adresse à toutes les jeunesses. Il a montré sa capacité à faire vivre une démocratie active, ancrée dans les réalités sociales et économiques des jeunes. Il n’a cessé de renforcer son implantation et d’approfondir sa réflexion pour arracher des victoires face au patronat et répondre aux besoins comme aux aspirations de la jeunesse.

[Photographie de Bastien Bonnargent 27ᵉ secrétaire général du MJCF - Jeunesse Communiste]

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