Archives départementales d’Eure-et-Loir

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Régulièrement, nous vous informerons de l'actualité des archives, des présentations de documents anciens et partagerons avec vous l’Histoire de notre département.

𝐑é𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐯é𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑é𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃é𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧Les Archiv...
15/06/2026

𝐑é𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐯é𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑é𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃é𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Les Archives départementales d’Eure-et-Loir accueillent le 𝟐𝟒 𝐣𝐮𝐢𝐧 à 𝟏𝟕𝐡𝟑𝟎 une réunion d’information ouverte à tous, dans le cadre de la relance de la campagne nationale de collecte des archives privées de la Résistance et de la Déportation. Initiée par plusieurs institutions mémorielles et ministères, cette démarche vise à préserver des documents encore largement conservés par des particuliers et menacés de disparition.
L’événement s’adresse aux détenteurs d’archives (particuliers, associations) ainsi qu’au grand public intéressé. Il prendra la forme d’une conférence suivie d’échanges, avec notamment l’intervention d’un représentant de la Fondation de la Résistance. Les participants découvriront la diversité des archives concernées et les enjeux de leur sauvegarde, ainsi que les modalités de don ou de dépôt.
Accessible et pédagogique, cette rencontre a pour objectif de sensibiliser, encourager les dons et contribuer à la transmission d’un patrimoine historique fragile.

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 :  #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝟓. 𝐋𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐝 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐭-𝐁𝐚𝐢𝐥𝐥𝐲 : 𝐮𝐧𝐞...
12/06/2026

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 : #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫
𝟓. 𝐋𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐝 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐭-𝐁𝐚𝐢𝐥𝐥𝐲 : 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐥𝐨𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐌𝐚𝐬𝐜𝐚𝐫𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐬
Le fond Grandet-Bailly (𝟏𝟓 𝐉) s’inscrit dans le contexte de la colonisation française de l’archipel des Mascareignes au XVIIIe siècle, et plus particulièrement des îles de France (Maurice) et de Bourbon (La Réunion). Cette dernière est sous domination française dès 1664 dans le cadre de l’expansion de la Compagnie des Indes. L’île de France, quant à elle, passe sous contrôle français en 1715 mais ne fait l’objet d’une mise en valeur organisée qu’à partir de 1721.
Dans le cadre de la rétrocession de ces îles à la Couronne, effective le 14 juillet 1767, les archives de Claude Louis Bailly, secrétaire de Daniel Dumas (1721-1794) alors gouverneur général et détenteur de l’autorité militaire, constituent une source intéressante dans l’étude de la liquidation de la Compagnie des Indes. En effet, certains documents conservés attestent du rôle de Pierre Poivre (1719-1786), intendant chargé des questions économiques et financières, « dans la traite des noirs pour le compte des particuliers sur la flûte du roi 𝘓𝘢 𝘕𝘰𝘳𝘮𝘢𝘯𝘥𝘦 » en 1771 (𝟏𝟓 𝐉 𝟒𝟑). Point de vue tout à fait différent sur celui que l’on présentait traditionnellement comme un « savant aventureux » à l’origine de la culture d’épices (muscadiers, girofliers) dans les Mascareignes.
Élément central de l’appareil colonial au XVIIIᵉ siècle, l’esclavage structure donc profondément la société et l’économie des îles de France et de Bourbon. À partir de 1759, les esclaves qui arrivent dans les Mascareignes proviennent principalement de Foulpointe, à Madagascar. Les archives de Grandet-Bailly en témoignent par de nombreux exemples. Citons ici les 98 esclaves recensés dans l’habitation de Pierre Vignol, située dans le quartier de Moka (𝟏𝟓 𝐉 𝟔𝟒), ou encore l’affranchissement (encadré par les articles 49 et 51 du Code Noir des îles de France et de Bourbon de 1723) de Paul, jeune esclave âgé de 7 ans (𝟏𝟓 𝐉 𝟓𝟎)…
L’île Maurice est finalement conquise par les Britanniques en 1810 avant d’être intégrée à l’empire colonial en 1814. L’esclavage y est aboli le 1er février 1835. À La Réunion, l’abolition intervient plus tardivement avec le décret du 27 avril 1848.
Pour plus de détails sur ce fond, n’hésitez pas à consulter son inventaire disponible directement sur notre site Internet : https://archives28.fr/archives-et-inventaires-en-ligne/inventaires-en-ligne/archives-privees-toutes-periodes/15-j--fonds-grandet-bailly-papiers-de-claude-louis-bailly-1679-1797
#𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 :  #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝟒. 𝐃𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐢𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐫é𝐟𝐮𝐠𝐢...
11/06/2026

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 : #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫
𝟒. 𝐃𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐢𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐫é𝐟𝐮𝐠𝐢é𝐬 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐠𝐧𝐨𝐥𝐬 𝐞𝐧 𝐄𝐮𝐫𝐞-𝐞𝐭-𝐋𝐨𝐢𝐫
À la suite de la première guerre carliste (1833 – 1840), une première « vague » de réfugiés espagnols trouvent refuge sur le territoire français dès les années 1830 (𝐏𝐞𝐫 𝟗). C’est notamment le cas du général carliste, Blas María Royo de León qui, après avoir refusé la convention de Vergara (1839), s’installe à Châteaudun entre 1840 et 1843 ((𝟒 𝐌𝐏 𝟓𝟗𝟗).
La fin du XIXème siècle et le début du XXème est marqué par de fortes instabilités politiques et sociales en Espagne. Les années 1920 sont notamment dominées par la dictature de Miguel Primo de Rivera, soutenu par le roi Alphonse XIII. C’est alors que la Grande Dépression de 1929 sonne le glas du régime et la Seconde République espagnole, au cours de laquelle de nombreuses réformes progressistes (comme le droit de vote des femmes et le divorce) seront portées, est proclamée le 14 avril 1931. Mais la victoire du 𝘍𝘳𝘦𝘯𝘵𝘦 𝘱𝘰𝘱𝘶𝘭𝘢𝘳 (coalition de diverses forces politiques de gauche) aux élections législatives du 16 février 1936 ravive les tensions politiques. Les 17 et 18 juillet suivant, les nationalistes tentent un coup d’Etat: c’est le début de la guerre civile (𝐏𝐞𝐫 𝟐𝟒).
À cette époque, des réfugiés espagnols arrivent en France par vagues successives. L’Eure-et-Loir fait partie des départements mobilisés pour leur accueil. En 1937, il compte huit centres d’hébergement, dont celui de Lucé (𝟏𝟎𝟖𝟏 𝐖 𝟏𝟎𝟕 𝐞𝐭 𝟒 𝐌𝐏 𝟔𝟒𝟐), installé dans un ancien camp militaire désaffecté. Par la suite, 53 centres communaux sont créés pour les accueillir, notamment à Arrou, Mittainvilliers, Frazé, Cloyes, Dammarie, Le Mée, Epernon ou encore Bonneval.
Ce mouvement migratoire atteint son apogée en 1939 : date de la fin de la guerre civile et de la victoire des nationalistes, avec à leur tête Fransisco Franco. Si certains réfugiés décident de rester en France, d’autres tentent de gagner l’Amérique latine. C’est notamment le cas de Joaquin Ascaso, arrivé à Paris au lendemain de la défaite républicaine. S’il est employé comme chauffeur au Coudray, il envisage de quitter la France, projet qu’il ne parviendra à réaliser qu’en 1947 (𝟒 𝐌 𝟐𝟔𝟕/𝐛𝐢𝐬).
Au début de la Seconde Guerre mondiale, les autorités françaises mettent en place des mesures visant à organiser la présence des réfugiés, notamment en encourageant les retours et en procédant à la fermeture progressive des camps à partir de 1940. Mais le besoin en main d’œuvre conduit à maintenir sur place une partie des réfugiés aptes au travail.
Pour plus de détails sur ce sujet, n’hésitez pas à consulter la précieuse thèse de Jeanine Sodigne-Loustau, 𝘓’𝘪𝘮𝘮𝘪𝘨𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘴𝘱𝘢𝘨𝘯𝘰𝘭𝘦 𝘦𝘯 𝘳é𝘨𝘪𝘰𝘯 𝘊𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦 (𝘊𝘩𝘦𝘳, 𝘌𝘶𝘳𝘦-𝘦𝘵-𝘓𝘰𝘪𝘳, 𝘐𝘯𝘥𝘳𝘦, 𝘓𝘰𝘪𝘳-𝘦𝘵-𝘊𝘩𝘦𝘳, 𝘓𝘰𝘪𝘳𝘦𝘵) 𝘥𝘦 𝟣𝟫𝟥𝟨 à 𝟣𝟫𝟦𝟨, soutenue à l’Université Paris 7 Denis Diderot en 1995.
#𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 :  #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝟑 - 𝐔𝐧 𝐦𝐨𝐢𝐬 / 𝐔𝐧𝐞 𝐬é𝐫𝐢𝐞 : 𝟖 𝐔 –...
10/06/2026

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 : #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫
𝟑 - 𝐔𝐧 𝐦𝐨𝐢𝐬 / 𝐔𝐧𝐞 𝐬é𝐫𝐢𝐞 : 𝟖 𝐔 – 𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐬 𝐞𝐭 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭é𝐫𝐢𝐞𝐥𝐬
Comment suivre l'activité d'un notaire ? Comment connaître la succession des titulaires d'une étude ou retracer la carrière d'un officier ministériel ?
La réponse se trouve en partie dans la sous-série 8 U, consacrée aux officiers publics et ministériels.
Dès 1791, la législation impose aux notaires de tenir un répertoire de tous les actes qu'ils reçoivent. A partir de 1793, ils doivent en déposer un double, chaque année, au greffe du tribunal de leur ressort. Cette obligation, renforcée sous le Consulat par la loi du 25 ventôse an XI (1803), place les tribunaux au cœur du contrôle et du suivi des professions notariales. Pour les chercheurs, ces répertoires constituent la continuité des registres de contrôle des actes de notaires conservés en sous-série 2 C pour la période antérieure.
Les documents conservés dans cette sous-série témoignent de cette mission. On y trouve notamment les doubles des répertoires de notaires et de commissaires-priseurs déposés au greffe, mais aussi des dossiers relatifs à la nomination des officiers publics, à leur prestation de serment, aux cessions d'offices, aux enquêtes administratives ou encore à la discipline professionnelle. Le fonds conserve également des archives de la Chambre des notaires, chargée de la surveillance et du contrôle de la profession.
🔍 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐮𝐥𝐭𝐞𝐫 𝐜𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 ?
L'intérêt de la sous-série 8 U est double.
D'une part, les doubles de répertoires permettent de compléter certaines lacunes des archives notariales conservées en sous-série 2 E. Ils constituent alors une source précieuse pour retrouver la trace d'actes aujourd'hui disparus ou identifier le notaire ayant reçu un acte.
D'autre part, ces dossiers offrent un éclairage unique sur le fonctionnement des études notariales et sur la vie professionnelle des officiers publics : nominations, transmissions d'offices, remplacements temporaires, enquêtes administratives ou encore contrôle des comptes. Ils permettent également de suivre l'évolution du maillage notarial du département ainsi que les transformations administratives des communes et des études au fil du temps.
Une sous-série incontournable pour les généalogistes mais aussi les chercheurs intéressés par l'histoire du notariat, celle des institutions judiciaires.
Le répertoire de cette sous-série est disponible en ligne sur notre site internet : https://www.archives28.fr/archives-et-inventaires-en-ligne/inventaires-en-ligne/archives-modernes-posterieures-a-la-revolution-1800-a-1940/serie-u--justice/8-u--officiers-ministeriels

#𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 :  #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝟐. 𝐑𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 é𝐩𝐢𝐬𝐭𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥...
09/06/2026

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 : #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫
𝟐. 𝐑𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 é𝐩𝐢𝐬𝐭𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐇𝐮𝐫𝐨𝐧𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐀𝐛é𝐧𝐚𝐤𝐢𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐥𝐞𝐫𝐠é 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧
Aujourd’hui, les Archives départementales d’Eure-et-Loir vous proposent de découvrir la correspondance entre les Hurons de la Jeune-Lorette puis les Abénakis de Saint-François (dans l’actuel Québec) et l’évêché de Chartres conservée sous les cotes 𝐆 𝟑𝟒𝟎 et 𝐆 𝟒𝟒𝟓. Ces échanges s’inscrivent dans le contexte de la colonisation française en Amérique septentrionale aux XVIIe et XVIIIe siècles.
À cette époque, la colonisation de la Nouvelle-France repose largement sur des alliances avec différentes nations nord-amérindiennes, dont les Abénakis (appartenant à la famille linguistique algonquienne), et les Hurons-Wendat (rattachés à la famille iroquoienne). Dans ce cadre, le don de wampums (« ceintures » composées de perles de coquillage puis de verre) joue un rôle essentiel dans la formalisation de ces alliances.
Ainsi, entre 𝟏𝟔𝟕𝟖 et 𝟏𝟕𝟎𝟐, des chefs hurons et abénakis, en lien avec des missionnaires jésuites, s’adressent à l’évêque de Chartres pour accompagner et expliciter ces dons à Notre-Dame de Chartres. Le but étant alors de « réaffirmer les liens entre la Vierge et les communautés concernées » (Paz Núñez-Regueiro et Nikolaus Stolle, « Une histoire des wampums nord-amérindiens arrivés en France entre 1678 et 1845 », 𝘎𝘳𝘢𝘥𝘩𝘪𝘷𝘢, 33, 2022, pp. 78-97).
Ces envois, témoignages de la présence des missionnaires lors des conseils diplomatiques en Nouvelle-France, se distinguent nettement des usages observés. En effet, les wampums sont généralement plutôt conservés sur place en tant que supports des relations établies et non pas envoyés à l’autorité alliée. La guerre de Sept Ans (1756-1763), à la suite de laquelle le royaume de France cède à l’Espagne et à la Grande-Bretagne une importante partie de son empire colonial, met d’ailleurs fin à ces pratiques. Aujourd’hui, seuls quelques exemplaires sont conservés en France, notamment à la cathédrale de Chartres.
Une visite de représentants hurons-wendat et abénakis a eu lieu aux Archives départementales d’Eure-et-Loir en novembre 2017. À cette occasion, ces documents, qui présentent un vif intérêt pour l’étude de leur patrimoine linguistique et historique, leur ont été présentés.
#𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 :  #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝟏. 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐚-𝐭-𝐨𝐧 𝐜𝐫éé 𝐥𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐜...
08/06/2026

𝐒𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 : #𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬𝐏𝐨𝐮𝐫𝐋𝐚𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 : 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬, 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫
𝟏. 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐚-𝐭-𝐨𝐧 𝐜𝐫éé 𝐥𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐝é𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 ?
Dans le cadre de la semaine internationales des archives organisée par le Conseil international des archives, dont le thème cette année est , nous vous proposons de remonter le temps : plus précisément en 1796, date qui marque la création des services d’archives départementaux.
En France, la période révolutionnaire marque un tournant décisif dans l’institutionnalisation des archives publiques. En effet, si le souci de préserver les archives existe déjà au XVIIIe siècle (𝐆 𝟑𝟑𝟒) : « Devis de dépenses pour la construction d’un bâtiment pour les archives » du Chapitre de Notre-Dame de Chartres), à la Révolution, il devient nécessaire d’organiser la conservation des documents produits auparavant, mais aussi de ceux issus des nouvelles administrations mises en place à partir de 1790, lors de la création des départements.
Dès lors, la loi fondatrice du 𝟕 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐢𝐝𝐨𝐫 𝐚𝐧 𝐈𝐈 (𝟐𝟓 𝐣𝐮𝐢𝐧 𝟏𝟕𝟗𝟒), rédigée par Armand-Gaston Camus, établit quatre principes clés encore en vigueur : la responsabilité parlementaire, la centralisation, la publicité des archives (leur libre accès comme droit civique), et leur rôle dans la construction d’une mémoire nationale. Mais ce n’est qu’avec la loi du 𝟓 𝐛𝐫𝐮𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐧 𝐕 (𝟐𝟔 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟕𝟗𝟔) que les Archives départementales sont officiellement créées (𝟐𝟎𝟎𝟒 𝐖 𝟔 𝐞𝐭 𝟔 𝐋 𝟓𝟓).
Par la suite, l’organisation des archives se précise progressivement. La loi du 𝟐𝟖 𝐩𝐥𝐮𝐯𝐢ô𝐬𝐞 𝐚𝐧 𝐕𝐈𝐈𝐈 (𝟏𝟕 𝐟é𝐯𝐫𝐢𝐞𝐫 𝟏𝟖𝟎𝟎) confie au préfet la surveillance des archives (𝟐𝟎𝟎𝟒 𝐖 𝟓). La loi du 𝟏𝟎 𝐦𝐚𝐢 𝟏𝟖𝟑𝟖 marque une étape supplémentaire en rendant obligatoire, pour les départements, la prise en charge des dépenses liées à leur conservation. Elle est complétée par des circulaires et instructions du ministère de l’Intérieur, qui instaurent un cadre de classement commun. Dans ce contexte, des archivistes départementaux sont progressivement nommés ; à partir du décret du 𝟒 𝐟é𝐯𝐫𝐢𝐞𝐫 𝟏𝟖𝟓𝟎, ils sont issus de l’École des Chartes. À cet égard, Lucien Merlet (1852-1893) est nommé archiviste d’Eure-et-Loir par arrêté du 17 octobre 1852 (𝟏𝟎 𝐅𝐢 𝟏𝟏𝟓).
Les lois de décentralisation du début des années 1980 modifient l’organisation des Archives départementales. Leur gestion est alors transférée aux départements, tout en maintenant un contrôle scientifique et technique exercé par l’État. Elles relèvent ainsi d’une double tutelle : celle de l’État et celle du Conseil départemental.
Les Archives départementales remplissent cinq missions principales : 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐞𝐫, 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫ô𝐥𝐞𝐫, 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫, 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐫 au public « l'ensemble des documents, y compris les données, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, produits ou reçus par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme public ou privé dans l'exercice de leur activité » (Code du patrimoine, livre II, article L. 211-1.).
Avec ses 25 kilomètres linéaires, les Archives départementales d’Eure-et-Loir conservent aujourd’hui des documents très variés, couvrant une période allant du VIIe siècle à nos jours.

❔𝐋𝐞 𝐬𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ! 𝐍𝐚𝐩𝐨𝐥é𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐋𝐨𝐮𝐢𝐬𝐞 𝐨𝐧𝐭 𝐬é𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧é à 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐭𝐫𝐞𝐬 !En effet, du 2 au 4 juin 1811, en revenant d’un voya...
04/06/2026

❔𝐋𝐞 𝐬𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ! 𝐍𝐚𝐩𝐨𝐥é𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐋𝐨𝐮𝐢𝐬𝐞 𝐨𝐧𝐭 𝐬é𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧é à 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐭𝐫𝐞𝐬 !
En effet, du 2 au 4 juin 1811, en revenant d’un voyage à Cherbourg. Le couple impérial est reçu par le préfet Delaître qui, pour cette occasion, fait transformer la préfecture, aménageant ainsi des appartements, des salles de réception et de conseil.

Pour découvrir l’Eure-et-Loir dans la grande Histoire retrouvez notre frise chronologique mise à votre disposition sur notre site internet : archives28.fr/culture-histoire-et-patrimoine--plongez-dans-les-archives/frise-chronologique--leure-et-loir-dans-la-grande-histoire

📸 𝐔𝐧𝐞 𝐦è𝐫𝐞, 𝐮𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐫𝐢𝐫𝐞, 𝐮𝐧 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐬𝐩𝐞𝐧𝐝𝐮…A l’occasion de la Fête des Mères, les Archives départementales d’Eure-et-Lo...
31/05/2026

📸 𝐔𝐧𝐞 𝐦è𝐫𝐞, 𝐮𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐫𝐢𝐫𝐞, 𝐮𝐧 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐬𝐩𝐞𝐧𝐝𝐮…
A l’occasion de la Fête des Mères, les Archives départementales d’Eure-et-Loir mettent à l’honneur ce magnifique portrait sur plaque de verre conservé dans le fonds Etienne Gauthier (60 Fi). Pris en studio au milieu du XXe siècle, ce cliché immortalise un moment de complicité entre une jeune mère et son enfant.
Avant de devenir la célébration familiale que nous connaissons aujourd’hui, la Fête des Mères s’est construite progressivement en France au cours du XXe siècle. D’abord pensée comme un hommage aux mères de familles nombreuses après la Première Guerre mondiale, elle s’inscrit alors dans un contexte de reconstruction démographique du pays. La loi du 25 mai 1941 institue officiellement la « Journée des Mères », avant que la République ne fixe définitivement sa célébration au dernier dimanche de mai.
Mais au-delà de son histoire officielle, cette fête reste surtout celle des liens familiaux, des souvenirs et des instants du quotidien que les archives photographiques savent si bien préserver. Derrière chaque image conservée se cachent des gestes tendres, des regards complices et des histoires familiales qui traversent les générations.
𝐋𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐝é𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐝’𝐄𝐮𝐫𝐞-𝐞𝐭-𝐋𝐨𝐢𝐫 𝐬𝐨𝐮𝐡𝐚𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐫è𝐬 𝐛𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐟ê𝐭𝐞 à 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐦𝐚𝐧𝐬 💐

[🧭𝑪𝑶𝑴𝑴𝑼𝑵𝑬 𝑬𝑼𝑹𝑬𝑳𝑰𝑬𝑵𝑵𝑬🧭]📍Cette semaine, allons découvrir 𝐓𝐡𝐢𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞, petite commune située au sud du département dans l’arro...
28/05/2026

[🧭𝑪𝑶𝑴𝑴𝑼𝑵𝑬 𝑬𝑼𝑹𝑬𝑳𝑰𝑬𝑵𝑵𝑬🧭]
📍Cette semaine, allons découvrir 𝐓𝐡𝐢𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞, petite commune située au sud du département dans l’arrondissement de Châteaudun. Elle possède une histoire riche malgré sa faible population. Le territoire comprend plusieurs hameaux et lieux-dits aux noms singuliers comme Froideterre, Villechèvre, Touchaillou, Malvoisine ou encore Bapaume (𝟑 𝐏 𝟓𝟓𝟕𝟎 ; 𝟐 𝐅𝐢 𝟓𝟔 ; 𝐆 𝟏𝟑𝟔). Le village comptait environ cent feux vers 1250 et atteignit son maximum démographique en 1856 avec 653 habitants ; aujourd’hui, la commune rassemble un peu plus de 300 habitants.
Sous l’Ancien Régime, Thiville était le siège d’un bailliage et dépendait du chapitre cathédral de Chartres, ce qui explique la richesse des archives conservées concernant cette petite localité (𝐁 𝟏𝟑𝟖𝟎 ; 𝐆 𝟏𝟑𝟔). Les documents de la série G témoignent de la gestion attentive du chapitre, qui consignait aussi bien les transactions que les événements marquants. On apprend ainsi qu’à la fin du XVIIe siècle, une procédure fut engagée contre Nicolas Radulphe, curé de Thiville, accusé de mauvais traitements envers ses paroissiens (𝐆 𝟖𝟗𝟗). Les archives évoquent également un violent orage de grêle ayant frappé Thiville et plusieurs communes voisines entre 1787 et 1789 (𝐆 𝟑𝟑𝟔). Parmi les documents féodaux conservés figure aussi l’aveu rendu en 1608 par René d’Alès de Corbet, seigneur de Villechèvre (𝐄 𝟑𝟐𝟐𝟏).
La proximité avec Châteaudun favorisait les échanges avec le tabellionage du comté de Dunois, où les habitants faisaient enregistrer contrats et actes importants.
⛪ Les archives éclairent notamment l’histoire de l’église Notre-Dame. En 1565, un marché fut conclu avec le maçon Mathurin Maubert afin de reconstruire une partie de la tour de l’église (𝐄 𝟐𝟗𝟔𝟓). En 1582, Jean Béatrix fut chargé de couvrir le clocher d’ardoises et d’y installer une croix ainsi qu’un coq d’airain (𝐄 𝟑𝟏𝟏𝟓). D’autres réparations furent encore réalisées en 1662, puis au XIXe et au XXe siècle après des dégâts causés par la foudre ; l’horloge fut remplacée en 1881-1882 et la voûte restaurée en 1935 (𝐄 𝟑𝟓𝟒𝟎 ; 𝟐 𝐎 𝟑𝟑𝟗𝟒). L’église se distingue également par ses remarquables engoulants sculptés dans la charpente.
Les archives permettent aussi de retracer l’histoire des seigneuries locales et les coutumes féodales. Citons ici celles du château de Champ Romain, qui se voit doté d’un colombier en 1604 (𝐄 𝟑𝟐𝟏𝟎). Ou encore l’aveu de 1515, prêté par Jean de Thiville qui décrit avec précision le cérémonial de l’hommage rendu au comte de Dunois « à genoux, la tête nue, mains jointes » (𝐄 𝟐𝟖𝟔𝟑 ; 𝐄 𝟑𝟒𝟓𝟒).
Thiville possédait également une carrière réputée pour la qualité de sa pierre, utilisée notamment pour des travaux au château de Châteaudun au XVIe siècle (𝐄 𝟐𝟕𝟔𝟒 ; 𝐄 𝟐𝟗𝟎𝟖 ; 𝐄 𝟑𝟏𝟏𝟑). Un moulin à vent existait aussi dans la commune, comme en témoigne un bail de 1584 détaillant son équipement (𝐄 𝟑𝟏𝟐𝟓).
Au XVIIe siècle, les habitants participèrent à la vie politique du royaume : en 1614, Étienne Billemont fut désigné pour représenter la communauté aux États généraux (𝐄 𝟑𝟐𝟒𝟔). Les archives mentionnent encore des successions, des estimations de seigneuries et divers faits de la vie quotidienne, comme le legs d’un miroir à l’église par le curé Pierre Périer en 1649 (𝐄 𝟑𝟒𝟓𝟗 ; 𝐄 𝟑𝟒𝟖𝟑)…
🏫Enfin, notons la création d’un atelier de charité à la fin du XVIIIe siècle (𝐂 𝟒𝟔), le déplacement du cimetière et la construction du monument aux morts après la Première Guerre mondiale (𝟐 𝐎 𝟑𝟑𝟗𝟔). Les écoles communales sont édifiées au XIXe avant d’être aménagées en groupe scolaire vers 1920-1923 (𝟐 𝐎 𝟑𝟑𝟗𝟕) et la commune est électrifiée en 1934 (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟎𝟎).

📚 𝗨𝗻 𝗺𝗼𝗶𝘀, 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀-𝘀é𝗿𝗶𝗲 : 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝘂𝘀-𝘀é𝗿𝗶𝗲 𝟲 𝗨 – 𝗧𝗿𝗶𝗯𝘂𝗻𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰𝗲 ⚖️💼Créés à la Révolution par la loi des 16-24 août...
24/05/2026

📚 𝗨𝗻 𝗺𝗼𝗶𝘀, 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀-𝘀é𝗿𝗶𝗲 : 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝘂𝘀-𝘀é𝗿𝗶𝗲 𝟲 𝗨 – 𝗧𝗿𝗶𝗯𝘂𝗻𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿𝗰𝗲 ⚖️💼
Créés à la Révolution par la loi des 16-24 août 1790, ils sont les héritiers directs des juridictions consulaires de l’Ancien Régime. Composés de commerçants et chefs d’entreprise, élus par leurs pairs sous le contrôle d’un magistrat professionnel, les tribunaux de commerce règlent les litiges entre commerçants, artisans, banquiers ou sociétés. En Eure-et-Loir, les fonds conservés sous les cotes 𝟲 𝗨 𝟭 (𝗖𝗵𝗮𝗿𝘁𝗿𝗲𝘀) et 𝟲 𝗨 𝟮 (𝗗𝗿𝗲𝘂𝘅) offrent une plongée passionnante dans la vie économique locale du XIXe et du XXe siècle.
Ces archives témoignent aussi bien du fonctionnement des juridictions consulaires (élections des juges, délibérations, correspondance, audiences) que de l’activité commerciale du département : registres du commerce et des métiers, dépôts d’actes de sociétés, marques de fabrique, dessins, modèles déposés, fonds de commerce, privilèges et nantissements.
Mais ce sont surtout les dossiers de faillites et de liquidations judiciaires qui constituent l’un des ensembles les plus riches de ces fonds. Commerçants, artisans, banquiers, entrepreneurs ou industriels euréliens y laissent entrevoir leurs réussites… comme leurs difficultés.
Une source précieuse pour l’histoire économique et sociale de l’Eure-et-Loir, mais aussi pour les recherches généalogiques et l’histoire des entreprises et commerces locaux.
L’inventaire du fonds du tribunal de commerce de Chartres est consultable en ligne sur notre site internet : https://www.archives28.fr/archives-et-inventaires-en-ligne/inventaires-en-ligne/archives-modernes-posterieures-a-la-revolution-1800-a-1940/serie-u--justice/6-u--tribunaux-de-commerce
Celui du tribunal de commerce de Dreux est consultable en salle de lecture des Archives départementales d’Eure-et-Loir.

Adresse

Esplanade Martial Taugourdeau, Pont De Mainvilliers
Chartres
28000

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 17:30
Mardi 09:00 - 17:30
Mercredi 09:00 - 17:30
Jeudi 09:00 - 17:30
Vendredi 09:00 - 16:00

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