Archives départementales d’Eure-et-Loir

Archives départementales d’Eure-et-Loir Bienvenue sur la page Facebook des Archives Départementales d’Eure-et-Loir !

Régulièrement, nous vous informerons de l'actualité des archives, des présentations de documents anciens et partagerons avec vous l’Histoire de notre département.

📸 𝐑𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐧 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫é𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐚𝐜𝐫é𝐞 à 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐯é𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑é𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃é𝐩𝐨...
14/09/2026

📸 𝐑𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐧 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫é𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐚𝐜𝐫é𝐞 à 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐯é𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑é𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃é𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Jeudi 10 septembre, les Archives départementales d’Eure-et-Loir accueillaient une réunion publique de sensibilisation consacrée à la sauvegarde des archives privées de la Résistance et de la Déportation.
🎯 L’objectif de cette rencontre : 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝é𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝’𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐯é𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬, afin qu’ils puissent être conservés, étudiés et valorisés durablement, et ainsi contribuer à la transmission de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale en Eure-et-Loir.
Cette soirée s’est tenue en présence de 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐁𝐨𝐥𝐨𝐭-𝐊𝐡𝐞𝐥𝐢𝐟𝐢, directrice des Archives départementales, de 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐅𝐫𝐚𝐧ç𝐨𝐢𝐬 𝐓𝐫𝐞𝐟𝐟𝐞𝐥, directeur général de la Fondation de la Résistance, de 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐭𝐳 𝐌𝐚𝐥𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬, chef du département Documentation et Publications de la Fondation de la Résistance, et d’𝐀𝐮𝐫é𝐥𝐢𝐞 𝐑𝐢𝐦𝐛𝐞𝐚𝐮, directrice du service départemental de l’ONACVG.
Une trentaine de personnes ont répondu présentes : présidents d’associations locales, élus, passionnés d’histoire et détenteurs d’archives, réunis autour d’un même intérêt pour l’histoire de la Résistance et de la Déportation et pour la préservation des témoignages qui s’y rapportent.
📖 La soirée a débuté par une conférence de Frantz Malassis, consacrée au 𝘎𝘶𝘪𝘥𝘦 𝘥𝘶 𝘥é𝘵𝘦𝘯𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘥’𝘢𝘳𝘤𝘩𝘪𝘷𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘙é𝘴𝘪𝘴𝘵𝘢𝘯𝘤𝘦 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘋é𝘱𝘰𝘳𝘵𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 ainsi qu’à la campagne nationale de sauvegarde de ces documents.
🗄️ 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐍𝐨ë𝐥, responsable des entrées par voie extraordinaire et des archives privées aux Archives départementales, a ensuite présenté les modalités de prise en charge de ces fonds. Il a notamment rappelé que 𝐥𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐝é𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐥𝐚 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐧 𝐄𝐮𝐫𝐞-𝐞𝐭-𝐋𝐨𝐢𝐫 𝐞𝐧 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭é 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢𝐫, 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐯é𝐞𝐬, qu’il s’agisse de correspondances, de photographies, de carnets, de tracts, de témoignages ou encore de documents associatifs.
👉 𝐃𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩é𝐫𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐟𝐮𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬. C’est aussi rendre ces témoignages accessibles aux chercheurs, aux historiens et à tous ceux qui souhaitent mieux connaître l’histoire de la Résistance et de la Déportation dans notre département.
La rencontre s’est achevée par un temps d’échanges avec le public, permettant de répondre aux questions des participants et de rappeler l’importance de 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐚î𝐭𝐫𝐞 𝐨𝐮 𝐬𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐞𝐫𝐬𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐫é𝐜𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐭é𝐦𝐨𝐢𝐠𝐧𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞.

🙏 𝐌𝐞𝐫𝐜𝐢 à 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐫é𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬.

📷 Retour en images sur cette rencontre aux Archives départementales d’Eure-et-Loir.

🔍 𝐄𝐍𝐐𝐔𝐄𝐓𝐄𝐒 𝐃’𝐀𝐑𝐂𝐇𝐈𝐕𝐄𝐒 🔎📁 𝐀𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐧°𝟏𝟎 : 𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐮𝐫𝐛𝐞𝐫𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞 « 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐀 » (𝐏𝐄𝐑 𝟗)Dans le cadre de ce premier mois consacr...
13/09/2026

🔍 𝐄𝐍𝐐𝐔𝐄𝐓𝐄𝐒 𝐃’𝐀𝐑𝐂𝐇𝐈𝐕𝐄𝐒 🔎
📁 𝐀𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐧°𝟏𝟎 : 𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐮𝐫𝐛𝐞𝐫𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞 « 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐀 » (𝐏𝐄𝐑 𝟗)
Dans le cadre de ce premier mois consacré au 𝗯𝗶𝗰𝗲𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗵𝗼𝘁𝗼𝗴𝗿𝗮𝗽𝗵𝗶𝗲, un article paru dans le Journal de Chartres en septembre 1880 a particulièrement retenu notre attention.
Il y est question d’un certain « Monsieur A », un photographe itinérant qui aurait escroqué de nombreux habitants de la région de Châteauneuf. Il faut dire que les photographes ambulants ne jouissaient pas toujours d'une excellente réputation. Déjà en 1840, le journal avait émis de vives critiques à l’égard de ces derniers qui proliférèrent dès l’aube du daguerréotype, les qualifiant de « commis voyageurs » vantant un procédé prétendument « sans avenir », dont l’appareil ne serait qu’un simple « joujou » pour « grands enfants ».
Installé dans un hôtel de Châteauneuf, « Monsieur A » proposait aux habitants de réaliser leur portrait photographique. Pourtant, derrière cette activité en apparence ordinaire se cachait une véritable fourberie. Selon l'article, il ne prenait même pas la peine de préparer son appareil avant la prise de vue. À cette époque, les photographes devaient enduire une plaque de verre d'une solution de collodion humide rendue sensible à la lumière afin de pouvoir capturer l'image. Or, « Monsieur A » n'utilisait aucune plaque préparée : il faisait simplement poser ses clients devant l'objectif, leur donnant l'illusion d'être photographiés alors qu'aucun cliché n'était en réalité réalisé.
Puis, à la fin de la séance, « Monsieur A » demandait à ses clients de se faire payer à l’avance tout en leur assurant que leurs portraits leur seraient livrés sous une quinzaine de jours. Mais avant l’expiration du délai, il avait déjà pris la fuite. Le montant total de l’escroquerie est estimé par le journal à environ 150 francs.
Si le signalement de « Monsieur A » fut transmis à la police, nous n’avons, à ce jour, retrouvé aucune trace d’une enquête plus approfondie. Son identité demeure donc un mystère.

[🧭𝑪𝑶𝑴𝑴𝑼𝑵𝑬 𝑬𝑼𝑹𝑬𝑳𝑰𝑬𝑵𝑵𝑬🧭]📍L’heure de la rentrée a sonné ! Les Archives départementales d’Eure-et-Loir vous invitent à prend...
11/09/2026

[🧭𝑪𝑶𝑴𝑴𝑼𝑵𝑬 𝑬𝑼𝑹𝑬𝑳𝑰𝑬𝑵𝑵𝑬🧭]
📍L’heure de la rentrée a sonné ! Les Archives départementales d’Eure-et-Loir vous invitent à prendre vos cartables direction 𝐓𝐫𝐢𝐳𝐚𝐲-𝐥è𝐬-𝐁𝐨𝐧𝐧𝐞𝐯𝐚𝐥 (𝟒 𝐅𝐢 𝟐𝟒𝟏) située à 5 kilomètres au sud-est de Bonneval et désignée sous le nom de « 𝐓𝐫𝐢𝐳𝐚𝐲-𝐞𝐧-𝐃𝐮𝐧𝐨𝐢𝐬 » jusqu’en 1789.
Le territoire de cette petite commune est fréquenté depuis le Néolithique. Des incinérations de l’âge du Bronze ont été découvertes dans la vallée de l’Ozanne lors d’un diagnostic archéologique en 2011. Entre l’époque gallo-romaine et le Moyen Âge, Trizay montre une occupation humaine continue, essentiellement documentée par les travaux de L. Merlet (1861, 1883) et C. Métais (1911), corroborés par la photographie aérienne (Jalmain 1976 et Lelong 1984-2008). À l’époque gallo-romaine, le principal site identifié est la villa d’Heurtebise, vaste domaine agricole organisé autour de plusieurs bâtiments entourés d’une enceinte. Deux meules antiques découvertes sur la commune témoignent également de cette présence. Dès le IXe siècle, plusieurs de ses hameaux sont mentionnés dans les textes, notamment Milsay. Les moulins de Prémoteux (1260) et des Planches (1147) jouent un rôle économique important le long de l’Ozanne. Quant au secteur de Frécot, dont le nom apparaît vers 1136, il se structure autour d’une maison-forte, d’une chapelle et d’un moulin. Les plus anciens documents conservés aux Archives, concernant directement la paroisse de Trizay, sont d’ailleurs constitués des baux de la dîme de Frécot et datent de 1518 (𝐇 𝟕𝟐𝟔).
Les archives révèlent également quelques épisodes plus singuliers de l’histoire locale. Lors de ses visites pastorales de 1634 et 1655, Blaise Le Féron, archidiacre du Dunois, rapporte ainsi que le curé de la paroisse « 𝘢 𝘤𝘩𝘦𝘻 𝘭𝘶𝘪 𝘶𝘯𝘦 𝘧𝘦𝘮𝘮𝘦 𝘴𝘤𝘢𝘯𝘥𝘢𝘭𝘦𝘶𝘴𝘦, 𝘥𝘰𝘯𝘵 𝘪𝘭 𝘢 𝘦𝘶 𝘥𝘦𝘴 𝘦𝘯𝘧𝘢𝘯𝘴, 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘢 𝘥é𝘴𝘣𝘢𝘶𝘤𝘩é 𝘣𝘦𝘢𝘶𝘤𝘰𝘶𝘱 𝘥’𝘢𝘶𝘵𝘳𝘦𝘴 𝘧𝘦𝘮𝘮𝘦𝘴 » (𝐆 𝟖𝟐𝟐 𝐞𝐭 𝐆 𝟖𝟑𝟕). Près d’un siècle plus t**d, en 1737, le curé de Trizay-lès-Bonneval, Michel Vallée, reconnu coupable d’assassinat, est condamné à avoir les bras, les jambes, les cuisses et les reins rompus vifs sur un échafaud (𝐁 𝟖𝟗𝟗).
À la fin de l’Ancien Régime, Trizay-lès-Bonneval connaît une croissance démographique qui se poursuit jusqu’en 1851. La population se maintient ensuite autour de 300 habitants avant d’entamer un déclin progressif, particulièrement marqué dans les années 1960.
Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle l’église (𝟏 𝐎 𝟓𝟏𝟖), datée du XIIe siècle, fait l’objet de plusieurs campagnes de travaux. Une première intervention concerne le lambris et le clocher et une seconde est menée à la suite des dégâts causés par l’orage du 12 septembre 1898. Dans les années 1920, la flèche du clocher est finalement démolie et remplacée par une « autre de moindre hauteur » (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟔𝟓, 𝐏𝐄𝐑 𝟑𝟕).
Enfin, la commune se dote d’une maison d’école dans les années 1840 (𝟓 𝐅𝐢 𝟐𝟗𝟕). Au début du XXe siècle, une salle de mairie est aménagée dans le grenier de l’établissement (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟔𝟖). Quant au monument aux morts, il est érigé en 1922 (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟔𝟕).

📸 𝐓𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐬 𝐩𝐡𝐨𝐭𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 : 𝐮𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐮𝐩𝐞 𝟐𝟎𝟎 𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐡𝐨𝐭𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐞… 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐝'𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐫 !En 2026-20...
08/09/2026

📸 𝐓𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐬 𝐩𝐡𝐨𝐭𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 : 𝐮𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐮𝐩𝐞

𝟐𝟎𝟎 𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐡𝐨𝐭𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐞… 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐝'𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐫 !

En 2026-2027, la photographie célèbre son bicentenaire. Deux siècles durant lesquels elle a immortalisé les paysages, les événements, les métiers, les familles et les transformations de nos territoires.
À cette occasion, les Archives départementales d'Eure-et-Loir vous invitent à découvrir, tout au long de l'année, la richesse de leurs collections photographiques.
Chaque mois, nous mettrons à l'honneur un fonds conservé dans nos magasins : son auteur, son histoire, ses particularités, mais aussi quelques clichés emblématiques qui témoignent de la mémoire de notre département.
Professionnels ou amateurs, reporters, érudits locaux ou simples passionnés, ces photographes nous ont légué un patrimoine exceptionnel. Grâce à leur regard, c'est tout un pan de l'histoire eurélienne qui reprend vie.
📷 Rendez-vous chaque mois pour partir à la découverte d'un nouveau fonds photographique… et voir l'Eure-et-Loir autrement !

Ce mois-ci découvrez la sous-série 𝟕 𝐅𝐢 : 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐉𝐮𝐬𝐬𝐞𝐥𝐢𝐧.
Cette collection de documents figurés et d’objets constituée par Maurice Jusselin, archiviste du département d’Eure-et-Loir de 1907 à 1943, présente une très grande variété tant sur le plan des thématiques abordées (histoire locale, nationale, personnages illustres…) que sur celui des supports et des techniques utilisées (gravure, peinture, photographie…). Maurice Jusselin a pu réaliser en 1958 une édition de l’inventaire de cette collection sous le nom de « Catalogue du musée historique des Archives départementales ».
L’ensemble des documents a été numérisé et les données de l’inventaire papier saisies sur informatique pour proposer aujourd’hui une consultation dématérialisée de la collection elle-même et du catalogue de Maurice Jusselin, tel qu’il se présente au format papier.
https://www.archives28.fr/archives-et-inventaires-en-ligne/fonds-iconographiques/collection-jusselin-7-fi
Parmi, les nombreux documents iconographiques que constituent cette collection, se cachent une dizaine de clichés, ou reproduction de clichés, représentant des vues de Chartres parmi les plus anciennes, notamment celle du marché au blé (place des halles) en 1858.

𝐉𝐎𝐔𝐑𝐍É𝐄𝐒 𝐄𝐔𝐑𝐎𝐏É𝐄𝐍𝐍𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐏𝐀𝐓𝐑𝐈𝐌𝐎𝐈𝐍𝐄 – 𝟏𝟗 & 𝟐𝟎 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔📍Les Archives départementales auront le plaisir de vous accue...
06/09/2026

𝐉𝐎𝐔𝐑𝐍É𝐄𝐒 𝐄𝐔𝐑𝐎𝐏É𝐄𝐍𝐍𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐏𝐀𝐓𝐑𝐈𝐌𝐎𝐈𝐍𝐄 – 𝟏𝟗 & 𝟐𝟎 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔
📍Les Archives départementales auront le plaisir de vous accueillir à l'occasion des Journées du patrimoine les 19 et 20 septembre prochains.
Au programme :
🔹 Visites commentées du bâtiment et de ses coulisses
🔹 Découverte de l’exposition « 𝘗𝘦𝘵𝘪𝘵𝘦 𝘩𝘪𝘴𝘵𝘰𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘗𝘰𝘯𝘵𝘴 𝘦𝘯 𝘌𝘶𝘳𝘦-𝘦𝘵-𝘓𝘰𝘪𝘳 »

Gratuit et ouvert à tous !
Attention, les places pour les visites commentées sont limitées.

👉 𝐈𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 (sauf pour la visite libre de l’exposition) via les formulaires dont les liens sont liens ci-dessous ou par mail à [email protected]. Pour cette dernière merci de préciser : vos noms et prénoms, adresse mail, date(s) choisie(s), horaire(s) souhaité(s) et le nombre de participants.
• Dans les coulisses des Archives départementales d’Eure-et-Loir : https://www.archives28.fr/activites-pedagogiques/journees-europeennes-du-patrimoine-19-et-20-septembre-2026/dans-les-coulisses-des-archives-departementales-deure-et-loir
• Exposition "Petite histoire de Ponts en Eure-et-Loir" : https://www.archives28.fr/activites-pedagogiques/journees-europeennes-du-patrimoine-19-et-20-septembre-2026/exposition-petite-histoire-de-ponts-en-eure-et-loir
Un mail de confirmation vous sera envoyé.
Vous pouvez vous inscrire à une ou plusieurs animations au choix (possibilité d'enchaîner ou non les animations).

𝐕𝐞𝐧𝐞𝐳 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐧𝐢𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐢𝐯𝐢𝐚𝐥 !

𝐑é𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐯é𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑é𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃é𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧Les Archiv...
03/09/2026

𝐑é𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐯é𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑é𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐃é𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Les Archives départementales d’Eure-et-Loir accueillent le 𝟏𝟎 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 à 𝟏𝟕𝐡𝟑𝟎 une réunion d’information ouverte à tous, dans le cadre de la relance de la campagne nationale de collecte des archives privées de la Résistance et de la Déportation. Initiée par plusieurs institutions mémorielles et ministères, cette démarche vise à préserver des documents encore largement conservés par des particuliers et menacés de disparition.
L’événement s’adresse aux détenteurs d’archives (particuliers, associations) ainsi qu’au grand public intéressé. Il prendra la forme d’une conférence suivie d’échanges, avec notamment l’intervention d’un représentant de la Fondation de la Résistance. Les participants découvriront la diversité des archives concernées et les enjeux de leur sauvegarde, ainsi que les modalités de don ou de dépôt.
Accessible et pédagogique, cette rencontre a pour objectif de sensibiliser, encourager les dons et contribuer à la transmission d’un patrimoine historique fragile.

𝐁𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐭𝐫é𝐞 à 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 à 𝐭𝐨𝐮𝐬 ! 🎒✏️Pour cette rentrée 2026, direction Moutiers-en-Beauce ! Cette photographie, conser...
31/08/2026

𝐁𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐭𝐫é𝐞 à 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 à 𝐭𝐨𝐮𝐬 ! 🎒✏️
Pour cette rentrée 2026, direction Moutiers-en-Beauce !
Cette photographie, conservée aux Archives départementales d’Eure-et-Loir sous la cote 𝟑𝟐 𝐅𝐢 𝟐𝟖𝟖𝟖, nous plonge au cœur d’une rentrée scolaire d’autrefois. Devant la mairie-école, des écoliers posent pour le photographe, Robert Laillet, immortalisant un instant de la vie scolaire dans une commune de Beauce.
Bien des choses ont changé depuis cette époque… mais la rentrée reste toujours un moment particulier, entre retrouvailles, nouvelles rencontres et découverte d’une nouvelle année !
À tous les écoliers, collégiens, lycéens, étudiants, enseignants et personnels des établissements scolaires d’Eure-et-Loir, nous souhaitons une très belle rentrée et une excellente année scolaire !

[🧭𝑪𝑶𝑴𝑴𝑼𝑵𝑬 𝑬𝑼𝑹𝑬𝑳𝑰𝑬𝑵𝑵𝑬🧭]📍Cette semaine, nous partons nous mettre au vert dans le Perche, à 𝐓𝐫𝐢𝐳𝐚𝐲-𝐂𝐨𝐮𝐭𝐫𝐞𝐭ô𝐭-𝐒𝐚𝐢𝐧𝐭-𝐒𝐞𝐫𝐠𝐞, p...
27/08/2026

[🧭𝑪𝑶𝑴𝑴𝑼𝑵𝑬 𝑬𝑼𝑹𝑬𝑳𝑰𝑬𝑵𝑵𝑬🧭]
📍Cette semaine, nous partons nous mettre au vert dans le Perche, à 𝐓𝐫𝐢𝐳𝐚𝐲-𝐂𝐨𝐮𝐭𝐫𝐞𝐭ô𝐭-𝐒𝐚𝐢𝐧𝐭-𝐒𝐞𝐫𝐠𝐞, petite commune rurale crée par une ordonnance royale de février 1835 à partir des trois localités jusqu’alors distinctes. Les villages de Trizay et de Coutretôt furent alors en concurrence pour devenir le bourg de la nouvelle commune. Le conseil municipal décida de développer Trizay (mairie-école, école libre de filles, commerces et maisons) au détriment de Coutretôt, pourtant plus peuplé.
L’occupation humaine est attestée depuis au moins l’époque gallo-romaine, suivant les fouilles archéologiques réalisées à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Des trois communes, celle de Coutretôt était la plus peuplée, avec 144 feux en 1250 contre 36 à Trizay et 32 à Saint-Serge. Selon le même schéma, il y avait 200 communiants à Coutretôt en 1738, 160 à Trizay et 60 à Saint-Serge.
La paroisse de Trizay dépendait de la châtellenie de Nogent et l’église, dans sa structure, pourrait être antérieure au XVe siècle. Après la Révolution, les paroisses de Coutretôt, Saint-Serge et Saint-Jean-Pierre-Fixte furent réunies à celle de Trizay. Dans la nouvelle commune de Trizay-Coutretôt-Saint-Serge, le conseil municipal et le conseil de fabrique décidèrent vers le milieu du XIXe siècle de ne conserver pour le culte que l'église de Trizay (𝟏 𝐎 𝟓𝟏𝟕) ; à cette époque, elle se composait d'une petite nef, d'un chœur surmonté d'un clocher côté nord-ouest et d'une sacristie au sud. Insuffisante pour accueillir en 1851 les quelque 600 fidèles des trois anciennes paroisses (celle de Saint-Jean-Pierre-Fixte ayant retrouvé son autonomie cultuelle en 1846), la municipalité délibéra en faveur d'une restauration et d'un agrandissement de l'église comme le montre les plans et les documents conservés sous la cote 𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟓𝟕. Dans le même dossier se trouvent un dessin et un plan de 1884 présentant le projet de percement d'une dernière baie au nord-est du chœur (voir photo). Anecdote insolite : cette petite église de campagne a abrité dans les étages de son clocher le logement du curé entre 1846 et 1904 et la salle du conseil municipal entre 1846 et 1956.
A l'instar de Saint-Serge et de Trizay, le fief de Coutretôt est cité dès le XIIIe siècle comme dépendance directe de la châtellenie de Nogent. Sa paroisse relève dès cette époque de l'archidiaconé de Chartres. Au centre du village subsistent aujourd’hui les vestiges du chœur de l’église Saint-Brice, détruite par délibération du conseil municipal de 1910 (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟓𝟖), puisque la commune n’avait pas les moyens d’entretenir plusieurs lieux de culte.
A Saint-Serge, une église paroissiale est attestée dès le XIIIe siècle, dépendant du chapitre cathédral de Chartres (𝐆 𝟏𝟑𝟓). Après la Révolution, la paroisse de Saint-Serge – comme celle de Coutretôt – fut rattachée à celle de Trizay, et l’édifice ne servait plus au culte. De même, les presbytères de Saint-Serge et de Coutretôt ont été vendus comme biens nationaux en l’an IV (1796). La municipalité fit détruire l’église (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟓𝟗) et mit en vente par adjudication le 8 juin 1833 les matériaux provenant de la démolition.
Saint-Serge était le siège d’un bailliage sous l’Ancien régime. Dans la série B (anciennes juridictions avant 1790) sont conservés de nombreux rôles des tailles pour le bailliage de Nogent-le-Rotrou de la fin du XVIIe au milieu du XVIIIe siècles qui mentionnent régulièrement les trois villages ainsi que le montant de la taille que chacun avait les moyens de payer (par exemple 1093 livres pour Trizay en 1691 et 428 livres pour Saint-Serge, 𝐁 𝟐𝟏𝟕𝟕).
Sur le territoire de la commune se trouvent les manoirs de la Gadelière, du Grand Plessis et le château de Trémont.
Après la fusion des trois communes, une école fut construite à Trizay dans les années 1838-1842, puis presque vingt ans plus t**d une école de garçons fut érigée avec la mairie. Il fallut attendre le début du XXe siècle pour que l’école devienne mixte (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟔𝟐).
Pour établir le nouveau cimetière aux abords du village, la municipalité décida de faire appel à l'architecte nogentais Arthur Joseph Proust, qui en dressa les plans et le devis en 1894. Le monument aux morts a été érigé en 1923 le devis précise les matériaux à mettre en œuvre : le granite de Bretagne pour la base et le socle, et la pierre de Lorraine pour le socle et le fût. D’abord installé dans le cimetière, il a été déplacé en 2018 devant le clocher de l'église (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟔𝟏).

📜 𝐓𝐫é𝐬𝐨𝐫 𝐝'𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬Les Archives départementales conservent de véritables témoins de l'histoire de l'Eure-et-Loir. Aujour...
23/08/2026

📜 𝐓𝐫é𝐬𝐨𝐫 𝐝'𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬
Les Archives départementales conservent de véritables témoins de l'histoire de l'Eure-et-Loir. Aujourd'hui, découvrez cette remarquable gravure représentant le 𝐒𝐞𝐫𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐉𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐮𝐦𝐞, événement majeur de la Révolution française, conservée sous la cote 𝟏𝟏𝟔 𝐉 𝟒 - 𝟖𝟖.
Face au refus du roi de reconnaître l'Assemblée nationale, les députés du tiers état, rejoints par quelques membres du clergé et de la noblesse, y compris ceux d’Eure-et-Loir, se réunissent le 20 juin 1789 dans la salle du Jeu de Paume, à Versailles.
Dans cette salle, ils prêtent un serment solennel : 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐬𝐞 𝐬é𝐩𝐚𝐫𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝’𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐫é𝐝𝐢𝐠é 𝐮𝐧𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞.
Cet engagement marque un tournant majeur de la Révolution française : la souveraineté n’appartient plus au roi, mais à la Nation.
🖼️ Cette gravure, conservée aux Archives départementales d’Eure-et-Loir, représente cet épisode fondateur, avec les députés rassemblés autour de leur serment.
🔎 Un document qui témoigne d’un moment où, en quelques mots, l’Histoire bascule…

[🧭𝑪𝑶𝑴𝑴𝑼𝑵𝑬 𝑬𝑼𝑹𝑬𝑳𝑰𝑬𝑵𝑵𝑬🧭]📍En cet été fort ensoleillé, les Archives départementales d’Eure-et-Loir vous invitent à faire éta...
19/08/2026

[🧭𝑪𝑶𝑴𝑴𝑼𝑵𝑬 𝑬𝑼𝑹𝑬𝑳𝑰𝑬𝑵𝑵𝑬🧭]
📍En cet été fort ensoleillé, les Archives départementales d’Eure-et-Loir vous invitent à faire étape à Tréon (𝟒 𝐅𝐢 𝟐𝟒𝟎, 𝟗 𝐅𝐢 𝟐𝟕𝟕𝟏), commune de l’arrondissement de Dreux, pour une halte rafraîchissante au bord de la Blaise (𝟐𝟒 𝐅𝐢 𝟑𝟗𝟒). Rivière qui a d’ailleurs participé à l’essor économique local dans la mesure où, sur ses rives, trois moulins ont été érigés. Ce patrimoine meunier, toujours visible aujourd’hui, est notamment composé du moulin à blé de Fortisle (𝟑𝟐 𝐅𝐢 𝟑𝟑𝟐𝟎) ou encore celui de Foulon (𝟑𝟐 𝐅𝐢 𝟑𝟑𝟐𝟏).
Mais revenons à ses origines… Un premier prieuré y aurait été fondé à l’aube du premier millénaire mais malheureusement, la plus ancienne mention actuellement conservée et connue dans les archives est bien plus t**dive et concerne la « vente d’une grange et d’un jardin, en la rue du Comporté, à Tréon, en la censive du prieuré » en 1596 (𝐇 𝟔𝟎𝟑). Par ailleurs, les archives anciennes ne nous apprennent que peu de choses sur cette commune sous l’ancien régime.
Notons néanmoins quelques anecdotes. Au XVIIIᵉ siècle, Tréon est au cœur d’un procès opposant le prince de Montmorency aux héritiers Fauveau au sujet de terres (𝐄 𝟏𝟑𝟗𝟗). Au cours de cette même période, le prieur de la paroisse n’est autre qu’un Riquet de Caraman, autrement dit un descendant de celui « qui a entrepris le canal du Languedoc » (𝐆𝐆 𝟔, 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐝’É𝐩𝐞𝐫𝐧𝐨𝐧). Enfin, un registre paroissial d’Allainville, datant du milieu de ce siècle, nous révèle une information intéressante : la petite Jeanne-Antoinette-Charlotte Godefrine, fille de messire Pierre de La Lande, écuyer, seigneur de Nagelles (Eure) et chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui vient d’être baptisée dans ladite commune, a pour marraine la célèbre Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour et, entre autres, dame de Tréon (𝟑 𝐄 𝟎𝟎𝟑-𝟎𝟎𝟏 ; 𝟏𝟎 𝐅𝐢 𝟑𝟕).
En 1829, l’église Sainte-Blaise de Tréon (𝟏 𝐎 𝟓𝟏𝟔), qui daterait du XIIe siècle, bénéficie de secours destinés à réparer les dégâts qui y ont été causés par un incendie (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟒𝟗). Puis, en mars 1849, un mandat d’amener est lancé contre un marchand de sangsues nommé Monsieur Gay (𝐏𝐞𝐫 𝟗). À cette époque, l’utilisation des sangsues à des fins thérapeutiques connaît un engouement considérable, au point d’entraîner une surexploitation de la ressource et une forte hausse des prix. Entre 1853 et 1854, la mairie et la salle de classe doivent être réparées après avoir été endommagées par la foudre (𝟐 𝐎 𝟑𝟒𝟓𝟐).
La guerre franco-prussienne laisse également son empreinte dans l’histoire locale. En 1870, près de 3 000 soldats prussiens auraient traversé la commune. Le 17 novembre 1870 se déroule le combat de Tréon, au cours duquel Jean-Pierre-Alexis Roche, capitaine au 8ème régiment d’infanterie de ligne, a été tué ; « son corps relevé le lendemain dans les bois de Marmousse a été amené à l'ambulance des Frères de Dreux et inhumé au cimetière de cette ville le 21 » (𝟑 𝐄 𝟑𝟗𝟒-𝟖).

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