05/02/2026
́bats
Lors de ce dernier conseil communautaire, je suis intervenue pour demander des compléments d'informations à la suite du conseil communautaire de décembre, et qui concernait la question orale posée par ma collègue Amandine Ligerot concernant le Conservatoire.
La réponse qui lui avait été faite m'avait étonnée et je considérais que les questions posées n'avaient pas eu de réponses.
J'ai souhaité questionner le Président du Grand Chalon.
J'avoue que la réponse de ce dernier me laisse particulièrement dubitative en ce soir du dernier conseil communautaire de mon mandat.
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👇Voici mon intervention
Monsieur le Président, chers collègues,
Par cette intervention, je souhaite demander un complément d’information en lien avec notre précédente séance, et plus précisément sur la question orale relative à la situation au Conservatoire posée par notre collègue Amandine Ligerot.
▶️En effet, le courrier qui accompagnait cette question, transmis après la séance par notre collègue Mourad Laouès éclaire la portée réelle de cette interpellation, que nous n’avions pas entièrement en main au moment du débat. Des échanges que nous avons eu entre conseillères et conseillers communautaires à la sortie du dernier conseil me laisse à penser je crois que quelques informations complémentaires de votre part sont nécessaires.
▶️La réponse apportée en séance est exclusivement procédurale renvoyant Amandine Ligerot à sa propre responsabilité de procédure. Or nous ne parlons pas ici d’un signalement isolé, mais de signalements de plusieurs élèves du Conservatoire, femmes et hommes, inscrits depuis plusieurs années. Ils ont collectivement choisis d'alerter la direction et les élus. Il s’agit donc bien de paroles d’usagers directs du service public.
❓La réponse opère donc un glissement très net de responsabilité.
Vous indiquez qu’il appartiendrait à notre seule collègue de saisir le Procureur. Or, nous parlons d’un établissement public, d’agents publics et d’élèves placés sous la responsabilité du Grand Chalon.
L’obligation de protection, de prévention et de signalement incombe d’abord à l’institution me semble-t-il.
▶️Votre logique de réponse protège avant tout l’institution, mais ne répond pas à la question centrale posée en tant qu’élu.e.s : comment traite-t-on des signalements de violences quelles qu'elles soient dans un service public et comment protège-t-on concrètement les élèves et les enseignants dans ces cas-là?
❗️Mais surtout ce qui a été frappant lors du précédent conseil, ce sont les non-réponses à cette question orale.
Les élèves demandent des mesures garantissant leur sécurité et un dispositif d’accompagnement psychologique pour les victimes et les témoins. Notre collègue demandait aussi le renforcement de la prévention.
❗️Or, sur ces points, la réponse institutionnelle fut le silence ne traitant qu’un seul sujet : l’existence d’une enquête interne qui donne le sentiment qu’aucune suite opérationnelle n’a été engagée. Cette réponse ne contient pas un mot pour les élèves pas un mot sur leur accompagnement à la suite de l'enquête.
Je précise que certains d’entre eux étaient d’ailleurs présents dans le public lors de notre dernière séance.
C’est pourquoi je souhaiterais que soit porté à notre connaissance un véritable complément d’information sur les questions de ce courrier et sur l’après-enquête et l'après-conseil.
❓Quelles ont été précisément les modalités de cette enquête interne ? Les élèves ont-ils eu accès aux comptes rendus de leurs auditions ?
❓Depuis le Conseil, les élèves ont-ils reçu une réponse officielle au courrier qu’ils ont collectivement signé ou bien la réponse apportée à notre collègue ici-même est-elle la seule réponse institutionnelle à ce jour ?
❓Quelles mesures ont été prises ou vont être prises pour accompagner les élèves notamment dans le contexte du retour en cours d’un professeur concerné par l'alerte ?
❓Quelles garanties concrètes sont prévues pour que ce retour se fasse dans un cadre sécurisé et serein pour l'ensemble des parties ?
❗️Plus largement, ce dossier met en lumière les limites du cadre actuel.
▶️Rappelons que l'enseignement au conservatoire concerne selon le projet d'établissement pas moins de 1950 élèves en cours de danse, musique et théâtre dont un grand nombre sont mineurs.
Quelles évolutions sont envisagées en matière de prévention des violences sexistes et sexuelles, de formation des équipes sur ce sujet, et de garanties institutionnelles pour que les relations entre enseignants et élèves s’inscrivent strictement dans le cadre d’une relation pédagogique et professionnelle ?
👉Pour conclure une alerte de cette nature ne peut pas se solder, politiquement, par un simple rappel de procédure. Elle doit nécessairement déboucher sur des évolutions concrètes du cadre, des pratiques et des protections claires offertes aux élèves et aux équipes du Conservatoire...