06/07/2025
Ma prise de parole au congrès départemental de l’UNC Vendée – 6 juillet 2025 sur le thème : « Blessures visibles, blessures invisibles : l’UNC est à l’écoute »
C’est un honneur pour moi de prendre la parole aujourd’hui devant vous, Mesdames et Messieurs les anciens combattants, de vous exprimer ma gratitude pour les services que vous avez rendus à la France et à son drapeau. J’ai une pensée également pour tous ceux d’entre vous qui ne sont plus parmi nous et qui ont à jamais leur place dans nos cœurs et dans notre mémoire collective. Le thème que vous avez choisi cette année « Blessures visibles, blessures invisibles » s’adresse aussi bien à notre présent qu’à notre passé. S’il y a des cicatrices que la Nation peut voir, commémorer, honorer, car elles ont atteint certains d’entre vous dans leur chair, il en est d’autres, plus discrètes, plus intimes, qui réclament autant d’attention, de reconnaissance et de soins : ce sont celles de l’âme. Les anciens combattants, ce sont aussi souvent des personnes qui portent en elles les séquelles psychologiques des interventions menées dans le monde, ces dernières décennies. Identifier ces blessures invisibles, c’est pouvoir ensuite les prendre en charge et espérer les voir cicatriser.
La France se doit d’honorer les combattants d’hier, mais également avec ceux qui aujourd‘hui font le choix de porter l’uniforme, parfois loin de nous, sur d’autres continents. Ils incarnent la promesse républicaine de protection, d’unité et de paix, au service de la Nation.
Les temps de mémoire, les rencontres intergénérationnelles, entre anciens combattants et jeunes citoyens, sont des moments privilégiés, qui peuvent aider à une reconstruction pour ceux qui ont souffert et de construction pour une jeunesse plus que jamais en recherche de valeurs. L’UNC Vendée participe pleinement à ce travail, de cela, je la remercie, ainsi que son président, Michel Leboeuf, que je sais très engagé à ce sujet.
Notre pays est fort de son histoire, de ses institutions, mais également de ses valeurs. Celles-ci sont vécues, éprouvées, dans leur chair et dans leur âme, par celles et ceux qui les défendent. Dans un monde instable, traversé de tensions, d’attaques contre nos principes démocratiques, il est plus que jamais nécessaire de retisser un lien fort avec la Nation.
Ce lien indispensable, il faut le forger dès le plus jeune âge. Il est nécessaire de rappeler que la liberté dont nous jouissons n’est pas un acquis. Cet héritage est fragile. Si aujourd’hui la France est une terre de liberté, c’est parce que des générations de combattants en ont porté le combat. Et si la France reste libre demain, c’est parce que nous continuerons, ensemble, à en défendre les symboles, les principes et les valeurs.
Ce bien commun mérite notre attention constante et vigilante Toutes les initiatives qui vont dans ce sens sont à encourager. J’ai ainsi, dans le cadre de mes travaux à l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale, l’IHEDN, apporté mon soutien à la généralisation du Passeport du civisme sur le territoire national, un dispositif porté à l’origine par Maxence de Rugy, conseiller départemental et maire de Talmont. J’ai d’ailleurs récemment pris contact avec le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, elle ministre des Armées, Sébastien Lecornu, pour travailler dans ce sens. Le passeport du civisme est une très belle réussite, que je tiens à saluer publiquement, une nouvelle fois aujourd’hui.
Voir un enfant porter le drapeau national lors d’une cérémonie républicaine est peut-être l’une des illustrations les plus concrètes de ce lien qu’il nous faut renforcer. En entendre 4000 entonner la Marseillaise, comme ce fut le cas il y a un mois, c’est un moment d’intense émotion. C’est un rempart contre l’oubli.
Chacun, chacune d’entre nous peut mettre ses compétences au service de la Nation et reprendre le flambeau. J’ai choisi, pour ma part, d’être réserviste dans la ComCyberGend, parce que je pense pouvoir être utile dans les luttes qui se livrent déjà dans le cyberespace. Nous avons besoin de réservistes et nous devons encourager ceux qui veulent le devenir et leur permettre concilier ce service à la Nation avec leurs obligations professionnelles.
La guerre a de nouveau frappé le Vieux Continent. Nous sommes tous concernés et devons être convaincus plus que jamais que l’Histoire ne pourra s’écrire favorablement sans transmission de nos valeurs et sans une profonde conscience civique. Je suis à vos côtés dans ce grand défi de la Mémoire et de la transmission.
Merci à vous et bon congrès.