06/06/2026
📉 Selon le ministère de l’Éducation nationale, les résultats des élèves de troisième en physique-chimie, SVT et technologie ne cessent de se dégrader depuis 2013.
📉 En vingt ans, le niveau en mathématiques des élèves français de 15 ans a chuté de l’équivalent d’une année scolaire.
📉 L’étude TIMSS classe les élèves français de CM1 derniers de l’Union européenne en maths et, à l’échelle mondiale, derrière l’Azerbaïdjan et l’Albanie.
L’effondrement de l’enseignement scientifique et technique n’est pas seulement une catastrophe éducative. Il compromet l’avenir du pays en tout domaine. Il menace notre réindustrialisation, notre compétitivité, notre puissance d’innovation et, à terme, la vitalité même de notre démocratie. D’ici à 2035, la France devra former 100 000 ouvriers qualifiés, techniciens et ingénieurs supplémentaires par an. En a-t-elle encore les moyens ?
Yves Bréchet, physicien et membre de l’Academie des sciences, et Joachim Le Floch-Imad, directeur de la Fondation ResPublica, ont voulu sonner le tocsin et esquisser les conditions du sursaut : restaurer le prestige des sciences, renforcer la formation initiale comme continue des enseignants, substituer au collège unique un collège modulaire, réformer l’orientation, refaire de la recherche une priorité nationale, lutter contre la massification universitaire et revaloriser l’enseignement technique et l’apprentissage.
Le chantier est immense. Mais faute d’engager un virage à 180 degrés, notre déclassement se poursuivra et nous ne serons bientôt plus que les spectateurs d’un avenir qui s’écrira sans nous.