03/04/2026
🖋️ Interview de Raphaël Arnault dans La Provence : quand le journalisme régional oublie ses exigences de rigueur | Communiqué de presse du Rassemblement National Vaucluse
Le lecteur vauclusien est en droit d'attendre d'un journal régional de référence qu'il soumette ses interlocuteurs à un minimum de contradictoire. Or l'article publié cette semaine se contente de relayer, sans questionnement ni vérification, le récit que M. Arnault construit pour sa propre réhabilitation : celui d'un homme condamné pour violences volontaires en réunion, dont plusieurs proches ont été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, et qui nous explique, sans être contredit, qu'il a simplement « attrapé un homme par la veste ». Les lecteurs méritent mieux que la retranscription complaisante d'une communication politique calibrée.
Il ne s'agit pas de nier à M. Arnault le droit de s'exprimer. Mais reprendre point par point son argumentaire — la mise en scène des « 80 fascistes armés de barres de fer », la minimisation de la condamnation pénale, l'accusation d'« instrumentalisation » adressée à ceux qui posent des questions légitimes — sans jamais interpeller l'intéressé sur les failles de son récit ne relève plus du journalisme d'information, mais du journalisme de tribune. Une démarche qui aurait sa légitimité dans un média militant assumé, mais qui est incompatible avec les impératifs déontologiques d'un titre grand public.
Ce traitement biaisé n'est malheureusement pas un incident isolé. Il s'inscrit dans un glissement préoccupant qui nuit à la crédibilité de La Provence auprès d'une large part de ses lecteurs. Nous appelons la direction du journal à garantir que les exigences de pluralisme et d'équilibre, qui fondent la confiance du public, soient respectées quelle que soit la sensibilité politique des personnes interviewées.