12/06/2026
📍JOURNÉE MONDIALE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS 🧑🔧
👉 À l’occasion de la journée mondiale contre le travail des enfants, revenons ensemble sur les conditions de travail des plus jeunes dans la dentelle et l’évolution de leurs droits.
➡ Avant 1841, il n’y avait pas d’âge minimum requis pour commencer à travailler. Les enfants ont donc longtemps représenté une main d’œuvre peu chère, nombreuse et docile pour les patrons d’industrie notamment tullière.
➡ Personne ne prend en compte la pénibilité du travail pour ces enfants qui pratiquent des mouvements répétitifs dans un environnement souvent assourdissant (comme les usines de dentelle) et sous la surveillance constante d’un contremaitre. Les députés sont souvent des patrons d’usine qui ne verraient aucun avantage à voter des lois en faveur de ces enfants dont ils ne comprennent pas le quotidien.
➡ La loi « Joubert » est votée le 19 mai 1874, qui relève l’âge d’accès au travail à 10 ans et non plus 8 dans les industries du tissu. Mais c’est grâce à l’école gratuite, obligatoire et laïque des lois Jules Ferry en 1882 que l’âge remonte à 11 ans.
➡ À Calais et plus particulièrement dans les fabriques de dentelle, les usines sont respectueuses de la loi. Pourtant, le travail des jeunes ouvriers est de 10 heures par jour (quasiment autant qu’un adulte). Les enfants ne sont pas acceptés dans les manufactures à moins de 13 ans et la grande majorité va à l’école. Ils exercent souvent les métiers de survideurs, remonteurs ou perceur de cartons.
➡ Ce n’est que depuis 1959 et la Charte des droits de l’enfant créée par l’ONU que la scolarité des enfants devient obligatoire jusque 16 ans, âge auquel ils peuvent commencer à travailler.