11/06/2026
[Tous naturalistes]
Aujourd’hui c’est l’heure de parler d’un petit passereau qui saura intriguer les curieux : la Pie-grièche écorcheur.
Présente en France durant la période printemps-été (de mi-avril à fin juillet/août), elle migre depuis l’Afrique pour venir nicher et se reproduire en France, notamment sur la Réserve.
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« La Pie-grièche écorcheur n’est pas prêteuse » : une fois son périmètre de chasse et de nidification défini, le mâle au comportement très territorial se charge d’éloigner tout concurrent ou autre espèce.
Sur son plumage majoritairement gris et blanc, elle arbore sa cape marron et son masque de Zorro. Elle possède un petit bec caractéristique, légèrement courbé à son extrémité, qui, avec sa technique de chasse, fait qu’on la qualifie souvent à tort de rapace.
En effet, le mâle guette ses proies à l’affût, depuis un perchoir surplombant les prairies, lui permettant d’avoir une vue dégagée. C’est pourquoi cette espèce est souvent observée fièrement postées au sommet de petits arbustes.
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Les Pies-grièches ont pour étrange technique d’empaler leurs proies sur des épines ronces ou aubépines, du barbelé et autres objets pointus. Cela lui permet de se créer des gardes-manger, appelés “lardoires”, en cas de disette alimentaire. Ce genre de stockages ne se retrouvent pas sur la RNN de Bruges, probablement car le climat méridional, la surface en prairies protégées, ainsi la gestion associées favorisent une abondance de proies.
La Pie-grièche écorcheur se nourrit d’une grande variété de proies : sauterelles, grillons, campagnols, ainsi que des coléoptères. Ces derniers contribuent fortement à son alimentation, notamment les bousiers, que l’on retrouve en nombre dans les prairies pâturées par nos amis à quatre sabots.
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Texte : Charlotte Jeanneret
Photos : Alex Douaglin (1) & Charlotte Jeanerret (2 et 3)