Association Française de Sémiotique (AFS)

Association Française de Sémiotique (AFS) ARTICLE 2 – Cette association a pour but de développer et de promouvoir les études sémiotiques. Les membres sont rééligibles.

ASSOCIATION FRANÇAISE DE SÉMIOTIQUE

STATUTS



ARTICLE 1er – Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er Juillet 1901 et le décret du 16 Août 1901 ayant pour titre : ASSOCIATION FRANÇAISE DE SÉMIOTIQUE. ARTICLE 3 – Le siège social est fixé à l’adresse suivante :
UMR 5191 ICAR - Université Lumière Lyon 2 –– 5 Avenue Pierre Mendès-France – F – 6967

6 BRON Cedex. Il pourra être transféré par simple décision du conseil d’administration : la ratification par l’assemblée générale sera nécessaire. ARTICLE 4 – L’association se compose de membres actifs ou adhérents et de membres honoraires. ARTICLE 5 – Admission : Pour faire partie de l’association, il faut être agréé par le bureau, lors de chacune de ses réunions, qui statue sur les demandes d’admission présentées. ARTICLE 6 – Les membres : sont membres actifs ceux qui ont versé leur cotisation. Le montant des cotisations est proposé par le bureau et ratifié par l’assemblée générale. ARTICLE 7 – Radiations : la qualité de membre se perd par : la démission, le décès, la radiation prononcée par le conseil d’administration pour non paiement de la cotisation ou pour motif grave, l’intéressé ayant été invité par lettre recommandée à se présenter devant le bureau pour fournir des explications. ARTICLE 8 – Les ressources de l’association comprennent : le montant des cotisations, les dons, les subventions. ARTICLE 9 – Conseil d’administration : L’association est dirigée par un conseil de 7 membres minimum, élus pour trois ans par l’assemblée générale. Le conseil d’administration choisit parmi ses membres, au scrutin secret, un bureau composé de : un(e) président(e), deux vice-président(e)s, un(e) secrétaire, un(e) secrétaire adjoint(e), un(e) trésorier(e), un(e) trésorier(e) adjoint(e). En cas de vacances, le conseil d’administration pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Il est procédé à leur remplacement définitif par la prochaine assemblée générale. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin à l’époque où devrait normalement expirer le mandat des membres remplacés. ARTICLE 10 - Réunion du conseil d’administration : le conseil d’administration se réunit une fois au moins tous les 6 mois sur convocation du président ou sur la demande du quart de ses membres. Les décisions sont prises à la majorité de voix. En cas de partage, la voix du président est prépondérante. Tout membre du conseil qui, sans excuse, n’aura pas assisté à trois réunions consécutives pourra être considéré comme démissionnaire. ARTICLE 11 - Assemblée générale ordinaire : L’assemblée générale ordinaire comprend tous les membres de l’association. L’assemblée générale ordinaire se réunit chaque année. 15 jours au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués par les soins du ou de la secrétaire. L’ordre du jour est indiqué sur les convocations. Le (la) président(e), assisté(e) des membres du conseil d’administration préside l’assemblée et expose la situation morale de l’association. Le (la) trésorier(e) rend compte de sa gestion et soumet la bilan à l’approbation de l’assemblée. Il est procédé, après épuisement de l’ordre du jour, au remplacement, à bulletin secret des membres du conseil d’administration sortant. ARTICLE 12 – Assemblée générale extraordinaire : si besoin est, ou sur la demande de la moitié plus un des membres inscrits, le (la) président(e) peut convoquer une assemblée générale extraordinaire suivant les modalités prévues par l’article 10. ARTICLE 13 – Règlement intérieur : un règlement intérieur peut être établi par le conseil d’administration qui le fait alors approuver par l’assemblée générale. Ce règlement éventuel est destiné à fixer les divers points non prévus par les statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association. ARTICLE 14 – Dissolution : En cas de dissolution prononcée par les 2/3 au moins des membres présents à l’assemblée générale, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par celle-ci et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 Août 1901. Statuts modifiés approuvés par l’Assemblée Générale de l’AFS
le 2 décembre 2010. Le président de l’AFS La trésorière de l’AFS
Louis PANIER Odile LE GUERN

CONGRÈS DE L’ASSOCIATION FRANÇAISE DE SÉMIOTIQUEUniversité de Liège12-14 juin 2013Chers collègues,Nous avons le plaisir ...
24/08/2012

CONGRÈS DE L’ASSOCIATION FRANÇAISE DE SÉMIOTIQUE
Université de Liège
12-14 juin 2013


Chers collègues,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le prochain congrès de l’Association Française de Sémiotique se tiendra, pour la première fois hors de France, à l’université de Liège du 12 au 14 juin 2013.
La problématique retenue pour cette rencontre est « Sémiotique et diachronie » dont
vous trouverez ci-joint l’argumentaire.

Les propositions de communications doivent être soumises via le site du congrès :http://www.afs2013.ulg.ac.be/www/AFS-2013/Accueil.html (onglet "soumissions") et ce avant le 15 octobre 2012. Les résumés devront impérativement compter entre1500 et 3000 caractères, bibliographie et espaces compris.

Les propositions seront soumises anonymement aux experts du comité scientifique. Les critères qui inspireront ces derniers (pour accepter ou refuser les propositions, ou encore demander des précisions et ou des réorientations aux auteurs) sont la pertinence sémiotique de la communication, son adéquation au thème du congrès et son originalité. Le comité se réserve le droit de décider des modalités de communication : pour des raisons de cohérence thématique ou de gestion du programme, il pourra notamment recommander la formule du poster pour certaines communications.

Les résultats de la sélection seront communiqués le 15 janvier 2013.

Pour toute information complémentaire, nous vous prions de consulter le site du congrès :http://www.afs2013.ulg.ac.be/www/AFS-2013/Accueil.html

Nous vous rappelons que pour pouvoir participer au congrès, il sera nécessaire d’être en ordre de cotisation AFS (45 euros) : cette dernière permettra de recevoir un numéro de la nouvelle r***e de sémiotique éditée par les Presses universitaires
de Liège, Signata. – Annales des sémiotiques/Annals of Semiotics (http://www.signata.ulg.ac.be/).

Au plaisir de vous revoir à Liège !
Avec nos salutations les plus cordiales,

Louis PANIER – Université Lumière Lyon II - Président de l’AFS
Maria Giulia DONDERO – FNRS/Université de Liège - Déléguée aux relations
internationales (et à la francophonie) de l’AFS

Toute à la quête de modèles opératoires puissants, la sémiotique a fréquemment négligé d’aborder le phénomène de la variation des objets sur lesquels elle porte son attention. Sans doute a-t-elle eu des raisons de se donner pour tâche prioritaire de modéliser ces objets.

24/08/2012

Vient de paraître

texto! Textes & Cultures
Numéro XVII-3
Coordonné par Christophe Cusimano
XVII-3 Sommaire du numéro
Saussurismes et sémiotiques
Franson Manjali - « The ‘Social’ and the ‘Cognitive’ in Language: A Reading of Saussure, and Beyond »
http://www.r***e-texto.net/index.php?id=3054
La lettre et l'interprète
Bruno Quélennec - « Quel Platonisme ? Philosophie et État autoritaire chez Leo Strauss »
http://www.r***e-texto.net/index.php?id=3051
Dialogues et débats
Gaëtan Pégny et F. Rastier - « Témoigner et traduire : sur Ulysse à Auschwitz » http://www.r***e-texto.net/index.php?id=3056
Amir Bigliari et F. Rastier - « Sur la sémiotique : rétrospections ou agenda ? » http://www.r***e-texto.net/index.php?id=3053
Corpus et méthodes
Aurélien Bénel – « Where do ontologies come from ?Seeking for the missing link » http://www.r***e-texto.net/index.php?id=3062
Benoît Habert– «L’archivage pérenne – entre us et abus de la mémoire numérique »
http://www.r***e-texto.net/index.php?id=3050
Margareta Kastberg Sjöblom et Jean-Marc Leblanc – « Extraction des isotopies
d’un corpus textuel — analyse systématique des structures sémantiques et des
cooccurrences, à travers différents logiciels textométriques »
http://www.r***e-texto.net/index.php?id=3059
Bénédicte Pincemin – « Sémantique interprétative et textométrie » http://www.r***e-texto.net/index.php?id=3049
Dits et inédits
Hakim Hessas - « Le concept d’ Europe dans la r***e Europe» http://www.r***e-texto.net/index.php?id=3064

Description de votre site

17/07/2012

Vient de paraître

Massimo LEONE
Sémiotique de l’âme
Langages du changement spirituel à l’aube de l’âge moderne – vol 1
Presses Académiques Francophones

« Sémiotique de l’âme » propose les résultats d’une travail colossal. C’est en effet toute l’histoire verbale et visuelle des transformations des modalités du discours de l’âme dans les décennies décisives de la postérité tridentine européenne que le livre ressaisit dans ses trois volumes où se trouvent affrontés ensemble des continents de savoir généralement disjoints par les effet traditionnels des lignées institutionnelles (carmélitaines, oratoriennes, jésuites, etc…) et par les effets scientifiques et professionnels de la spécialisation des champs. Au gré de recherches minutieusement poursuivies que complètent des analyses dont la pertinence repose aussi bien sur la pénétration d’une sensibilité subtile que sur la méthode sémiotique et les connaissances historiques qui les inspirent. « Sémiotique de l’âme » parvient à mettre en évidence la spécificité de la littérature et des arts plastiques dans la diffusion du message religieux, au lendemain du Concile de Trente.

Massimo Leone et professeur de Sémiotique et de Sémiotique de la culture auprès du Département de Philosophie de l’Université de Turin.

16/07/2012

Journées d’étude ICAR - Équipe « Syntaxe, Sémantique, Sémiotique »

La Prédication : notion inutile ou indispensable ? 17-18 janvier 2013

APPEL À COMMUNICATION

La notion de prédication est ancienne et d’aucuns souhaiteraient la voir mise au rang des thèmes de réflexion obsolètes dans les champs disciplinaires de la linguistique et de la sémiotique. Elle est en tout cas bien difficile à reprendre sur de nouvelles bases tant elle est lestée par le poids de la tradition aristotélicienne et scolastique que prolonge la réflexion des logiciens de Port-Royal pour ne citer qu’eux. Notion confuse, inutile, voire suspecte ? Ou bien notion centrale, si malléable et si productive en linguistique qu’elle peut paraître à certains incontournable.
Elle se présente aussi comme le fondement théorique nécessaire à la réalisation de pratiques, documentaires (indexation et gestion des bases de données), pédagogiques (complémentarité des textes et des images dans les manuels scolaires), rhétoriques. Ces pratiques en retour permettent d’en redéfinir les contours pour la rendre opératoire et efficace, comme notion essentielle d’une linguistique et d’une sémiotique appliquée ou impliquée dans des domaines pour lesquels elle n’avait pas de prédestination particulière.

A chaque niveau de l’analyse linguistique, elle suscite bien des interrogations :
Au niveau catégoriel : les parties du discours possèdent-elles des « prédispositions » aux fonctions de sujet (logique) et/ou de prédicat (logique) ?
Au niveau morpho-syntaxique : comment définir la relation qui unit le syntagme nominal au syntagme verbal ? Comment articuler ce niveau avec le niveau sémantico-logique ? Comment prendre en compte les phrases averbales et qu’en est-il de la prédication seconde ?
Au niveau informationnel, la distinction sujet-prédicat est-elle homologable à d’autres oppositions telles que support/apport, thème/rhème, topique/commentaire ?
Aux niveaux énonciatif et pragmatique, quel statut donner à la prédication dans les relations qu’elle entretient avec l’affirmation et la négation ? Avec l’assertion et l’interrogation ? Comment envisager, dans le cadre de la prédication, certaines modalités particulières de discours comme l’impératif ? Est-il pertinent d’envisager les modalités d’énonciation comme des formes d’actualisation de la prédication ?
Dans une approche dynamique, méritent aussi d’être examinés les rapports entre la prédication et l’élaboration du texte, les enchaînements phrastiques et les changements de statut informationnel des constituants qu’ils impliquent.
Enfin, toute prédication comme son suffixe l’indique, est une activité prédicative. Elle constitue un acte d’énonciation et suppose une « effectuation du sens » par une instance d’énonciation. Elle implique par conséquent une construction spécifique de la signification, qui nous oblige à prendre en compte les différents paramètres de la « scène prédicative ».

Ces questions, traditionnellement posées dans le cadre d’une linguistique de l’écrit, ont-elles une pertinence dans le cadre d’une linguistique de l’oral ? La notion de prédication peut-elle en particulier s’articuler aux concepts et aux outils élaborés par les approches de l’oral (macro-syntaxe, tour de parole, paragraphe intonatif, etc.) ? Ces questions permettent-elles d’éclairer l’approche des messages polysémiotiques, faits de textes, d’images, de musique, de messages reçus dans des espaces de parcours dont la linéarité se déploie à la manière d’un texte ?
Les communications mobilisant des corpus polysémiotiques sont encouragées, de même que celles portant sur d’autres langues que le français.

Les propositions de communication devront être envoyées aux deux adresses suivantes: [email protected], [email protected], pour le 15 octobre 2012. Elles devront se présenter sous la forme d’un résumé d’une page A4, interligne 1,5, bibliographie comprise. La notification aux auteurs de l’acceptation de leur proposition interviendra début novembre.

COMITÉ SCIENTIFIQUE (en cours de constitution) : Hugues de Chanay, Laure Gardelle, Martine Groccia, Michel Le Guern, Odile Le Guern, Michèle Monte, Louis Panier, Jean-Charles Pochard, Emmanuelle Prak-Derrington, Sylviane Rémi-Giraud, Denis Vigier.

COMITÉ D’ORGANISATION
Domitille Caillat, Ledia Dema, Laure Gardelle, Vannina Gossens, Martine Groccia, Nada Issa, Odile Le Guern, Jean-Charles Pochard, Emmanuelle Prak-Derrington, Denis Vigier, Christian Uwe.

11/07/2012

Vient de paraître

Maria Giulia DONDERO – Jacques FONTANILLE
Des images à problème
Le sens du visuel à l’épreuve de l’image scientifique

PULIM – Limoges - 2012

Cet ouvrage vise à répondre à la question « quel et le rôle et l’impact de l’image dans la recherche scientifique ? » L’image scientifique y est étudiée en tant que dispositif expérimental (dans les laboratoires), en tant que support de démonstration (en relation avec la logique mathématique), en tant qu’argumentation (dans la littérature de vulgarisation) et dans sa relation avec d’autres domaines comme l’art et l’esthétique. Les épistémologues et les scientifiques du langage y trouveront des méthodologies pour étudier la relation entre l’image et la connaissance, et les spécialistes de l’imagerie scientifique y trouveront leurs pratiques de visualisation questionnées dans toute leur spécificité.

11/07/2012

Vient de paraître

Viviane HUYS – Denis VERNANT
L’indisciplinaire de l’art
Coll. Formes sémiotiques – PUF -2012

Prenant acte de l’impossibilité de définir ce qu’est l’art en soi, les auteurs s’attachent à déterminer ce qui à une époque donnée permet de qualifier d’artistiques certains artefacts. Par le biais d’une approche indisciplinaire faisant entrer en résonance histoire de l’art, logique, sémiotique et philosophie du langage l’analyse se déploie en une double dimension historique et discursive. Il s’agit alors de savoir si l’on peut qualifier de langages les diverses formes d’art et si le rapport entre les acteurs du dispositif artistique peut s’exprimer en termes de communication. Un traitement pragmatique et dialogique répond à ces questions.

11/07/2012

Vient de paraître


SIGNATA n°2
« La sémiotique entre autres »

Puisqu’elle prend pour objet les processus de signification, sans exclusive quant à leurs supports, leurs fonctions ou leurs circulations, la sémiotique est forcément une discipline transversale. Sa force de proposition sur le plan théorique tient précisément à ce qu’elle se nourrit des avancées de tous les secteurs de la recherche, tant en sciences humaines qu’en sciences exactes ou de la nature, pour les féconder en retour. C’est cette position dialogale que le présent dossier souhaite éclairer, en situant la sémiotique face aux principales disciplines qui l’utilisent aujourd’hui (ou l’ont utilisée hier) comme outil conceptuel ou méthodologique et qui en retour en interrogent et réorientent le projet de connaissance. Venus des sciences cognitives ou de l’histoire de l’art, des mathématiques, de la biologie, des sciences sociales ou de la théorie des médias, neuf chercheurs non sémioticiens et d’excellence internationale traiteront donc de la place actuelle de la sémiotique dans leurs disciplines respectives. Ces outputs du projet sémiotique, chaque article en mesure les apports bénéfiques comme les aspects plus critiqués ou critiquables, avec l’objectif de saisir ce qui fait de la sémiotique l’un des principaux axes transdisciplinaires dans le champ souvent trop cadastré de la recherche scientifique.

Semiotics, among others
Since its object is the process of signification, making no distinction between the different supports, their functions or their forms of circulation, semiotics is necessarily a transversal subject. Its theoretical force is precisely due to the contributions brought by the research on various areas, both in humanities and in science, which in turn are nourished by the theoretical advances offered by semiotics. This dossier aims to bring light to this dialog insofar as it situates semiotics in relation to the main disciplines that make use of its theoretical framework (today and in the past) as a conceptual tool or method, but also question and redirect its research project. Coming from cognitive sciences or art history, mathematics, biology, social sciences, or media theories, nine researchers, non-semioticians, of international excellence, will address the question of the place of semiotics in their respective fields. As outputs of the semiotic project, each article assesses the contributions as well as the most criticized (or questionable) aspects, with the purpose of understanding what makes semiotics one of the main trans-disciplinary axis in the often segmented field of scientific research.

VOLUME 2 (2011) : La sémiotique, entre autres / Semiotics, among others

Table des matières

Dossier
1. Philosophie - Jean-François Bordron, Le discours spéculatif
2. Sciences Cognitives - Per Aage Brandt, What Is Cognitive Semiotics ? A New Paradigm in the Study of Meaning - Jean Petitot, The Morphodynamical Turn of Cognitive Linguistics
3. Esthétique et Théorie de l'Art - Pierluigi Basso Fossali, Actualités esthétiques, questions sémiotiques. Quelques controverses autour du domaine de l’art - Georges Roque, Sémiotique visuelle et histoire de l’art. Témoignage
4. Théorie des Médias - François Jost, Pour une séméiologie des médias
5. Cultural Studies - Jan Baetens, Mon Grand Tour en sémiotique. La sémiotique vue depuis les cultural studies
6. Sciences Sociales - Alain Eraly, Quelle sémiotique pour quelle théorie sociale ?
7. Sciences de la Vie - Denis Bertrand et Bruno Canque, Sémiotique et biologie. Le «vivant» sur l’horizon du langage

Varia
Claude Zilberberg, Des modes sémiotiques aux valeurs
Jean Fisette, Pour une pensée du signe photographique. La question de l’objet de l’image
Francis Édeline et Jean-Marie Klinkenberg (Groupe μ), Pourquoi y a-t-il du sens plutôt que rien ? Abrégé de sémiogénétique

Interview–Overview
Göran Sonesson, Semiotics Inside-Out and/or Outside-In. How to Understand Everything and (with Luck) Influence People

372 pages
Prix 25 €
ISBN : 978-2-87544-004-4
ISSN : 2032-9806
R***e publiée avec le concours du Fonds de la Recherche Scientifique (FNRS) et de l’Université de Luxembourg
Commande



Vous trouverez sur le site de la r***e (www.signata.ulg.ac.be) toutes les autres informations utiles pour les commandes, ainsi que les dernières chroniques de l'actualité disciplinaire internationale.

10/07/2012

Annonce de colloque

Interpréter selon les genres

18-20 Avril 2013 - Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc

Driss ABLALI, CREM, Université de Lorraine (France) Sémir BADIR, FNRS, Université de Liège (Belgique) Ayoub BOUHOUHOU, Université Cadi Ayyad de Marrakech (Maroc) Dominique DUCARD, CEDITEC, Université de Paris-Est (France) Ouidad TEBBAA, Université Cadi Ayyad de Marrakech (Maroc)

Ce colloque a pour objectif de répondre à la question du genre, longtemps cantonnée aux intérêts taxinomiques, de manière à en faire une catégorie essentielle pour l’interprétation. Pourquoi avons-nous besoin des genres ? Comment cette catégorie est-elle construite par l’esprit humain pour comprendre des films, des émissions de télévision, des tableaux, des spots publicitaires, des articles de presse, des textes littéraires, des discours publics, des messages dans des réseaux sociaux, parmi bien d’autres productions langagières ?
Certes, la réponse à cette question varie en fonction du point de vue théorique adopté. Le concept de genre s’est développé en effet dans de nombreuses disciplines en sciences humaines, avec des pratiques qui ne se posent pas les mêmes problèmes épistémologiques ni heuristiques. Rares cependant aujourd’hui sont les disciplines à n’y avoir pas recouru. Notamment, la notion est utilisée et discutée de longue date dans les études littéraires, en histoire de l’art et en théorie du cinéma ; elle a également refait surface avec une certaine vigueur ces dernières années en sciences du langage et en sciences de l’information et de la communication. Le but du colloque sera d’abord de délimiter le champ théorique de la notion de genre telle qu’elle a été produite par la pratique scientifique des sciences humaines, telle aussi qu’elle bute encore devant des problèmes théoriques variés, suivant les différentes disciplines. Il s’agira moins de définir des règles de production ou de déterminer des catégories définitoires et classificatoires que de poser la question du genre dans le processus de reconnaissance et d’interprétation, en orientant la réflexion et les études de cas du point de vue de la réception (horizons d’attente, habitudes, préconstruits culturels, cadre cognitif, circuit de communication,...), le genre étant alors envisagé comme un ensemble de contraintes ou de conditions de possibilités du sens.
En sciences du langage, les théories linguistiques, sémiotiques, sociolinguistiques et didactiques partent généralement du postulat selon lequel le genre textuel outrepasse les limites du visible. « Suprasegmental », « intertextuel » ou « transtextuel », le genre est une construction mentale, objectivable selon l’analyste à travers des traces, des configurations structurelles, des connexions entre le texte et son entour. Dans tous les cas, le genre fait brèche sur la clôture du texte. Quels sont les principes essentiels qui, dans les différents cadres théoriques, régissent son dégagement objectif ? En dehors du postulat mentionné ci-dessus, on constate que les disciplines ne font pas intervenir les mêmes catégories descriptives pour lier genre et interprétation : ancrage social, régularités syntaxiques, caractéristiques énonciatives et stylistiques, marqueurs discursifs et lexicaux, facteurs compositionnels, contraintes techniques et situationnelles, etc.
Le disparate des propriétés susceptibles de définir le genre s’accroît encore quand on envisage d’autres produits culturels que les textes écrits. Bien qu’il constitue indéniablement un outil heuristique particulièrement opératoire, le genre suppose une ouverture au monde au-delà de l’analyse de l’œuvre considérée. Ainsi, dans les théories littéraires, les études cinématographiques comme dans les modèles interprétatifs issus des sciences de l’information et de la communication, le genre invite à considérer des catégories aussi étendues que celles de la culture, de la cognition, de l’idéologie, des lois sociales, de l’esthétique, ou de la technique.

On souhaite que ce colloque international et pluridisciplinaire rende compte des enjeux et des objectifs propres aux théories en sciences humaines cherchant à lier, systématiquement ou subtilement, interprétation et genre dans l’analyse des œuvres. Ce colloque sera aussi l’occasion de revenir sur la genèse de cette notion, d’en interroger les usages, et de dégager ses limites.
Plusieurs questions particulières, mentionnées ici sans exclusive, peuvent être envisagées comme source d’interaction entre interprétation et genre :
– Le genre est-il une catégorie homogène ?
– La catégorie du genre est-elle pertinente pour toutes les formes sociales et culturelles d’herméneutique ?
– Le sous-genre aide-t-il lui aussi à l’interprétation ou est-il un simple moyen taxinomique ?
– Y a-t-il des œuvres sans genre ?
– Qu’en est-il des textes poly-génériques ?
– Que devient le genre dans l’histoire de la transformation interprétative des textes et des images (réécriture, traduction, adaptation, transposition) ?
– Sur quels observables se base-t-on pour l’attribution du genre ?
– Comment les variables linguistiques de l’usage, de la variété et des registres de langue peuvent-elles devenir des marqueurs sociaux propres au genre dans lequel les locuteurs communiquent ?
– Quelle est la place des genres en didactique comme outil d’enseignement et d’apprentissage de la langue et de la littérature ?
– Dans les études cinématographiques, à côté des découpages par auteurs, mouvements et styles, que peut apporter une catégorie comme le genre ?
– Quelle est la part des classes génériques de l’histoire des arts dans le commentaire interprétatif d’une œuvre artistique (par ex. en peinture les genres constitués en référence à la religion, la mythologie, l’histoire, la vie sociale et domestique, le paysage)?
– Genre, discours, média, pratique : quels rapports ?
– Comment interpréter dans les nouveaux dispositifs de communication (forums, blogs, réseaux sociaux, chats, etc.) l’émergence de nouvelles pratiques langagières ?

Autant de questions, théoriques et pratiques, qui sont dans le droit fil du rapport entre interprétation et genre. Ce colloque cherchera à rendre compte de l’état de l’art du travail accompli, de sa diversité, mais aussi, en s’appuyant sur des propositions théoriques et heuristiques, à proposer de nouvelles catégories descriptives nécessaires à la quête du sens.

Comité scientifique

Paul Aron, Université Libre de Bruxelles, Belgique Guy Achard-Bayle, Université de Lorraine, France Anouar Ben Msila, Université Moulay Ismail de Meknès, Maroc Alpha Ousmane Barry, Université de Franche-Comté, France Jean-Pierre Bertrand, Université de Liège, Belgique Anne Beyaert-Geslin, Université de Bordeaux III, France Jacqueline Billiez, Université de Stendhal Grenoble III, France Ivã Carlos Lopes, Université de São Paulo, Brésil Claude Cortier, Université de Lyon II, France Fathallah Daghmi, Université de Poitiers, France Emmanuelle Danblon, Université Libre de Bruxelles, Belgique Patrick Haillet, Université de Cergy-Pontoise, France Jean-François Jeandillou, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, France Hayat Kertaoui, Université Cadi Ayyad de Marrakech, Maroc Nathalie Kremer, Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle, France Massimo Leone, Université de Turin, Italie Juan Manuel López Muñoz, Université de Cadix, Espagne Leila Messoudi, Université Ibn Toufeil de Kénitra, Maroc Hadj Miliani, Université de Mostaganem, Algérie Raphaëlle Moine, Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle, France Sophie Moirand, Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle, France Hassan Moustir, Université Mohammed V, Maroc Lena Mouratidou, Université de Paris Nord, France Marie-Anne Paveau, Université Paris Nord, France André Petitjean, Université de Lorraine, France Stéphan Polis, Université de Liège, Belgique Olivier Pulvar, Université des Antilles et de la Guyane, La Martinique François Provenzano, Université de Liège, Belgique Alain Rabatel, Université de Lyon I, France Nathalie Roelens, Université de Luxembourg, Luxembourg Abdelhai Sadiq, Université Cadi Ayyad de Marrakech, Maroc Françoise Sullet-Nylander, Université de Stockholm, Suède Ouidad Tebbaa, Université Cadi Ayyad de Marrakech, Maroc Gian Marie Tore, Université de Luxembourg, Luxembourg

Conférenciers invités :
Patrick CHARAUDEAU, Université de Paris Nord, France, Dominique COMBE, ENS, Paris, France, Jacques FONTANILLE, Université de Limoges, France, François JOST, Université de Paris III Sorbonne-Nouvelle, France

Institutions organisatrices :
Le laboratoire de recherche, Culture, Patrimoine et Tourisme, Université Cadi Ayyad de Marrakech. Le pôle Praxitexte du CREM, Université de Lorraine. L’équipe de recherche CEDITEC, Université de Paris-Est Créteil. Le laboratoire Sciences du langage et Rhétorique, Université de Liège.

Modalités de soumission des communications :
Les propositions de communication devront être adressées par voie électronique à :
[email protected] avant le 20 octobre 2012.
Les articles soumis décriront un travail original et novateur. Les contributions devront contenir un état de l’art et des références à des travaux antérieurs pertinents. Le résumé sera accompagné d’une page de renseignements pratiques comprenant : nom, affiliation, téléphone, adresse postale et électronique.
Les résumés (ne dépassant pas 3000 signes) doivent être en Times 12 avec interligne simple et en format .doc (Word) ou .rtf. Les contributions feront l’objet d’une double évaluation anonyme par le comité scientifique. Le retour des propositions de contributions sera communiqué le 20 janvier 2013, et le programme du colloque sera diffusé le 1er mars 2013.
Langues des communications : français
Modalités d’inscription :
Le comité d’organisation a établi les tarifs suivants relatifs à l’inscription au colloque : Plein tarif : 80 euros, 50 euros pour les étudiants
Les frais d’inscription sont à régler le 1er jour du colloque. Ces frais comprennent : la participation à toutes les séances du colloque, le cocktail d’accueil, les 3 déjeuners et les pauses cafés
Contact colloque :
Comité d’organisation : [email protected]

10/07/2012

CALL FOR PAPERS
Lexia n. 14: Extase

Lexia, le journal international peer-reviewed de CIRCE, le Centre Interdépartemental de Recherche sur la Communication de l’Université de Torino, Italie, invite des soumissions d’articles à publier dans le n. 14 de la nouvelle série.

Le sujet du prochain numéro est «Extase».

Dans plusieurs périodes historiques, contextes socioculturels, et genres textuels, l’extase est évoquée comme un état dans lequel la sémiose s’arrête, la présence du sens se dissout dans son absence, et la différence est absorbée dans l’unité. Toutefois, afin d’être évoquée, l’extase doit être représentée par des formes sémiotiques, à savoir, par des différences établissant le sens et la présence de signification de l’extase même. Le n°14 de Lexia se penchera principalement, d’un point de vue sémiotique, sur la contradiction paradoxale entre le désir d’évoquer, représenter, et décrire des états extatiques et l’impossibilité de le faire sans trahir leur caractère le plus profond, c’est-à-dire, la mise entre parenthèse de la sémiose. L’extase a été fréquemment vécue, évoquée, représentée, et décrite dans plusieurs cultures religieuses, et spécialement dans les courants mystiques. Cependant, le n° 14 de Lexia se propose de considérer de tels phénomènes, et leur manifestations textuelles, comme les occurrences les plus frappantes d’une dynamique plus générale, qu’on peut dénommer, de façon tentative, « auto-négation du sens ».
Il paraît que, afin de maintenir leur équilibre interne, plusieurs systèmes sémiotiques doivent être capables non seulement de donner lieu à la signification et au sens par la dialectique entre deux ou plusieurs éléments. Ils doivent aussi être paradoxalement capables de nier, par les ressources symboliques de ces mêmes systèmes, une telle signification, un tel sens, et de telles différences. En d’autres mots, les systèmes sémiotiques doivent être capables de produire du sens par la sémiose, et en même temps ils doivent être à même de le nier par l’extase. Voici une liste non- exclusive de sujets que le n° 14 de Lexia est censé traiter :

1) L’évocation de l’extase dans la littérature mystique ;
2) La représentation de l’extase dans les arts (peinture, sculpture, architecture, musique, cinéma, etc.) ;
3) L’extase dans l’esthétique non-religieuse ;
4) Les dynamiques d’auto-négation du sens dans la sémiotique peircienne, structurale, ou lotmanienne.

Le numéro 14 de Lexia inclura une sélection des communications présentées pendant la table ronde internationale “Sémiotique de l’extase”, Congrès IASS 2012, Nanjing, Chine.
Voici le calendrier prévu pour la publication du volume:
Les articles, 30.000 signes max, feuille de style MLA, avec un résumé en anglais de 500 mots max et 5 mots-clé en anglais, devront être envoyées à [email protected]

10/07/2012

Appel à collaboration

MANGER: MODE D’EMPLOI
Enquêtes sémiotiques

call for papers pour un numéro monographique de E/C, e-journal édité par l’Associazione Italiana di Studi Semiotici ␣ par Alice Giannitrapani et Gianfranco Marrone

Aujourd'hui la nourriture est au centre des attentions sociales plus que jamais, mise en forme ou articulée dans les manifestations textuelles les plus différentes, traduisant sa substance alimentaire tout en la redisant et/ou en la transformant. Dans ce jeu incessant de renvois, naît le discours du et sur la nourriture, assujetti sur le plan du devoir-faire à des commandements (prescriptions religieuses, adoption de certains styles alimentaires) ou rigidement canalisé vers des formes de transgression (invitations à utiliser des substances écœurantes, des refus pathologiques des aliments).
Et c’est justement sur la dialectique entre nourriture et alimentation, texte et discours, énoncé et énonciation que E/C veut focaliser son attention dans l'un des dossiers prochains.
Le titre de ce "call for papers" veut déjà, en effet, conjuguer une action avec la manière de l'établir, c'est-à-dire une première pratique (l'action de manger) suivie d'une deuxième pratique (instruction) finalisée à la déterminer et l'adresser encore de nouveau. Le but, c’est de mettre au point les dynamiques communicatives et les valeurs supposées impliquées dans ces “textes programmateurs” qui, à plusieurs titres, circulent dans la sémiosphère, tout en proposant et aussi en définissant ce qui est digne d'attention alimentaire ou pas (comment consommer un repas, ce qu'il faut faire dans cas-ci où dans ce cas-là, où aller pour mieux exprimer cette forme de vie ou cette forme-là).
Autrement dit, un projet qui veut se poser à cheval sur la sémiotique du texte et la sémiotique des cultures, sur l'enquête des manifestations sociales et la recherche des conditions nécessaires d'où naissent ces mêmes manifestations. Ci-dessous quelques lignes envisageables de recherche:

Guides. Dans cette catégorie, on trouve les guides aux produits alimentaires (du vin au chocolat, de la bière aux pâtes), ainsi que les guides aux lieux de restauration (bistrots, cafés, restaurants, agritourismes, etc.), les sections des guides touristiques où l'on parle de cuisine ou l'on décrit des restaurants, des reportages œnogastronomiques.
En ce cas-là, le discours alimentaire se lie inévitablement à celui touristique, tout en prenant une forme nouvelle, tantôt en tant que motivation du déplacement (c'est le cas du tourisme œnogastronomique), tantôt en tant que partie intégrante de l’expérience du voyage (savourer de la cuisine locale devient la preuve d'avoir visité un lieu, signe de l’ouverture vers l’altérité). Mais, peut-on insérer dans cette catégorie aussi les bonnes manières alimentaires, véritable guide qu’il faut suivre pour édifier une image sociale positive ?
Étudier ces textes veut dire essayer de répondre aux questions suivantes : qui est le destinataire (un passionné, un curieux, un expert) ? Quel est le style alimentaire qu'on encourage ? Le guide se présente-t-il comme un guide (dans le sens propre du mot, avec la disparition de l’auteur et la prescription plus ou moins forte des conduites) ou nie-t-il son même statut (il donne des suggestions plutôt que des prescriptions et se présente comme romancé plutôt que rigidement articulé etc.) ?

Recettes et livres de recettes. L’étude de pionner de Greimas sur la recette de la soupe au pistou a eu le mérite de montrer la complexité narrative d’un genre au premier abord banal et donc mérite d’être reprise et approfondie. Le texte-recette tend à dépasser ses limites, tout en entraînant des objets, des sujets et des formes d’action et tout en récréant aussi des syntagmes intersubjectifs et inter-objectifs. Aujourd'hui les livres de recettes envahissent les librairies et ont beaucoup de succès auprès du public, se distinguent et essayent d’attirer l’attention en utilisant tantôt quelques narrateurs influents (les recettes de grands chefs ou des personnalités du monde télévisuel etc.) tantôt un créneau spécifique de public (des recettes pour cœliaques, pour végétariens, etc.).
Étudier ces types de textes veut dire alors d’une part mettre en relief la structure des programmes narratifs, les compétences implicites supposées (une pincée de sel à quoi correspond-elle ? pourquoi l'on explique comment préparer un tiramisu, tout en tenant pour sûr comment préparer le café ?), le procès de construction et la mise en scène du plat et, d'autre part, chercher d'autres formes de construction identitaire personnelle et d'autrui (qu’est-ce c'est typique ? et l'ethnique, à quoi correspond-il ?).
Mais encore, il veut dire aussi réfléchir sur des prescriptions et sur les marges de la liberté, sur l’institution d’un prototype invariant (la recette) et sur la multiplication de réalisations variables (le vrai chef, c’est celui qui, avec créativité, invente et élabore de nouveau une recette tout en ajoutant sa touche personnelle).

Diététique. Le mot “diète” évoque une isotopie dysphorique liée au contrôle et à la prescription, un procès basé sur des sacrifices finalisés à la définition et à la reconstruction d’une "forme bonne”. Cet univers sémantique rappelle le corps et sa conception, la notion de bien-être (et par conséquent de malaise), mais aussi un problème de confiance à accorder à celui qui fait une promesse (“si tu suis mes instructions, tu gagneras une forme physique enviable”).
Si d'un côté la diète – amaigrissante, reconstituante ou simplement entendue en tant que régime alimentaire correct – se lie à un discours scientifique où protéines et glucides, calories et gras deviennent de véritables acteurs sur la scène (le gras est un anti-sujet qui veut nous provoquer sous forme de gâteaux, les sels minéraux contenus dans des légumes et dans d'autres aliments sont nos alliés), de l'autre elle met en marche des situations où se croisent des tentatives improbables de conjuguer le goût et le bien-être, des manœuvres stratégiques et tactiques pour s'opposer à des obstacles potentiels (“si tu as cédé à la tentation, ne mange que des légumes pour une journée toute entière!”), mais aussi un côté pathémique fait de séductions, tentations, péchés de gourmandise et transgressions.
Un autre aspect à souligner c’est la scansion temporelle et aspectuelle: la diète est très dure dans sa phase initiale et même quand l'on atteint l'objectif préétabli, l'on constate qu'elle ne se termine jamais, parce qu'ensuite s’ouvre la phase du maintien, de la diminution de tension liée à l'atteint de l’objectif et l'imposition d'autres règles qu'il faut encore respecter, souvent “pour une vie tout entière”.
Et puis encore il y a aussi les discours sur les diètes, les unes s’opposant aux autres, la promotion des produits liés à un certain régime alimentaire et ainsi de suite...

␣ Emissions télévisuelles. Les émissions consacrées à la nourriture envahissent les écrans au point de devenir partie intégrante du quotidien.
Le discours alimentaire se réalise en plusieurs genres, de l’information au reality show, des films aux émissions de service. Les aliments y sont sélectionnés, analysés au microscope, ou deviennent des ingrédients, des parts d’un tout à composer à l'occasion d'une compétition, objets sur lesquels se focalise l’attention obsédante de l’enquêteur de tour, sur le fond des actions familières ou, de nouveau, des recettes à montrer et démontrer.
Des chefs essayant de remettre en marche des restaurants destinés à échouer, des compétitions entre enfants déjà capables de mettre en scène des mets raffinés, des équipes qui se risquent dans la réalisation de gâteaux gigantesques. Et le jeu du renvoi intertextuel ne s’arrête jamais : les protagonistes de ces émissions deviennent de véritables vedettes invitées dans d'autres émissions à parler de leur vie privée, ou auteurs de best seller et de livres de recettes, ou encore inventeurs de lignes de produits.
De la vedette devenant chef pour un jour, au chef devenant vedette, le chemin est court. L'émission se transforme en marque, instance discursive qui, tout en produisant des textes différents, prend position dans la sémiosphère véhiculant sa propre conception de l’alimentation et instituant des rôles thématiques spécifiques (le grand chef, le gourmand, le critique gastronomique, le cuisinier du quotidien, etc.).

Blog. Blog d’auteur, blog ouverts, blog qui ont un public vaste et blog adressés à un créneau de lecteurs: même en ce cas-là, le panorama des textes se prêtant à l’analyse est large et diversifié et, même en ce cas-là, des genres déjà rencontrés se retrouvent traduits en substances expressives nouvelles.
Des débats sur recettes, produits, émissions télévisuelles et du cinéma concernant l’alimentation, et puis encore, des critiques aux guides gastronomiques classiques taxés d’orgueil et d’autoritarisme et opposées aux blogs eux-mêmes forgés selon une vision utopique comme voix démocratiques et paritaires où toutes les opinions sont acceptées. Mais comment peut-on définir les narrations polyphoniques ? La hiérarchie de la community sur quoi se base-t-elle ? Dans ces cas-là, comment l'on vérifie l’authenticité de la description ou l’objectivité de l’appréciation exprimée?

␣ Objets. Il ne faut pas oublier le monde complexe des équipements de cuisine, produits liés à des instructions, en ses acceptions les plus différentes: d'un côté il y a en effet le mode d'emploi pour l'utilisation d’un objet, souvent complexe du point de vue technologique, de l'autre il y a des instructions concernant la préparation d'un bon plat grâce à l’objet en question.
Voilà l’apparition, dans toute sa grandeur, du problème de la construction d’une subjectivité hybride, de la délégation à des acteurs non humains, de la relation entre sujet d’état et sujet agent, du respect des rythmes et des temps, du réel objectif de "l'outil" (vise-t-il à contracter les temps ? or à améliorer le résultat ? Et quel est son utilisateur idéal ? Un professionnel créatif ou un pur exécutant, dégradé de ses mêmes potentialités ?).
En plus, de ce domaine fait aussi partie la confection qui, tout en recouvrant l’objet, doit attirer l'attention sur lui, montrer bien souvent le résultat magique de son action et la facilité surprenante de son emploi... ␣

Délai pour l’envoi des abstracts (max deux pages): 30 septembre 2012. Évaluation des abstracts par des éditeurs et des référents anonymes : 30 octobre 2012. Délai pour l’envoi des textes définitifs (max 20 pages + images éventuelles) : 31 mars 2013. Date de publication online prévue : 31 mai 3013.
Prière d'envoyer l’abstract complet de nom, prénom et affiliation à: [email protected] et [email protected]

Adresse

ICAR/Université Lumière Lyon 2/5 Avenue Pierre Mendès-France
Bron
69676

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