01/12/2017
Réforme du mode de scrutin pour les élections européennes de 2019 : je dénonce, au nom des Républicains, une manipulation électorale visant à favoriser les candidats d’Emmanuel Macron !
J’ai été reçu ce mercredi par le Premier ministre Edouard Philippe pour évoquer la réforme du mode de scrutin pour les prochaines élections européennes de 2019, en présence de Franck Proust, président de la délégation des députés français au groupe PPE du Parlement européen.
A moins de dix-huit mois du scrutin, les Républicains regrettent avec force que le gouvernement ait décidé de bouleverser les règles en vigueur pour l’élection des représentants français au Parlement européen.
Nous dénonçons les motivations évidentes de cette manipulation électorale : il s’agit d’abord et avant tout de favoriser les candidats d’Emmanuel Macron avec la constitution d’une liste fourre-tout abritant des candidats LREM dépourvus d’attache territoriale et des partis sous tutelle d’En Marche.
Le choix fait par le gouvernement reviendra également à gonfler le poids national des extrêmes, conséquence mécanique des scrutins à la proportionnelle, ce qui affaiblira le débat démocratique national et européen .
Cette modification annoncée est aussi un mauvais coup porté à la France des territoires et à la représentation de la diversité des réalités locales françaises, métropolitaine et ultra-marines, au Parlement de Strasbourg et dans les instances européennes.
Elle mettra fin à l’ancrage territorial actuel des députés européens au sein des régions dont les spécificités géographiques, économiques, sociales, environnementales ne sont pas les mêmes d’un territoire à l’autre.
Elle n’aboutira qu’à éloigner les députés européens des électeurs et donc des dimensions concrètes et quotidiennes de la mise en œuvre sur le terrain des politiques européennes alors même que, depuis 2014, les fonds européens sont gérés au niveau régional.
Pour la neuvième fois depuis 1983, un gouvernement cède à la tentation du changement des règles du jeu démocratique. A chaque fois, les candidats issus de ces majorités ont été lourdement battus. Il est particulièrement décevant que le Président de la République et le Premier ministre privilégient les intérêts partisans au détriment des intérêts de la France.
Bernard ACCOYER
Secrétaire général les Républicains