08/10/2015
C'est avec beaucoup de déception que j'ai appris que le local loué par Madame Kamara, rue du Général Leclerc, avait été remis à la location. Si certains affirment qu'elle n'a pas été soutenue, je tiens à m'inscrire en faux et à donner quelques précisions sur les aides que la Ville a fournies.
L'ouverture d'un commerce n'est pas chose aisée. Il faut à la fois être solide sur le plan financier, et respectueux des règles communes. En l'occurrence, l'ouverture d'un lieu de restauration doit, pour se faire, respecter plusieurs critères : la solidité financière du projet, le respect des normes d'hygiène et de sécurité, plusieurs autorisations municipales pour effectuer les travaux d'aménagement... Je connais bien évidemment les qualités de Madame Kamara en termes de restauration, comme elle nous le prouve régulièrement sur les événements de la Ville : Fête de la musique, 10 ans de l'Espace Nelson Mandela, Marché africain...
Pour l'aider dans son entreprise, les services municipaux se sont mobilisés. Ainsi, depuis plusieurs mois, elle était suivie par différents acteurs municipaux, du CCAS au service Hygiène et Sécurité, en passant par le Manager de commerce, qui l'ont écoutée, conseillée, et l'ont soutenue pour obtenir des aides pour créer son commerce sans mettre en péril sa situation personnelle.
Ce projet, si intéressant pour notre ville, demandait une assise financière qui, visiblement, n'était pas au rendez-vous. Et malgré l'ensemble des recommandations et conseils des services, les démarches administratives n'ont pas été menées. Ce projet enthousiaste mais fragile, abandonné avant l'ouverture, était sans doute d'une ampleur trop importante, d'un point de vue technique et financier. Et que dire de la location de ce local, qui n'était pas adapté à devenir un lieu de restauration : trop proche des habitations voisines, avec beaucoup de travaux d'aménagement et de mise aux normes à réaliser...
A Djeneba Kamara, que je connais si bien et dont je reconnais l'enthousiasme et la générosité, en tant que femme et en tant que Présidente de l'ABSFAO, j'adresse un message de soutien le plus sincère. Nous continuerons d'encourager et de soutenir votre action, comme nous l'avons toujours fait, au service de tous.
Christiane Lecoustey
Première Adjointe au Maire, déléguée à la Vitalité de Brétigny