Le musée français de la Photographie

Le musée français de la Photographie 🏛🇫🇷📸 Toute l'histoire de la photographie et l'histoire de toute la photographie 😉. Charte de modération / https://bit.ly/3soPpRQ

Breveté en 1925 par Anatol Josepho, le Photomaton n’est pas le premier procédé photographique automatique et instantané,...
19/06/2026

Breveté en 1925 par Anatol Josepho, le Photomaton n’est pas le premier procédé photographique automatique et instantané, mais son succès est immédiat et planétaire. Tout d’abord attraction foraine, le portrait au Photomaton se veut ludique. On ose des grimaces, des poses de dos ou avec son chien 🐕, loin des standards de la posture figée dictée par le photographe de studio. Devant le succès remporté par le Photomaton, plusieurs procédés concurrents apparaissent dans les années 30, tel le Photomatic. En France, c’est la Société Continentale de Photomaton qui s’implante dans les Grands Magasins et les parcs d’attractions 🎢tels Luna Park et le Jardin d’Acclimatation. Ces cabines ne sont pas encore automatisées et nécessitent la présence d’une opératrice, Miss Photomaton, qui suggère des poses et ajuste le diaphragme avant la prise de vue. Il faut attendre 1968 avant que les cabines françaises fonctionnent par simple introduction d’une pièce de monnaie.

L’absence de décor en arrière-plan et le cadre unique et serré effacent toute dimension sociale de ce type de portrait, qui devient, dès les années 30, un standard de la photographie d’identité. Le processus reste le même pendant des décennies. On entre dans la cabine, on tire le rideau derrière soi pour créer un climat plus intime et on règle l’inconfortable tabouret pour être à hauteur de l’objectif de l’appareil. Souvent surpris par le premier flash, on se repositionne pour les trois suivants et ainsi obtenir quatre clichés, en espérant qu’au moins l’un d’eux soit réussi ! Après quelques minutes à attendre que la bande photographique passe dans le révélateur et la sécheuse, le suspense prenait fin. Yeux fermés ? Air hébété ? Visage non cadré ? Les photos ratées sont autant de souvenirs que les bonnes.

D’autres portraits réalisés au Photomaton vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr

Dès septembre 1839, alors qu’il défend l’invention de la daguerréotypie devant la Chambre des députés, Arago évoque la p...
12/06/2026

Dès septembre 1839, alors qu’il défend l’invention de la daguerréotypie devant la Chambre des députés, Arago évoque la photographie prise depuis les hauteurs à des fins de connaissance topographique 🗺. Quelques années plus t**d, en 1858, le célèbre photographe Nadar, passionné d’aérostation, dépose un brevet intitulé « Un nouveau système de photographie aérostatique », qui vise à utiliser la photographie à des fins cartographiques, voire militaires. Grâce à un ballon captif positionné à quatre-vingts mètres au-dessus du sol, il réalise ses premières images aériennes près du Petit-Bicêtre, à proximité de Paris.

Au début du 20e siècle, avec l’essor de la photographie au gélatino-bromure d’argent concomitamment au développement de l’aviation ✈, les militaires s’emparent de la photographie aérienne et n’ont eu de cesse d’en améliorer la technique, permettant, par exemple, de reconnaître le territoire ennemi en temps réel.

Mais ce sont surtout les évolutions techniques des obturateurs qui améliorent la qualité des images prises en plein vol. Large ouverture de la focale, grand rendement lumineux et vitesses réglables, sont autant de caractéristiques qui rendent possible l’obtention d’images avec un éclairement homogène et non déformées, quelle que soit la vitesse relative de l’objet photographié par rapport à l’objectif. L’utilisation de la photographie aérienne s’est alors élargie à de nombreux secteurs : recherches archéologiques, cartographie, urbanisme, géographie… Aujourd’hui, elles peuvent être réalisées depuis l’espace via les satellites ou avec des drones.

D’autres appareils et photographies aériennes vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr

Les outils d’édition numérique permettent aujourd’hui de « détourer » un sujet en supprimant un arrière-plan ou des part...
05/06/2026

Les outils d’édition numérique permettent aujourd’hui de « détourer » un sujet en supprimant un arrière-plan ou des parties d’une image. À l’époque de la photographie argentique, cette opération nécessitait de masquer des portions du négatif. A la retouche manuelle à la gouache 🖌s’ajoutent également des accessoires tels les dégradateurs.

La manipulation de cet accessoire est aisée pour le photographe. Il lui suffit de superposer le dégradateur avec le négatif au moment du tirage. Composés de lames de verre plus ou moins colorées ou de nombreuses superpositions de papier transparent et découpé, les dégradateurs offrent la possibilité d’estomper les contours ou de créer une forme autour du sujet photographié.

Certains modèles plus élaborés permettent même au photographe de varier les formes obtenues. Constitués d'un cadre en bois à volet noirci intérieurement dans lequel le photographe place le négatif et le papier sensible comme à l’ordinaire pour réaliser son tirage, ces accessoires sont également munis de dents mobiles. Celles-ci peuvent être pivotées les unes sur les autres de façon à leur donner toutes les ouvertures possibles et ainsi multiplier les dégradés : poire 🍐, ovale 🏉, ronde⚪, étoilée ⭐…

D’autres photographies prises avec un dégradateur vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr

Dans la France de la IIIe République, dans un contexte de récidive galopante, la police se heurte à un processus d’ident...
29/05/2026

Dans la France de la IIIe République, dans un contexte de récidive galopante, la police se heurte à un processus d’identification des criminels obsolète et appelé à être réformé. En effet, faute de carte d’identité, les suspects profitent souvent de l’absence de preuves concrètes pour changer de nom et échappent ainsi à la justice.

En 1882, Alphonse Bertillon crée le Service d’identification de la préfecture de Police et un nouveau système d’identification : le « bertillonnage ». Ce système de fichage d'individus suspects est basé sur la prise de mensurations de la tête, des bras et des jambes ainsi que sur la prise de vue de face et de profil de l’individu. Il est ensuite complété par un « portrait parlé », c’est-à-dire une description des spécificités physiques puis, quelques années plus t**d par la collecte des empreintes digitales.

Les fiches sont alors classées pour permettre un comparatif avec des éléments trouvés sur des scènes de crimes ou pour confondre un suspect. En 1890, Bertillon avait constitué un catalogue de près de 90.000 fiches.

D’autres photographies et documents liés à Alphonse Bertillon vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr

L’industrie photographique n’a eu de cesse de vouloir élargir sa clientèle, notamment par une gamme d’appareils variée. ...
22/05/2026

L’industrie photographique n’a eu de cesse de vouloir élargir sa clientèle, notamment par une gamme d’appareils variée. Dotés de multiples fonctionnalités pour les amateurs de technique, stylisés pour le public féminin ou encore simplissimes pour le jeune public, les marques rivalisent d’idées pour envahir le marché. 📷

En 1963, Kodak invente un nouvel appareil très facile à utiliser : l’Instamatic. Léger et de petites dimensions, il propose une prise de vue automatisée : une seule vitesse pour l’obturateur, une focale simple et pas de zoom. Il se charge avec une petite cartouche, le Kodapak. Plus d’erreur possible dans le chargement de la pellicule : la cassette est asymétrique, on ne peut même pas l’introduire à l’envers. On ouvre le dos de l’appareil, on y pose le Kodapak, et il est prêt à prendre des photos ! Pendant presque deux décennies, sa popularité en fait un cadeau idéal à la communion, comme le vantent les publicités de l’époque.

L’instamatic 50 originel connaitra de multiples déclinaisons jusqu’à l’arrêt de sa production en 1988, dont le modèle emblématique Instamatic 126 : Kodak en a produit 10 millions. Et, finalement, ce sont plus de 50 millions d'exemplaires, toutes versions confondues, qui seront écoulés sur le marché mondial. 🌍

D’autres modèles d’Instamatic et de publicités Kodak vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr

« Après avoir été une expérience scientifique, la photographie est maintenant devenue un jeu », écrivait August Strindbe...
15/05/2026

« Après avoir été une expérience scientifique, la photographie est maintenant devenue un jeu », écrivait August Strindberg en 1896. En effet, en cette fin du 19e siècle, des ouvrages entiers proposent aux photographes amateurs de s'amuser avec la photographie. Sous l'appellation de « récréations photographiques », cette pratique met en œuvre toute une gamme de petites astuces qui vont de la simple surimpression au photomontage le plus raffiné, et permettent aux amateurs d'élaborer des images humoristiques et divertissantes. L'effet est garanti et le succès au rendez-vous. Au début du XXe siècle, cette pratique privée envahit la sphère publique, notamment dans la presse illustrée, l'industrie de la carte postale ou la photographie foraine. 🎠

Ces ensembles de vignettes, par exemple, permettaient de mettre en scène de simples portraits, en reprenant le principe d’un passe-tête ou en ajoutant un cadre plus ou moins élaboré. Le mode d’emploi donne la procédure à suivre, basée sur un double tirage de l’image à reproduire : "On commence par tirer une épreuve de la vignette avec la formule choisie en ayant soin d'appliquer le papier sensible contre le dessin. On fait ensuite un second tirage avec le cliché comportant le sujet qu'on désire reproduire, en ayant soin de couvrir, au moyen du cache correspondant, l'image de la vignette qui a déjà été reproduite sur le papier sensible.".

D’autres images réalisées avec des caches vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr

A la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, le fond de studio est l’accessoire indispensable de tout atelier photo...
08/05/2026

A la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, le fond de studio est l’accessoire indispensable de tout atelier photographique. Mesurant plusieurs mètres et enroulé sur une tringle posée en hauteur, il se déroulait jusque sous les pieds des personnes photographiées pour créer une ambiance. Intérieurs solennels d’église ⛪ou d’appartement bourgeois richement décoré, paysages champêtres 🌻, forestiers ou maritimes ⛵, coloré ou noir et blanc… Les catalogues commerciaux regorgent de modèles qui permettent aux photographes de s’équiper, afin d’offrir à leurs clients des décors variés, souvent agrémentés d’accessoires comme des guéridons, des fûts de colonne, des rambardes, des plantes 🎍…

D’autres photographies de studio et fonds de studio vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr

Les premières photographies stéréoscopiques datent de 1840. Mais elles prennent réellement leur essor en 1851, avec la p...
01/05/2026

Les premières photographies stéréoscopiques datent de 1840. Mais elles prennent réellement leur essor en 1851, avec la présentation d'épreuves à l'exposition universelle de Londres. Tout d’abord vues commerciales compilées dans des catalogues de ventes par les éditeurs, la photographie stéréoscopique devient une pratique amateur populaire à la fin du 19e siècle. Les industriels s’emparent de cet engouement et proposent alors moult produits : boites de plaques prêtes à l’emploi, appareils de prise de vue, appareils de lecture adaptés au rendu du relief.

La société Richard, spécialisée dans la fabrication d’appareils de mesure de précision, est créée par Félix Richard au milieu du 19e siècle. A sa mort en 1876, ses trois fils en reprennent la direction sous le nom de Richard Frères. Elle est ensuite dissoute en 1891 et Jules Richard fonde sa propre entreprise, spécialisée cette fois-ci en photographique stéréoscopique. En 1893, il crée le Vérascope, un appareil stéréoscopique entièrement métallique, à plaque, dans les formats 6 x 13 cm et 4,5 x 10,7 cm. C’est le modèle d’appareil qui connut le plus grand succès dans l’histoire de la photographie stéréoscopique, grâce à de nombreuses campagnes publicitaires. Il sera décliné en pas moins de soixante-dix-huit variantes entre 1894 et 1937. 🤓

Jules Richard est également l’inventeur en 1920 du Taxiphote, une visionneuse stéréoscopique de table possédant un système à paniers interchangeables et disposant d’un réglage de mise au point. Ainsi le spectateur pouvait visionner jusqu’à vingt-cinq images à la suite, sans à avoir à recharger la visionneuse. Toujours à la pointe des avancées techniques même après la mort de son fondateur, la société Jules Richard commercialisera en 1939 le tout premier appareil stéréoscopique à film 24x36 mm grand public : le Vérascope 40. Elle reste un des plus grands noms de l’industrie de la photographie stéréoscopique.

D’autres images et objets liés à l’activité de Jules Richard vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr💂

La projection de diapositives - longtemps seule façon de montrer les « couleurs de la vie » en photographie - est contra...
24/04/2026

La projection de diapositives - longtemps seule façon de montrer les « couleurs de la vie » en photographie - est contraignante. Elle impose matériels et conditions particulières : projecteur, écran, obscurité de la pièce... De ce fait, elle est d'abord cantonnée à des usages collectifs, proches du cinéma. 🎬

De puissants moyens publicitaires sont déployés pour convaincre les particuliers de s'équiper de ces dispositifs. Pendant les années 1950 à 70, Kodak installe par exemple dans la gare centrale de New-York son gigantesque « Colorama » basé sur des « diapositives » rétro-éclairées de 18 mètres de largeur.

D’autres publicité, matériels de projection et diapositives vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr

Au milieu du 19e siècle, alors que le daguerréotype commence à peine à se répandre, d’autres techniques voient le jour. ...
17/04/2026

Au milieu du 19e siècle, alors que le daguerréotype commence à peine à se répandre, d’autres techniques voient le jour. Parmi elles, celle du collodion humide qui nécessite une préparation de la plaque photographique peu de temps avant la prise de vue. La photographie en extérieur relève alors de l’exploit tant dans les déplacements que dans les manipulations.

Pour surmonter ces obstacles Jonte et Domenech créent le laboratoire de voyage. ⛺Celui-ci se compose d’un appareil et de l’ensemble des accessoires nécessaires à la prise de vue. A prix modéré, cette invention est destinée au professionnel comme à l’amateur se présente sous forme « d’un colis parfaitement portatif ».

Le procédé au collodion sec et surtout les plaques photographiques au gélatino-bromure d’argent permettent ensuite de se dispenser du matériel de laboratoire pour la photographie en extérieur. Comme l’explique Louis Figuier dans son article sur la Photographie in Les Merveilles de la Science : « Ce que le touriste photographe doit nécessairement emporter, c’est 1° une chambre obscure, avec son pied ; 2° des objectifs, de force diverse ; 3° une boîte contenant les réactifs et les cuvettes destinés à faire le développement des négatifs, quand on juge cette opération exceptionnellement utile ». Le matériel s’allège et se perfectionne à la plus grande joie des amateurs photographes.📷

D’autres matériels pour la photographie en plein air vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr

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78 Rue De Paris
Bièvres
91570

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Jeudi 13:30 - 17:30
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