19/06/2026
Breveté en 1925 par Anatol Josepho, le Photomaton n’est pas le premier procédé photographique automatique et instantané, mais son succès est immédiat et planétaire. Tout d’abord attraction foraine, le portrait au Photomaton se veut ludique. On ose des grimaces, des poses de dos ou avec son chien 🐕, loin des standards de la posture figée dictée par le photographe de studio. Devant le succès remporté par le Photomaton, plusieurs procédés concurrents apparaissent dans les années 30, tel le Photomatic. En France, c’est la Société Continentale de Photomaton qui s’implante dans les Grands Magasins et les parcs d’attractions 🎢tels Luna Park et le Jardin d’Acclimatation. Ces cabines ne sont pas encore automatisées et nécessitent la présence d’une opératrice, Miss Photomaton, qui suggère des poses et ajuste le diaphragme avant la prise de vue. Il faut attendre 1968 avant que les cabines françaises fonctionnent par simple introduction d’une pièce de monnaie.
L’absence de décor en arrière-plan et le cadre unique et serré effacent toute dimension sociale de ce type de portrait, qui devient, dès les années 30, un standard de la photographie d’identité. Le processus reste le même pendant des décennies. On entre dans la cabine, on tire le rideau derrière soi pour créer un climat plus intime et on règle l’inconfortable tabouret pour être à hauteur de l’objectif de l’appareil. Souvent surpris par le premier flash, on se repositionne pour les trois suivants et ainsi obtenir quatre clichés, en espérant qu’au moins l’un d’eux soit réussi ! Après quelques minutes à attendre que la bande photographique passe dans le révélateur et la sécheuse, le suspense prenait fin. Yeux fermés ? Air hébété ? Visage non cadré ? Les photos ratées sont autant de souvenirs que les bonnes.
D’autres portraits réalisés au Photomaton vous attendent à la rubrique Collections numérisées sur notre site internet www.museedelaphoto.fr