24/04/2018
[COMMUNIQUE DE PRESSE]
➡️ Loi Asile et immigration : le gouvernement flirte avec l’idéologie du Front National
De la devise républicaine « Liberté • Égalité • Fraternité », il ne transparaît absolument rien dans la loi Asile et Immigration. Par son inhumanité, ce texte bafoue nos principes les plus fondamentaux. Les Jeunes Génération•s de Besançon dénoncent le vote des deux député•e•s du Grand Besançon, Fannette Charvier et Eric Alauzet, en faveur de cette loi.
Ces dernières semaines, Emmanuel Macron et Gérard Collomb ont révélé au grand jour leur penchant sécuritaire et anti-immigration flirtant ainsi avec les thèses historiques de la droite et du Front National.
Emmanuel Macron se plaît à évoquer, partout où il passe, « l’héroïsme et la grandeur » de la France. Par cette loi, la France n’est ni grande, ni héroïque. Au-delà de nos valeurs abîmées, ce sont des vies qui seront brisées. Où est l’humanité de la France lorsqu’elle enferme des enfants, dans des conditions insupportables, en centres de rétention ? Où est l’humanité de la France lorsqu’elle réduit le délai de recours des demandeurs et demandeuses d’asile ? Où est l’humanité de la France lorsqu’elle affaiblie le droit à la santé des exilé•e•s ?
Les Jeunes Génération•s de Besançon refusent et refuseront toujours toutes formes de collusion avec l'extrême-droite et s’indignent quand les deux député•e•s bisontin•e•s votent pour cette loi. Outre le vote de Fanette Charvier dont personne ne sait quels sont réellement les tenants de son idéologie “ni de droite, ni de gauche”, celui d’Eric Alauzet, député écologiste sous la précédente législature a de quoi poser des questions.
Il est important de rappeler également que la ville de Besançon s’est toujours inscrite dans une démarche humaniste. Son maire, Jean Louis Fousseret, s’était engagé en faveur de l'accueil des exilé•e•s en 2015. Aujourd’hui, force est de constater que ceux-ci ne sont plus les bienvenus et que la promesse d’un accueil digne sur le sol bisontin n’est plus à l’ordre du jour.
Les Jeunes Génération•s réaffirment leur soutien aux associations qui s’engagent en faveur de l’accueil des exilé•e•s, et exigent pour ces enfants, ces femmes et ces hommes qui ont quitté leur pays au péril de leur vie, un accueil digne. Pour cela, ils demandent une politique d’insertion courageuse. L’Etat doit investir massivement dans la création d’hébergements et mettre les moyens nécessaires pour un accompagnement social et juridique juste.