01/04/2026
🔴 Nos enfants ne peuvent pas être laissés seuls face aux logiques économiques et aux mécanismes addictifs des réseaux sociaux. C’est une question certes de protection, mais aussi de modèle de société.
Au Sénat, nous avons fait le choix d’une réponse fondée sur l’efficacité plutôt que sur l’affichage. Interdire sans pouvoir appliquer, c’est créer une illusion de protection. Encadrer, responsabiliser et accompagner, c’est agir réellement.
Le numérique fait partie de la vie de nos jeunes, notamment dans le temps scolaire. Notre devoir est d’en limiter les risques sans les couper du monde, en posant des règles qui protègent et qui tiennent dans la durée.
Le texte du Sénat s’inscrit dans cette exigence :
✔️ protéger les plus jeunes face aux contenus nocifs et aux mécanismes d’addiction,
✔️ responsabiliser les plateformes, qui ne peuvent plus se soustraire à leurs obligations,
✔️ redonner toute leur place aux parents dans l’accompagnement des usages,
✔️ construire une régulation crédible à l’échelle européenne.
Le véritable enjeu est politique : voulons-nous une jeunesse exposée sans filtre à des algorithmes conçus pour capter l’attention, ou une jeunesse accompagnée vers un usage éclairé et maîtrisé du numérique ?
Il faut aussi avoir le courage du principe de réalité. Une interdiction générale, si elle n’est pas applicable, serait contournée, par les jeunes comme par les plateformes, et affaiblirait l’objectif même de protection. La responsabilité politique consiste donc à bâtir un cadre exigeant, applicable et durable.
Protéger les mineurs, ce n’est pas freiner leur liberté. C’est créer les conditions d’une émancipation réelle dans un environnement numérique devenu incontournable.
RDSE Sénat Parti Radical