17/01/2015
Bonjour à tous,
Je viens de prendre connaissance d'un message adressé par un(e) habitant(e) de Bavilliers. Je vous en fait part ainsi que de ma réponse, pour que vive notre Démocratie !
Conversation entre C.j. Bavilliers et Bavilliers Démocratie
C.j. Bavilliers
16 janvier 06:35
Question d'un citoyen préoccupé par le devenir de sa commune à la candidate Nedhi aux élections municipales.
Aurez-vous, comme Eric Koeberlé, le conviction de tenir à temps plein le poste de Maire et pour cela, vous mettre en disponibilité de votre poste de cadre, poste à responsabilité il me semble, du Conseil Général?
Les citoyens de Bavilliers pourront-ils encore voir leur Maire dans les rues de la commune chaque jour et pouvoir lui adresser directement ses doléances sans passer par les procédures administratives?
En résumé, serez-vous un Maire disponible et sur le terrain ou serait-ce un retour en arrière à une aire à la "Lanquetin" où la ville était administrée par un Maire invisible ?
Les citoyens de Bavilliers attendent une réponse...
REPONSE
Bonjour,
Mon engagement dans la fonction de maire sera permanent. Je serai à l’écoute des habitants de Bavilliers et disponible pour ne pas laisser leurs demandes sans réponse. Pour ce qui me concerne, la disponibilité à 100% revendiquée par Éric Koeberlé, m’oblige aux commentaires suivants.
Le tribunal administratif de Besançon a prononcé son inéligibilité le 26 juin 2014. L’unique raison pour laquelle il a fait appel devant le Conseil d’Etat était de gagner du temps d’assurer un espace de 6 mois entre son détachement du Conseil général débutant en avril 2014 et une nouvelle élection qui est aujourd’hui fixée au 1er février 2015.
Il lui était donc facile de se déclarer disponible à 100% de son temps puisque n’exerçant plus d’activité professionnelle.
Mais totalement disponible pourquoi faire ?
Se former à sa mission de premier magistrat car néophyte dans cette fonction ?
Etudier de nouveaux dossiers, mettre en place de nouveaux projets ?
A ma connaissance rien de tout cela !
Monsieur Koeberlé a passé son temps à organiser sa communication personnelle et sa future campagne électorale prévisible du fait de son invalidation. Le tout aux frais de la commune.
Il a par ailleurs pris des responsabilités dans les organismes extérieurs, où bien entendu, il s’implique aussi à 100% (CAB, SMAU, SIAGEP, AUTB, etc.)
Aujourd’hui, du fait de la perte de sa qualité d’élu, il ne peut plus être détaché pour exercer un mandat ; il a donc demandé un détachement pour élever ses jeunes enfants. Tâche à laquelle il se consacre aussi à 100% semble-t-il. Vous comprenez pourquoi le motif de son détachement initial n’était pas réellement fondé.
Pour moi, il y a deux catégories d’élus, ceux qui veulent faire carrière en devenant des professionnels de la politique et en faire un métier.
Et il y a ceux qui pensent qu’être élus par leurs concitoyens, c’est être chargés d’une mission, à remplir dans l’intérêt de tous, avec un engagement limité dans le temps, et sans en avoir besoin pour vivre.
J’appartiens à cette deuxième catégorie. J’ai produit, au cours de mon mandat d’ajointe à l’éducation et à la culture, un travail conséquent avec les institutions publiques (CAF, DRAC, par exemple) pour rechercher des financements pérennes destinés à la mise en place de services permanents et abordables financièrement par à la population.
Le travail important qui est demandé au premier magistrat (animation des élus, des personnels, de la vie associative et sociale de la ville) ne s’accomplit pas seulement dans les rues. Je suis avec les gens, j’aime les gens, j’ai beaucoup d’empathie pour eux, mais leur sourire, les saluer ne suffit pas. Pour eux il faut, avec persévérance, mettre en place les services, concevoir les projets, conduire les actions qui sont nécessaires à la satisfaction de leurs besoins.
Je ne me contenterai pas des « oui, j’entends bien », ou « je vous ai bien écouté » ou encore « je vais voir ce que je peux faire »… L’écoute « active » que pratiquent certains politiques est, à l’évidence, la posture d’élus qui n’ont pas grand-chose, ou déjà plus rien à dire.
Isabelle Nehdi,
Candidate au poste de maire.