01/09/2026
Marcelle Burban nous a quittés, Bagnolet perd une grande dame
C'est avec une profonde tristesse qu'on a appris le décès de notre camarade Marcelle Burban, à l'âge de 100 ans.
Il y a peu encore, on était auprès d'elle pour fêter son centième anniversaire. On retrouvait son sourire, sa mémoire intacte, son regard toujours attentif sur Bagnolet, sur ses habitants, sur la vie politique. Et sur ce qui avait été le fil conducteur de toute son existence : être utile aux autres, agir pour une société plus juste et plus fraternelle.
Aujourd'hui, l'émotion est immense.
Avec Marcelle disparaît une figure de notre ville. Une militante communiste de toujours. Une femme de convictions qui aura consacré une grande partie de sa vie à Bagnolet et à ses habitants.
Conseillère municipale, puis adjointe au maire de Jacqueline Chonavel, chargée de l'Éducation et de la Santé, Marcelle appartenait à cette génération d'élus pour qui le mandat n'était ni un titre ni une fonction. C'était un engagement quotidien au service de la population.
Son action a laissé des traces profondes et concrètes dans notre ville. Elle a contribué à la création du Centre municipal de santé, et à l'installation d'Elsa Rustin à sa direction. Elle est aussi à l'origine des centres de quartier, pensés comme des lieux où les habitants pouvaient se rencontrer, échanger, construire ensemble, faire vivre la solidarité. Le premier d'entre eux, le Centre Anne Frank, reste aujourd'hui encore un témoignage de cette conception ambitieuse du communisme municipal et de la démocratie de proximité.
Habitante de La Noue depuis la fin des années 1970, Marcelle connaissait Bagnolet dans ce qu'elle avait de plus vivant : ses quartiers, ses familles, ses luttes, ses espoirs. Elle croyait profondément à la proximité avec les habitants, à la concertation, à la capacité de l'action publique à changer concrètement la vie.
Mais Marcelle, ce n'était pas seulement l'élue.
C'était aussi la camarade. Celle des réunions de section, des débats passionnés, des campagnes militantes, des discussions qui se prolongeaient t**d. Celle de toutes ces années passées côte à côte avec tant de communistes bagnoletais. Tous ceux qui l'ont connue racontent la même chose : son sourire, sa chaleur humaine, sa fidélité. Mais aussi sa curiosité intellectuelle, ce goût du débat qui ne l'a jamais quittée.
À travers elle, c'est toute une histoire de notre ville et de notre militantisme qui remonte. Une histoire faite de femmes et d'hommes convaincus que la politique pouvait être belle quand elle servait l'émancipation humaine, la solidarité, l'éducation, la santé, la dignité de chacune et chacun.
Cent ans de vie. Cent ans d'une histoire qui se confond, pour une part, avec celle de Bagnolet.
Marcelle nous quitte. Mais elle reste présente dans notre mémoire collective. Elle reste dans ce qu'elle a contribué à construire, dans les services publics qu'elle a défendus, dans les lieux de solidarité qu'elle a fait naître, et dans le souvenir de toutes celles et ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin.
On adresse à sa son fils Martial, à ses proches, à ses amis, à tous ses camarades, nos pensées les plus affectueuses et nos condoléances les plus fraternelles.
Au revoir Marcelle
Ta mémoire restera longtemps vivante parmi nous.