10/05/2025
Aujourdâhui, la France commĂ©more lâabolition de lâesclavage. Une journĂ©e de mĂ©moire nationale. Une journĂ©e de respect. Une journĂ©e de vĂ©ritĂ©.
Mais se souvenir ne suffit pas. Car la mĂ©moire nâest pas un musĂ©e figĂ©, câest un combat vivant, un acte politique, une exigence de justice.
Des millions de femmes, dâhommes et dâenfants arrachĂ©s Ă leur terre, vendus, dĂ©portĂ©s, rĂ©duits en esclavage, pour enrichir les puissances coloniales. Cette barbarie a Ă©tĂ© pensĂ©e, organisĂ©e, lĂ©galisĂ©e. Elle a laissĂ© des traces profondes : dans nos territoires, nos quartiers, nos corps, nos silences.
Ă La France insoumise, nous refusons que cette mĂ©moire soit symbolique. Elle doit devenir fondatrice. Elle doit irriguer lâaction publique. Elle doit ĂȘtre institutionnalisĂ©e avec force et vĂ©ritĂ©.
Câest pourquoi nous portons 3 mesures immĂ©diates :
1ïžâŁ Faire du 4 fĂ©vrier une journĂ©e nationale en mĂ©moire des victimes de lâesclavage.
âĄïž Le 4 fĂ©vrier 1794, la PremiĂšre RĂ©publique abolit lâesclavage dans toutes les colonies françaises. Une date historique, rĂ©volutionnaire, trop souvent effacĂ©e. Elle doit retrouver la place quâelle mĂ©rite.
2ïžâŁ CrĂ©er un musĂ©e national de lâHistoire de lâesclavage et de son abolition.
âĄïž Pour que la mĂ©moire ne soit pas cantonnĂ©e Ă quelques plaques ou cĂ©rĂ©monies, mais transmise Ă toutes les gĂ©nĂ©rations, dans un lieu vivant, engagĂ©, au cĆur de la RĂ©publique.
3ïžâŁ Faire de cette mĂ©moire une prioritĂ© Ă©ducative, scientifique et civique.
âĄïž En renforçant la recherche universitaire, en formant les enseignants, en repensant les programmes scolaires pour y intĂ©grer pleinement lâhistoire de lâesclavage, du Code Noir, de la colonisation et de lâimmigration.
Parce que sans vĂ©ritĂ©, il nây a pas de justice.
đą Nous nâoublions pas. Nous agissons. âŒïž