23/03/2026
Élections municipales dans le Gers : le vent tourne, Renaissance progresse
À L’Isle-Jourdain, Eric Bizard (sans étiquette) renverse le maire sortant de gauche avec
50,53 % des suffrages — 2 180 voix — dans une quadrangulaire spectaculaire face à trois
autres listes. En 2020, il avait perdu de 10 voix. Cette fois, l’écart ne prête à aucune discussion.
Sa liste citoyenne, portée par la rigueur budgétaire et la proximité, a convaincu une majorité claire. Nous tenons à le féliciter.
À Auch, la liste du centre et de la droite conduite par Thierry Carrascosa, soutenue par notre
député Jean-René Cazeneuve, a fait trembler la majorité en terminant à seulement 42 voix
d’écart (37,21 % contre 37,74 %) — dans une ville à gauche depuis 1977. Quarante-deux voix :
c’est le son d’un verrou qui commence à céder.
Plus largement, nous saluons les alternances à Fleurance (Grégory Bobbato, 56,33 %) à
Valence-sur-Baïse (Mathieu Duffillol, 56,01 %) ou encore à Mauvezin. De commune en
commune, les Gersois expriment une même exigence : le renouvellement d’un département
dirigé trop longtemps par la même famille politique.
Au plan régional et national, nous nous réjouissons de la réélection de Jean-Luc Moudenc à Toulouse (53,87 %) face à l’alliance LFI-PS, et de l’élection de Thomas Cazenave à Bordeaux (50,95 %), qui reprend la ville au maire écologiste sortant. Ces deux victoires sont aussi une garantie pour le projet de LGV Bordeaux-Toulouse : les deux métropoles sont désormais
dirigées par des élus déterminés à faire aboutir cette infrastructure décisive, notamment pour
continuer le désenclavement du Gers.
Quand il s’agit concrètement de diriger une ville, les électeurs choisissent la compétence
plutôt que l’invective, le projet plutôt que le slogan. Les extrêmes, si sonores dans l’hémicycle, se heurtent à cette réalité : une mairie n’est pas une tribune.