Le Mouvement écologiste indépendant (MEI) est un parti politique français, créé en 1994 à l'initiative d'Antoine Waechter (également fondateur des Verts). Il considère l'écologisme comme un projet politique à part entière, distinct de la droite et de la gauche, mais pouvant s'allier aussi bien avec l'une qu'avec l'autre. C'est une de ses différences avec les Verts qui considèrent l'écologisme soit
comme un courant de la gauche, soit comme un courant distinct mais ne devant néanmoins s'allier qu'avec la gauche. HISTORIQUE:
À sa fondation en 1994, le MEI pense récupérer très vite la prédominance de l'écologie politique en France, bénéficiant du nom d'Antoine Waechter, pendant longtemps représentant le plus médiatisé des Verts, dont le MEI pense qu'ils sombreraient dans une mouvance marginale proche de l'extrême gauche. Ce nouveau parti est alors composé de nombreux Verts, ayant quitté ou ayant été exclus du mouvement. Or c'est Dominique Voynet, des Verts, qui représente l'écologie à l'élection présidentielle de 1995 car le MEI, nouvellement créé, n'a pas eu le temps de mettre en place une campagne pour obtenir le nombre requis de signatures. Deux ans plus t**d, en 1997, l'accord passé entre le Parti socialiste et les Verts, donne à ces derniers une représentation parlementaire et des ministres. Elle permet de donner aux Verts la part la plus importante de la représentation de l'écologie politique dans les médias et l'opinion. Aux élections européennes de 1999, cette prédominance des Verts se confirme lorsque la liste menée par Antoine Waechter ne fait qu'1,52% contre 9,72% pour les Verts. Dans quelques régions néanmoins, grâce à des militants historiques de l'écologie restés au sein du MEI, le parti est arrivé à concurrencer les Verts et à occuper un terrain que n'arrivent pas à tenir les autres mouvements écologistes non Verts (Alsace, Alpes-Maritimes et Auvergne notamment). Ainsi, aux élections cantonales et municipales de 2001, le MEI arrive à obtenir quelques élus dans ces régions. Le résultat des élections régionales de 2004 est significatif du poids comparé des Verts et du MEI. Le MEI obtient des résultats de 2,35 à 7,4 % dans les régions où les Verts partent dès le premier tour en union avec le PS alors que, dans les régions où les Verts partent en autonomie comme l'Auvergne ou le Nord-Pas-de-Calais, les scores du MEI sont plus faibles. De même, aux élections européennes de juin 2004, le MEI ne se présente que dans la circonscription interrégionale Est, où il fait 2,76%. En 2005, le MEI perd une partie de ses adhérents, partisans du "non" au référendum sur le TCE, dont des membres de son Conseil national, suite à la divergence qui a suivi l'interprétation à faire du résultat du référendum interne au mouvement sur le choix de vote sur le TCE. Une partie des partants rejoint les Verts après le référendum. En 2006, un accord de non concurrence est proposé entre plusieurs petits groupes se réclamant de l'écologie. Les Verts et, à droite, Cap 21 refusent de rejoindre ce cadre. Lors des élections présidentielles de 2007, Antoine Waechter appelle à voter pour François Bayrou, ce qui entraîne le départ de certains militants, du fait du soutien de François Bayrou au nucléaire. Lors de la fondation du Mouvement Démocrate par François Bayrou, le MEI se déclare prêt à faire alliance avec lui pour les élections législatives. Néanmoins, désirant continuer à marquer son existence et du fait des obligations régissant le financement public des partis, le MEI est présent dans 133 circonscriptions aux élections législatives de juin 2007 et obtient la reconduction de son financement public puisque 84 candidats ont passé la barre de 1 % des suffrages exprimés malgré la présence des candidats des Verts. La quasi disparition de Génération écologie et l'absorption de Cap 21 par le MoDem placent alors le MEI en deuxième place des votes écologistes pour la première fois depuis 1997. Aux élections municipales de 2008, le MEI obtient une trentaine d'élus, en majorité dans de petites communes. Pour les élections européennes de 2009, le mouvement rejoint d'abord le « Rassemblement de l'écologie » sous le nom d'Europe Écologie. Mais cette expérience tourne court puisque le MEI ne se voit proposer que la tête de liste de la circonscription interrégionale Centre (où la barre d'éligibilité est à plus de 10 %). Antoine Waechter souhaitant être candidat dans l'Est et Francis Lalanne dans le Sud-Ouest, le MEI décide de quitter Europe Écologie début 2009. Il décide ensuite de participer aux élections européennes sous la bannière de l'Alliance écologiste indépendante avec Génération écologie (les Bleus) et la France en action. L'accord est toutefois voté à la quasi-unanimité du Conseil National de janvier 2009. Les résultats des européennes montrent un maintien électoral malgré une quasi-exclusivité de médias pour Europe Ecologie et Daniel Cohn Bendit. L'Alliance Ecologiste Indépendante n'obtient que 3,63 % pour cent des suffrages contre 16,28% au rassemblement d'Europe Écologie et des Verts. En l'additionnant à celui d'Europe Ecologie et des Verts, il laisse supposer qu'une entente entre les listes aurait permis de faire élire deux écologistes supplémentaires, dans l'Est et le Nord, régions où le MEI souhaitait précisément mener la liste commune. Le score inattendu de16,28 % des voix à quelques dixièmes de la liste socialiste et en troisième position amène les Verts d’élargir le réseau au M.E.I. et de le renouveler lors des élections régionales de 2010. Avec cette alliance, les écologistes obtiennent 12,5 % des voix, à nouveau en troisième position. Après les bons résultats électoraux obtenus par le rassemblement Europe Écologie, Daniel Cohn-Bendit appelle, au lendemain des élections régionales de 2010, à la dissolution des Verts au sein d'« une nouvelle formation politique à inventer ». Les deux « groupes », le parti Vert et ceux membres d’Europe Écologie, entament alors un travail de fusion dans le but de créer un nouveau mouvement politique, plus élargi, notamment à l’approche des élections présidentielles et législatives de 2012. Le 13 novembre 2010, Les Verts fusionnent officiellement avec Europe Écologie pour former la nouvelle entité Europe Écologie-Les Verts (EELV). EELV et le M.E.I signe un accord et le M.E.I., tout en restant indépendant, devient un parti associé. En mars 2011, les candidats du Mouvement Ecologiste Indépendant soutenus par Europe Ecologie Les Verts réalisent d’excellents résultats au premier tour, (entre 8,5 et 26,6 %), ce qui démontre la pertinence d’un tel accord. Jean Bitterlin, dans le canton d’Altkirch (Alsace), se retrouve au second tour face au sortant, soutenu par le député maire UMP. De 20,5 % au premier tour, il réalise près de 43 % au second, agrégeant les voix des candidats villepiniste, régionaliste et divers. Pour les présidentielles 2012, le Mouvement écologiste indépendant (MEI) décide de soutenir la candidature de Nicolas Hulot et préconise un comité d'organisation avec "toutes les formations" souhaitant participer aux primaires.