24/08/2026
𝐀𝐢𝐠𝐮𝐞𝐩𝐞𝐫𝐬𝐞 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐋𝐢𝐛𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
A l'occasion de sa fête patronale, Aigueperse a choisi d'honorer la mémoire des derniers combattants .
Après avoir salué la mémoire des anciens combattants, une cérémonie a eu lieu sur la place de la Halle au Blé, puis un apéritif républicain s'est tenu en présence des administrés et des participants.
Nous tenons à saluer la participation de chacun : les sapeurs-pompiers, l'harmonie, les anciens combattants, Mr le maire ainsi que les élus adjoints et conseillers municipaux, Mme Barrier - veuve d'un ancien combattant, l'adjudant Renard - nouvellement affecté à la brigade de Gendarmerie d'Aigueperse, Mme Monnet - conseillère départementale, et l'ensemble des administrés présents.
𝗠𝗼𝗿𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗿𝗲́𝘀𝗶𝘀𝘁𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗮̀ 𝗔𝗶𝗴𝘂𝗲𝗽𝗲𝗿𝘀𝗲, 𝗹𝗲 𝟮𝟳 𝗮𝗼𝘂̂𝘁 𝟭𝟵𝟰𝟰
Le 27 août 1944, Aigueperse se sent libéré. La veille au soir, ce qui apparemment, était un dernier convoi allemand était passé. La Libération complète semblait être proche. Deux résistants, Jean EINHORN, d’Aigueperse et Maurice GENEST, jeune instituteur d’Aubiat, en patrouille dans le secteur pour vérifier le recul des troupes allemandes, s’étaient arrêtés dans une ferme amie, afin de se reposer, laissant dans la cour fermée, leur voiture, marquée de la croix de Lorraine et des couleurs nationales.
Mais une dernière colonne allemande arrive. Elle a beaucoup de difficultés à se déplacer, manquant de véhicules. L’officier qui la commande se rend en mairie, il exige du Maire, Monsieur Félix Brun, de lui indiquer des véhicules à mobiliser. Très embêté, le maire lui indique des vieux tracteurs et un camion à bandages, tous non utilisables pour une armée en retraite. C’est en ouvrant le portail de la cour sur la route de Chaptuzat où se trouve ce vieux camion à bandages que le maire, et les Allemands qui le suivent, découvre la voiture et les deux amis endormis. Les Allemands crient des ordres, ouvrent le feu, Jean Einhorn est tué, Maurice Genest, grièvement blessé, sera évacué sur l’hôpital de Riom où il décède peu après.
Trop pressés de s’en aller, les Allemands ne feront pas de représailles. L’officier, un réserviste ayant fait la première guerre mondiale ayant beaucoup échangé avec le maire, Monsieur Brun, lui aussi ancien combattant de la grande guerre. Les Allemands se contentent alors de saisir la voiture et repartent, quittant Aigueperse, définitivement cette fois.
(𝘴𝘰𝘶𝘳𝘤𝘦 : 𝘝.𝘙𝘰𝘭𝘭𝘦𝘵 𝘦𝘵 𝘖.𝘗𝘢𝘳𝘢𝘥𝘪𝘴, 𝘈𝘥𝘫𝘰𝘪𝘯𝘵𝘴)