29/03/2026
𝐃𝐢𝐬𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 Laurent Bruneau, 𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝'𝐀𝐠𝐞𝐧, 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥, 𝐬𝐚𝐦𝐞𝐝𝐢 𝟐𝟖 𝐦𝐚𝐫𝐬.
"Chères Agenaises, chers Agenais,
C’est, vous vous en doutez, avec une certaine émotion que je m’exprime aujourd’hui devant vous, en pleine conscience de la responsabilité qui m’est confiée en qualité de maire.
Je tiens avant tout à remercier notre assemblée municipale de m’accorder sa confiance pour occuper cette belle et noble fonction.
Sachez que je mesure l’honneur qui m’est fait et l’importance de la tâche qui m’incombe.
J’aborde ce mandat avec une grande détermination, mais aussi avec humilité.
Si je suis ici, aujourd’hui, devant vous en qualité de maire, c’est que notre liste « Vivement Agen » a obtenu une majorité de suffrages dimanche dernier. Et je veux à nouveau remercier celles et ceux qui nous ont accordé leurs suffrages.
Passé le temps de la campagne et de l’élection, un nouveau chapitre s’ouvre, fait de nouvelles pages à écrire pour notre ville. Et, je veux le redire, je serai le maire de toutes les Agenaises et de tous les Agenais, sans exclusive.
J’aborde ce mandat dans un esprit d’unité, de respect et d’ouverture. Ce même esprit qui nous a guidé durant les derniers mois autour d’un collectif qui a défendu ses idées, ses valeurs et son programme.
Ce collectif est représenté dans cette assemblée par les femmes et les hommes de notre majorité, qui auront à cœur de mettre en œuvre ce pour quoi elles et ils ont été élus.
Mais je n’ignore pas, loin de là, les membres des représentantes et représentants des autres listes qui composent notre conseil municipal.
Je veux vous dire, mesdames et messieurs, chers collègues, que je veillerai à ce que nos débats se déroulent dans le respect et la considération qui est due à chacun. Il en va du bon fonctionnement de nos institutions et de la démocratie. Il en va de la nécessité de réconcilier nos concitoyens avec la politique et la conduite de l’action publique.
Il est particulièrement évident que le concept que nous avons défendu au cours de la campagne de « démocratie permanente » -cher Pierre- doit vivre ici comme ailleurs.
En appelant de mes vœux une démocratie apaisée et vivante, je veux aussi adresser mes salutations républicaines à mon prédécesseur Jean Dionis du Séjour.
N’y voyez aucun mauvais esprit de ma part. Je le dis très sincèrement, je crois qu’une passation en bonne et due forme aurait pu symboliser une continuité républicaine appréciée dans un monde qui en a bien besoin.
Quoi qu’il en soit, je renouvelle devant vous avec détermination, mais aussi une certaine gravité, ma volonté de mettre en œuvre ce pour quoi les Agenaises et les Agenais nous ont élus : notre projet pour Agen.
Je sais combien les attentes sont nombreuses, combien les besoins sont importants. En matière de sécurité et de tranquillité publique, d’accès aux soins, de services publics, d’éducation et de cantine, de transformation écologique, de revitalisation du centre-ville et de ses commerces, de transport, de mobilité, de culture, de sport ou encore de vie associative…
Notre projet pour Agen est désormais bien connu. A nous de le mettre en application, sans attendre !
Nous n’avons jamais varié dans nos propositions durant toute la campagne. Et nous resterons fidèles à nos engagements. C’est ainsi, j’en suis convaincu, que nous redonnerons confiance dans la politique.
Cette confiance passe par l’écoute, le dialogue et la concertation, qui seront au fondement de toute notre action.
Cette méthode que j’appelle de mes vœux renvoie aussi à ce que j’exprimais sur notre esprit d’ouverture. Sans entrer aujourd’hui dans le détail, par respect pour le processus démocratique de désignation des adjoints et délégués qui suivra, je crois important de vous dire qu’il est dans notre intention de donner une place aux oppositions dans les commissions de travail thématiques.
Et que toutes les bonnes volontés seront les bienvenues pour travailler sur la base programmatique qui est la nôtre et pour laquelle les Agenaises et les Agenais ont fait confiance à notre majorité.
Je l’ai dit dès dimanche, l’aide et la compétence des agents publics nous sont précieux, absolument indispensables. Je sais, qu’avec leur savoir-faire, nous accomplirons de belles et grandes choses, à la hauteur des défis qui sont devant nous. Je veux leur redire que je mesure l’importance de leur travail et leur implication au service de la commune et de l’agglomération.
Permettez-moi un mot à ce propos.
Je ne peux passer sous silence cet aspect car c’est une réalité qui s’impose à nous. La presse s’en est d’ailleurs fait écho.
Agen et son agglomération ont de fait destin lié.
Par ce que l’on a coutume d’appeler la fusion-mutualisation des deux échelons territoriaux qui in fine ne forment qu’une seule et même grande collectivité. Je pense d’abord aux agents dont j’ai salué les qualités à l’instant.
Je pense aussi aux aspects budgétaires et financiers.
Je pense encore aux compétences complémentaires et croisées, en matière de développement économique et d’emploi particulièrement.
Je pense bien sûr à mes collègues maires de toutes communes composant l’agglomération que je préfère qualifier symboliquement d’ « agglomération agenaise » que d’ « agglomération d’Agen ».
Car on le sait bien, l’agglomération apporte autant à Agen qu’Agen apporte au grand bassin de vie de son agglomération.
Et je pense là bien entendu à nos concitoyens qui vivent sur nos territoires.
Là aussi, c’est une affaire collective.
Sans même parler du coût d’une hypothétique « défusion » estimée à quelque 12 millions d’euros sur la durée du mandat si j’en crois les chiffres qui m’ont été communiqués par M. le directeur général des services.
Si, j’ai toujours mesuré mes propos et n’ai pas été jusqu’ici très prolixe concernant l’agglomération, c’est d’abord par respect des électrices et des électeurs, mais aussi des élus qui en sont partie prenante. L’avenir de l’agglomération agenaise ne doit être suspendue à quelques négociations d’arrière-boutique.
Beaucoup on dit ici ou là que c’était le « 3e tour de l’élection », que c’était l’occasion de prendre une revanche pour le camp défait.
Ce n’est pas ma vision des choses. Et en réalité, il n’en est rien !
Je crois sincèrement que le sujet est ailleurs, que l’enjeu est ailleurs : nous devons aux Agenais et aux habitants de l’agglomération de la clarté et de la cohérence.
Aussi, avant de refermer cette parenthèse, je souhaite vous le dire ici clairement, simplement, en tant que maire d’Agen : je solliciterai les suffrages des élus du conseil communautaire pour la présidence de l’agglomération.
Il en va de l’efficacité de l’action publique, il en va du développement économique et de l’aménagement de notre territoire, il en va des services rendus à la population, il en va de la maîtrise des finances de nos collectivités.
Pour conclure, je souhaite vous adresser encore quelques mots sur ce qui nous relie profondément : la cité. Non pas seulement comme un lieu où l’on habite, mais au sens premier du terme, comme cet espace vivant où se construit, chaque jour, le destin commun des citoyens.
Agen est ma ville de cœur. Elle est faite de souvenirs, d’engagements, de visages familiers, et d’un attachement profond que rien ne remplace. C’est, je le redis avec émotion et fierté, un grand honneur que — permettez-moi ce clin d’œil — d’en devenir, selon l’expression consacrée, le premier magistrat.
Mais cet honneur n’a de sens que par la responsabilité qu’il implique. Être maire d’Agen, ce n’est pas seulement administrer une ville. C’est en comprendre les vibrations, en accompagner les transformations, et en préserver ce qui fait son identité profonde.
Agen est une ville à taille humaine.
Et c’est précisément là sa force. Une ville où l’on se connaît, où l’on se croise, où l’on vit ensemble. Une ville qui mérite toute notre attention, tout notre soin, toute notre exigence. Car une ville à taille humaine n’est pas une ville qui se contente de l’être : c’est une ville qui se construit, chaque jour, au service de ses habitants.
Nous portons une ambition claire : faire d’Agen une ville facile à vivre.
Une ville du quart d’heure, où chacun peut accéder à l’essentiel — travailler, se soigner, apprendre, se divertir — à proximité de chez soi. Ce modèle, largement exploré par les sociologues et les urbanistes, n’est pas une utopie : c’est une réponse concrète aux défis de notre temps. Moins de contraintes, plus de lien. Moins de distance, plus de qualité de vie.
Agen est aussi une ville d’avenir.
Une ville que je veux tournée vers demain, sans jamais renier ce qu’elle est. Nous devons bâtir un modèle de développement équilibré, où modernité rime avec durabilité, où innovation s’accompagne de solidarité, où chaque décision est pensée au service de l’humain.
Car au fond, vous l’aurez compris, mes chers collègues, ce qui comptera plus que tout pour nous, c’est l’usage de la ville. Ce n’est pas seulement ce que la ville est, mais ce que l’on en fait. C’est la manière dont elle est vécue, ressentie, partagée. C’est l’âme d’Agen, dans son cœur historique comme dans chacun de ses quartiers.
C’est pourquoi notre action devra être concrète, lisible et rapide. Les Agenaises et les Agenais n’attendent pas des promesses : ils attendent des résultats.
Ils attendent que nous soyons à la hauteur de leur confiance, que nous agissions avec détermination, avec méthode, et avec efficacité.
Alors, dès aujourd’hui, mettons-nous au travail. Avec exigence, avec lucidité, mais surtout avec énergie et ambition.
Agen le mérite.
Les Agenais l’attendent.
Et nous avons le devoir d’agir — vite, bien et pour tous.
Je vous remercie."
𝐋𝐚𝐮𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐁𝐫𝐮𝐧𝐞𝐚𝐮, 𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 Ville d’Agen
©𝑃ℎ𝑜𝑡𝑜 𝑇ℎ𝑖𝑒𝑟𝑟𝑦 𝐵𝑟𝑒𝑡𝑜𝑛