06/11/2020
FRONT DES FORCES SOCIALISTES
SECRÉTARIAT NATIONAL
🔵🔵🔵 DÉCLARATION
« L’État nouveau se construira grâce à l’identité collective et diversifiée du peuple, et avec la valorisation de son passé glorieux, son présent fort et son avenir heureux »
Les manœuvres politiques du pouvoir à se justifier des tendances de la classe politiques et de ses divergences, et par des différences à certaines étapes de la vie de l'état et de la société, caractérisées d’une période de blocage, en plus du contournement des solutions réalistes à chaque situation de crise, en contrôlant les outils de communication sociale et en imposant trop de visions et de décisions approximatives et parallèles aux exigences du peuple, ne servent pas le rapprochement et consacrent les divisions dans les structures et les institutions de l'état et affectent l'harmonie sociale.
Dans le cadre de l’opération électorale sur la constitution approuvée sous couverture de directives du président qui a perdu la légitimité populaire, élu dans des conditions politiques, sociales, et sanitaires tendues, la décision du parti qui a appelé au boycott a été adoptée, suite au constat de la fragilité de la situation politique qui indiquait le désintérêt du peule pour le scrutin et l'état d’instabilité de l’administration et du gouvernement, renseignant précisément sur l'insistance du peuple à rejeter les décisions prises loin des consultations et du dialogue politiques sérieux.
L’acte de vote est une pierre angulaire de la démocratie, et un droit citoyen, c'est le moyen qui donne au dirigeant la légitimité politique pour diriger l'État, et le mettre au service du peuple.
Le FFS loin de toute manipulation, considère que le droit au vote est le point fort de la participation démocratique, ce même droit décide des choix et de l’avenir des politiques et des gouvernants. Il est vrai que la priorité est dans la participation, et l'important est que le plus grand nombre de citoyens se rendent aux urnes pour se prononcer sur leur constitution ou sur leur choix de celui qui les représente pour diriger le pays ou les institutions populaires et gouvernementales. Mais dans la tradition des élections qu’organisent le pouvoir, avec des situations de fraudes avérées, les bourrages des urnes, et trop de personnes ne suffisent pas pour juger d’une participation démocratique, et discrédite le processus ainsi que la qualité du scrutin, puisque les élections peuvent entraîner des changements drastiques qui influent soit à faire avancer soit à retarder le pays. Par conséquent, il est sage et patriotique d'informer son peuple des amendements, changements, et des programmes politiques présentés en instaurant un débat public sur le devenir de la nation et de l’État, et en favorisant une large consultation.
La promesse d’un état moderne, après tant d’occasions et de rendez vous ratés par l’obstination du pouvoir depuis 1962, ne pourra s’édifier, que s’il repose sur des institutions et non sur des individus ou des partis. L’État moderne ne s’identifie point aux proches et fidèles d’un pouvoir puisqu’ils disparaissent, mais plutôt en les institutions qui constitueront l’héritage de nombreuses générations pour assurer la durabilité de l’État, et qui se maintiendra avec le prolongement de ces mêmes institutions.
Le pouvoir politique qui aspire à satisfaire la demande sociale et institutionnaliser les revendications populaires ne doit pas faire de l'état sa propriété, car cela détruit la stabilité sociale à l’intérieur et oppose une fragilité politique à l’extérieur. Nous considérons, enfin, que la notion d’autorité doit être bâtie sur un ensemble de normes, de valeurs et de lois qui doivent être morales reposant sur des contrats légitimes loin de l'individu, organisation, ou force afin de contrecarrer toute influence sur l’orientation nationale de l'état et de ses citoyens.
L’empêchement de l’édification d’un état démocratique, et qui se reporte à chaque crise de génération en génération, paralyse la performance des institutions, permet le développement d'une bureaucratie néfaste qui protège les putrescibles et encourage la corruption, en imposant l’exaction comme pratique et chantage entrainant la méfiance des couches populaires à tous les niveaux de représentation de l’état. Pour cela et ainsi, les institutions s'éloignent du service publique et des citoyens.
Il est recommandé en ces périodes d’incertitude que traverse le pays, de nos responsables et de la classe politiques, de rendre devoir à élargir les institutions étatiques pour devenir plus efficaces pour le bien-être des citoyens, en établissant une nouvelle éthique et en définissant clairement les responsabilités appuyées de souplesses sur les services publiques, et en minimisant les complications administratives.
Les institutions doivent s’ouvrir sur le peule puisqu’elles représentent une part importante de ses activités, et établie les différentes relations en textes et administrations. Nos responsables doivent savoir qu’ils sont agents de l’état, et les garants de l'avenir du pays et du peuple. Ils sont en tout au service du peuple et n’en sont pas maîtres, et l’état ne doit aucunement constituer la priorité des bureaucrates.
Le sort démocratique du pays se décidera autour du peuple et des personnes, et sans obstruction aux libertés, la personne a le droit de s’exprimer, de penser sans crainte ni responsabilité arbitraire de la part du dirigeant ou de la société, nous demeurons convaincus que la liberté est l'essence même de l'action démocratique, et la circonscrire c’est vider de tout sens la démocratie et la transformer sous la forme de rétrécissements et d’interférences qui favorisent la dictature.
Il nous importe de souligner comme pour le pouvoir et la voie pour la démocratie, que la société démocratique, est une société ouverte, ou les idées sont débattues avec et entre les citoyens, et que la loi protège. Les débats et les échanges se déroulent dans la transparence et le respect du et par le dirigeant, et préconisés comme éléments vitaux dans l’arène de la démocratie.
Il ressort enfin, que la démocratie repose sur la lutte et la militance, le militant et le démocrate sont souvent une personne ouverte, interlocuteur et défenseur, il partage ses revendications et ses idées, puis informe des résultats des événements et argumente pour ses convictions, cette ouverture d'esprit et avec les canaux d’information et sociaux construisent un éveil qui permette une émergence qualitative et citoyenne, éliminant les prises de décisions arrangées dans des limites étroites sans consultation qui conduisent à des politiques faibles et inconstantes ne servant pas le peule, mais les dirigeants qui règnent en dictateurs, ce qui rend tout dialogue, et dans toutes formes, en labyrinthe.
Dans tout dialogue, pour que les interlocuteurs aboutissent à des résultats positifs, chacun doit présenter ses idées clairement et librement, sans interruption. Ils doivent, au départ, adhérer à leurs positions et débattre sur ce qu'ils ont proposé sans changement de positions, pour que le dialogue ne se transforme pas en une adversité, et pour que les individus se reconnaissent au final. La conviction par un certain point de vue, devrait être annoncé et partagé, afin que les autres comprennent la nouvelle situation et y adhèrent.
Après l’annonce des résultats désastreux du vote par l’autorité concernée, et dont la représentation politique et populaire sont égratignées, et attendus, d’avance, par notre parti pour sa connaissance des manipulations du pouvoir actuel n’admettant aucune solution ou proposition en dehors du sérail, en plus du manque d’engouement du peuple à l’égard de cette mascarade, nous demandons aux responsables du pays d'ouvrir un dialogue réel et sérieux qui permette de satisfaire à la volonté du peuple et d'agir pour sa demande légitime d'élire une assemblée constituante, en toute liberté et démocratie pour un avenir sûr pour la jeunesse Algérienne et pour le pays.
Alger, le 06 novembre 2020.
Le premier secrétaire national,
Belkacem BENAMEUR.