Club d’histoire locale de Sidi bel Abbes

Club d’histoire locale de Sidi bel Abbes Aller à la découverte d’un lieu, d’un personnage, d’un événement et des documents relatifs à notre v

Les grottes de l’horreur : comment Bugeaud a asphyxié des centaines d’Algériens ... par Anis Ait ganaAu milieu du XIXᵉ s...
13/07/2026

Les grottes de l’horreur : comment Bugeaud a asphyxié des centaines d’Algériens ... par Anis Ait gana

Au milieu du XIXᵉ siècle, alors que la conquête coloniale française se heurtait à une résistance farouche des tribus algériennes, l’armée française adopta des méthodes d’une extrême brutalité, Parmi les épisodes les plus tragiques figure celui des « grottes enfumées », une pratique consistant à asphyxier des populations civiles réfugiées dans des cavités naturelles.

Sous l’autorité du maréchal Thomas Robert Bugeaud, gouverneur général de l’Algérie entre 1840 et 1847, la stratégie militaire reposait sur la destruction systématique des moyens de subsistance des populations locales, Villages incendiés, récoltes détruites, déplacements forcés et répression sans distinction faisaient partie des méthodes employées pour briser la résistance.
L’un des épisodes les plus marquants survient en juin 1845 dans les grottes du Dahra, où plusieurs centaines de membres de la tribu des Ouled Riah s’étaient réfugiés pour échapper aux troupes françaises. Plutôt que de lancer un assaut, le colonel Aimable Pélissier ordonna de condamner les issues des grottes avant d’y allumer de vastes feux, Hommes, femmes, enfants et personnes âgées moururent asphyxiés par la fumée.

Si l’opération fut directement menée par Pélissier, elle s’inscrivait dans une doctrine militaire cautionnée par le maréchal Bugeaud, qui prônait une guerre totale contre les résistants algériens, Les « enfumades » furent ainsi utilisées à plusieurs reprises durant la conquête de l’Algérie.

Le nombre exact de victimes demeure débattu par les historiens, mais les estimations évoquent plusieurs centaines de morts pour la seule tragédie des grottes du Dahra, Dès l’époque, ces méthodes suscitèrent des critiques en France, certains responsables politiques et intellectuels dénonçant une violence incompatible avec les principes que la France prétendait défendre.

Près de deux siècles plus t**d, les enfumades restent l’un des symboles les plus marquants de la violence coloniale en Algérie, Elles occupent une place importante dans la mémoire nationale et continuent d’alimenter les travaux des historiens ainsi que les débats sur la reconnaissance des crimes commis durant la conquête du pays.

FEU AMAR USMBA NE PEUT S'OUBLIER !  LE POIGNANT TEMOIGNAGE DE NOTRE CONFRERE BELLAHA ABBES L’ex-stratège et légende du c...
12/07/2026

FEU AMAR USMBA NE PEUT S'OUBLIER !
LE POIGNANT TEMOIGNAGE DE NOTRE CONFRERE BELLAHA ABBES

L’ex-stratège et légende du club phare de la Mekerra Ahmed Amar tire sa révérence. Une mort subite à vrai dire due à une intoxication alimentaire. Transféré en urgence au service des urgences du CHU de Tlemcen et malgré des soins intensifs, il n’a pas survécu. Par, donc, une journée mémorable, celle de la célébration de la date anniversaire de l’indépendance nationale, soit le dimanche 5 juillet, que l’ancien milieu du terrain nous a quittés, plongeant tous ceux qui le connaissent dans une profonde tristesse. La population lui vouait du respect et de la considération au vu de sa sagesse, sa modestie et sa correction. En effet, le regretté s’est toujours distingué par une discrétion pour susciter l’admiration et imposer le respect. Son ami de tous les jours était son coéquipier, l’international Miloud Salhi, qui ne le quittait jamais pour constituer un duo de référence, compte tenu de leur talent.
Au plan sportif, tout le monde s’accorde sur le fait que le regretté est passé à côté d’une grande carrière, compte tenu de ses capacités techniques et de la finesse de son jeu. Des qualités qui lui ont permis une promotion précoce en seniors alors qu’il avait à peine 16 ans, grâce à l’audace de son formateur et entraîneur, le regretté Rouai. Zouba, à son tour, devait prendre le relais pour qu’il le forme aux côtés des Soukhane, Abdi, Soudani, le milieu de terrain, avant la venue des Henkouche et Koudache pour s’illustrer davantage. Après les sélections nationales dans la catégorie des jeunes, il est rapidement repéré par le sélectionneur national de l’époque, Lucien Leduc, pour faire partie du onze national. Une aventure de deux ans seulement, mais sitôt écourtée par le manque d’intérêt affiché par ce joueur qui manquait d’ambition et qui jouait seulement pour le plaisir, malgré tout l’intérêt que lui vouaient Soukhane et Dahleb. Il est néanmoins resté fidèle à son club de toujours, l’USMBA, avant de mettre un terme à sa carrière suite à une méchante blessure qui l’éloigna des terrains. Il se consacra depuis à sa petite famille, sans s’immiscer dans les affaires du club ou s’engager dans le métier d’entraîneur. Les sollicitations ne manquaient pas certainement mais sans persuader cet artiste, dont l’élégance dans le jeu ne laissait guère indifférents les fans de la b***e ronde. Une page de l’histoire de ce club est assurément tournée avec notamment des souvenirs d’une époque.Une grande foule l’a accompagné dimanche à sa dernière demeure. Ce qui témoigne de la grande estime et de l’affection des sportifs et de la population de toute la région pour ce joueur exemplaire et talentueux aux qualités humaines si exceptionnelles. Paix à sa belle âme !
À Allah nous appartenons et à lui nous retournons.

Saïda bint Mansour, la femme qui a régnée sur l’émirat Ziride...par Abdelkader Hani Saïda bint Mansour, aussi connue sou...
06/07/2026

Saïda bint Mansour, la femme qui a régnée sur l’émirat Ziride...par Abdelkader Hani

Saïda bint Mansour, aussi connue sous l'appellation honorifique d'Umm Mallal ou al-Sayyida (la princesse), est l'une des figures politiques féminines les plus puissantes du Maghreb médiéval. Elle est la fille de l'émir Al-Mansur ben Bologhin et la petite-fille de Ziri ibn Menad, le patriarche éponyme de la dynastie. Sa lignée est issue de la grande confédération tribale des Sanhadja du Maghreb central, fondateur de l’emirat ziride. Les Zirides sont la dynastie qui à régnée sur le Maghreb. Établis à partir de 935 à Achir (près de Médéa en Algérie), ils sont devenus une puissance majeure en Ifriqiya et ont fondé d'importantes villes comme Alger. Ils ont également régné sur un royaume andalou à Gr***de.
Saïda bint Mansour assume la régence effective de l'émirat ziride de 1016 jusqu'à sa mort. Elle dirige l'État durant la minorité de son neveu, le jeune émir Al-Muizz ben Badis.
Une éducation princière arabo-islamique raffinée
Saïda bint Mansour est née et a grandi au palais d'Al-Mansuriya, près de Kairouan, au cœur d'une cour royale fortement influencée par la culture impériale arabe. Son éducation reflète cette immersion culturelle :
L'arabe classique était la langue de l'administration, de la diplomatie, de la théologie et de la haute culture à la cour. Saïda la maniait avec une parfaite aisance. elle a reçu une éducation arabo-islamique de très haut niveau à la cour. Les chroniqueurs médiévaux précisent qu'elle a étudié les sciences religieuses, le droit et la littérature, des disciplines exclusivement enseignées et codifiées en arabe à cette époque. Sa formation était calquée sur les traités de gouvernance politique arabes et perses les « Miroirs des princes », lui donnant une Culture d'État et les compétences requises pour diriger l'État et gérer le conseil des ministres durant sa régence.

Saïda désignée comme régente
• À la mort brutale de l'émir Badis ben Mansur , l'héritier du trône Al-Muizz ben Badis n'a que 8 ans. Face au risque d'anarchie, de révoltes de palais ou d'attaques des rivaux zénètes, Saïda est désignée comme régente .Elle s'impose immédiatement comme la chef de l'État en s'appuyant sur les élites militaires sanhadjas et la garde du palais. Saïda bint Mansour n'hésite pas à siéger publiquement. Elle prend une part active aux réunions du conseil de l'État, s'assure du contrôle direct des ministres et dicte la politique intérieure.
Dès le début de sa régence, une violente émeute anti-chiite éclate en 1016 à Kairouan, où la population sunnite (malékite) massacre des milliers de partisans fatimides. Saïda doit manœuvrer avec habileté pour rétablir l'ordre sans provoquer l'intervention militaire immédiate du califat fatimide du Caire.

Parallelement à sa brillante gouvernance, elle qui façonne l'éducation politique, religieuse et militaire de son neveu Al-Muizz ben Badis. Elle l'entoure de savants et de juristes éminents. Elle gouverne d'une main de fer pendant sept ans. Elle pacifie les frontières et stabilise l'économie, permettant à son neveu de monter sur un trône solide et respecté à sa majorité.

Sa disparition en octobre 1023 plonge la cour dans le deuil. Les chroniqueurs de l'époque saluent son intelligence politique, sa fermeté et sa piété. Un modèle durable : Son règne a prouvé la capacité des princesses d'Ifriqiya à exercer le pouvoir exécutif suprême. C'est l'exemple de sa régence qui a permis, des décennies plus t**d, aux femmes de la cour ziride réfugiées à Mahdia de conserver une influence géopolitique majeure.

L’HISTOIRE ET L’ORIGINE DU MOT « M’KALECH »Mkalech , m’kalcha dit-on à toute personne capricieuse, ou qui est gâtée par ...
30/04/2026

L’HISTOIRE ET L’ORIGINE DU MOT « M’KALECH »
Mkalech , m’kalcha dit-on à toute personne capricieuse, ou qui est gâtée par ses proches. Cet adjectif du dialecte algérien, voire Maghrébin est très répondu et largement utilisé en Afrique du nord; pourtant on ne lui trouve aucune origine ou mot ressemblant dans l’arabe, le turc, le français ou l’espagnol ou même le berbère qui sont les principales sources desquelles est puisé ce dialecte.
La raison est simple, Mkalech n’est pas un mot mais bel et bien une personne. L’étymologie du mot “Mkalech” nous emmène a Oran au début du 18ème siècle, a l’époque un homme aux allures de prince et au look bien soigné vient de succéder a Mustapha el Manzali aux commandes de la ville, on est en 1805 et les Oranais découvrent un nouveau bey arrogant, hautain, orgueilleux et au gout bien prononcé pour le luxe, c’est El Bey Mehmed Mkalech qui n’est autre que le fils de Mohamed El Kebir, l’emblématique bey d’Oran qui avait reconquis Oran et Mers el Kébir aux espagnols.
Mhamed Mkalech n’aura pas le parcours de son père, il livre des batailles contre des tribus locales comme les derkaoua et les Beni Amer, fait du palais de la kasbah un lieu de débauche, et s’enrichit sur le dos du peuple sans rendre des comptes à la régence d’Alger. les notables de la ville se plaignent au Dey Ahmed Pacha tout en lui glissant que le Bey Mkalech cache un trésor constitué d’une grande réserve de Soltanis (monnaie ottomane), Mkalech est arrêté en 1807, et sera torturé puis étranglé quelques semaines plus t**d il ne donnera jamais l’endroit ou il a caché ce trésor qui reste introuvable jusqu’a- Aujourd’hui malgré des recherches menées par les ottomans a l’époque et mêmes les officiers français par la suite.
Bey Mehmed Mkalech n’aura gouverné sur la ville que deux ans, mais il aura quand même marqué a jamais l’histoire d’Oran.
---------------------------------------------------
LA VRAIE CHANSON ORIGINALE DE NOTRE CHEIKH EL M'KALECH - LE - BEL-ABBESIEN
Très belle

Extrait du livre de Hani Abdelkader : « PAGES D’HISTOIRE DE LA VILLE DE SIDI BEL ABBES ET DE SA REGION », edition Dar Es...
16/04/2026

Extrait du livre de Hani Abdelkader : « PAGES D’HISTOIRE DE LA VILLE DE SIDI BEL ABBES ET DE SA REGION », edition Dar Essouab ;2025 . 240 pages
Extrait page 175
Pression du FLN-ALN et répression aveugle.

Il y a 69 ans , à Sfisef,

«Fin février 1957, le rapport d'un officier français, le capitaine Chatonnet, administrateur détaché à Bedeau reconnaît désormais «que les rebelles ont fait depuis un mois une très forte pression dans la région ".».La ville et la région de Sidi Bel Abbés s’installaient durablement dans la guerre et l’insécurité. En mai c’est une audacieuse offensive contre des dizaines de fermes de colons, en juin des grenades explosent tuant et semant la terreur. En octobre, les attentas font 11 morts. En novembre, le lieutenant commandant la S. A. S. du village de Chetouane, et le garde-champêtre, sont tués et le maire est porté disparu. Le 7 mai 1957 sept fermes sont attaquées près de Sidi-bel-Abbès.

La répression aveugle devient systématique. Pour avoir été suspectés d’héberger des maquisards, dans la nuit du 16 au 17 avril 1957, coïncidant la même année avec le seizième jour du mois de ramadan 1376 de l’Hégire, vingt-trois habitants du douar Touila près de Sfisef sont enfermés dans une cuve à vin de la ferme « Laforgue », à la périphérie Est de la ville de Sfisef (ex Mercier Lacombe). Le lendemain matin, seize d’entre eux y seront retrouvés morts asphyxiés par l’émanation de gaz sulfureux (So²) ».

LA VISITE DU PAPE EN ALGERIE A RAVIVE UN SOUVENIR DONT LES RESURGENCES SONT D’ACTUALITE.Photo prise face à « L’OLIVIER D...
14/04/2026

LA VISITE DU PAPE EN ALGERIE A RAVIVE UN SOUVENIR DONT LES RESURGENCES SONT D’ACTUALITE.
Photo prise face à « L’OLIVIER DE SAINT AUGUSTIN » à Souk Ahras.
C’était lors de ma participation au « HUITIEME FESTIVAL NATIONAL DES ARTS PLASTIQUES DE SOUK AHRAS », du 24 au 26 Novembre1999, où j’ai obtenu le PRIX DE PEINTURE du festival, pour le tableau intitulé « Petite fille et sa cruche ».
A cette époque, je ne connaissais de saint Augustin que ce que j’ai appris de mon Prof de philo, monsieur Vincent, au Lycée A. Azza de Sidi Bel Abbès, en 1968. Qu’il était un homme d’église trempé dans une bonne connaissance de la rhétorique et de la philosophie platonicienne, et qui incarne aujourd'hui ce qu’on appelle « la dialectique augustinienne ». Né à Souk Ahras (Taghaste de l’antiquité), ses historiens rapportent qu’il aimait se mettre à l’ombre d’un olivier pour lire et méditer. Durant mon séjour, et à ma demande, des fonctionnaires de la commune de Souk Ahras me conduisirent devant l’olivier millénaire, qui se trouve dans l'enceinte du bâtiment de la Mairie. A ma grande satisfaction, je l‘ai découvert protégé par le mur (visible dans la photo) qui entoure l’établissement communal.
A mon retour, je voulais savoir un peu plus sur saint Augustin, et je lus « L’Histoire de l’afrique du nord » de Ch. Andrée Julien. Je découvris le nom de la religieuse « Robba » et ses liens avec le donatisme qu’avait combattu avec vigueur justement saint Augustin.
Je fus surpris que ce « nom » de Robba se retrouve à Sfisef, avec son Djebel Lalla Robba, aussitôt j’ai partagé ma surprenante découverte, et même suggéré la publication d’un article de presse. Cette médiatisation m’ouvrit le champ pour faire la « Première conférence publique sur le donatisme » au Centre Culturel Benghazi de Sidi Bel Abbès, en novembre 2003. Puis une seconde conférence en mai 2004 à l’IFP, sur invitation de la Direction de la Culture, à l’occasion du mois du Patrimoine.
Robba, la chrétienne, ayant été inhumée à Béniène (W.de Mascara), et grâce à ce fructueux séjour à Souk Ahras, je fus conduit, des années plus t**d, à écrire deux livres : Une recherche archéologique sur le site du Djebel Lalla Robba de Sfisef (« Djebel Robba - Mythe et réalité »), suivie d’une historique (« Sur les traces de la religieuse Robba »).

Il y a 234 ans, le 27 Février 1792, le Bey de l'Ouest Mohamed El Kebir libère Oran après l’avoir assiégé  durant toute l...
27/02/2026

Il y a 234 ans, le 27 Février 1792, le Bey de l'Ouest Mohamed El Kebir libère Oran après l’avoir assiégé durant toute l'année 1791.... Par Mr Hani Abdelkader.

Prise une première fois par les espagnols en 1509, Oran set restée espagnole durant 2 siècles .Reprise par les algériens en 1708, elle est de nouveau occupée par les Espagnols en 1732.
• Durant cette deuxième période d’occupation les algériens alternent périodes de confrontations et périodes de paix. Mohamed El Kebir lance un appel au Jihad en s'appuyant sur l'autorité morale des savants (Oulémas) et des confréries religieuses. Des figures religieuses de toute la région, notamment de Mostaganem et de Mascara, ont appelé au combat pour libérer la terre d'islam de l'occupation espagnole.
Le 8 octobre 1790, un terrible tremblement de terre d'Oran ravage Oran .Les espagnols compte plus de 3 000 victimes. Le bey de Mascara, Mohamed El Kabîr, chevaleresque et compatissant humainement avec l’ennemi en grande difficulté dépêche alors une troupe pour porter secours aux Espagnols d'Oran .Mais, le gouverneur espagnol d’Oran fait ouvrir le feu sur ces algériens venus les aider.

Le bey de Mascara, Mohamed El Kabîr surpris et irrité par un tel comportement intensifie le blocus et le siège, forçant les Espagnols à négocier puis à évacuer la ville.
Le 27 Février 1792, Mohamed El Kabîr rentre triomphalement à Oran. il est décoré de l'insigne de la plume par le Dey qui récompense les moudjahidin et s'engage dans une restauration de la ville d'Oran.
Dès son entrée, le bey Mohamed El-Kébir lance d'importants chantiers pour restaurer la cité en ruines. Il fait notamment construire, le Palais du Bey (ou Palais d'El-Hadj Mohamed), édifié sur l'ancien site de Rozalcazar, la Mosquée du Bey, bâtie la même année à l'est de la ville, le Fort de Santa-Cruz, qu'il fait réaménager et renforcer après le départ des Espagnols. le Bey Mohamed El Kébir ordonné également la reconstruction du mausolée du saint Sidi Lahouari. Mohamed El-Kébir transfère le siège du beylik Mascara vers Oran, qui devient alors la capitale du Beylik de l'Ouest.
Le 27 février est la date officielle de l'entrée des troupes du Bey Mohamed el-Kebir dans la ville libérée. Cet événement met fin à la dernière grande enclave espagnole sur le territoire algérien et marque une étape majeure de l'histoire pré-coloniale de l'Algérie.

Il y a 163 ans , le 17 février 1863, se réunissait à Genève  en Suisse le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)....
17/02/2026

Il y a 163 ans , le 17 février 1863, se réunissait à Genève en Suisse le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). sous l'impulsion d'Henry Dunant, cette institution humanitaire neutre a été créée pour protéger et soigner les victimes des conflits armés. Cet évènement survient trois années après le sauvetage de milliers de chrétiens a Damas en 1860 par l’émir Abdelkader, événement qui a médiatisé son humanisme, déjà célèbre et si singulier en ces temps de barbarie coloniale.

L'Émir Abdelkader (1808-1883) est reconnu comme un précurseur du droit international humanitaire, ayant instauré des règles de protection pour les prisonniers de guerre bien avant la Convention de Genève de 1864. Humaniste et soufi, il a humanisé la guerre en interdisant la torture et en exigeant un traitement digne, fondé sur la morale et la foi musulmane.

Tout en résistant durant 17 ans à des offensives militaires infernales conduites par 142 généraux, 16 ministres de la Guerre et 5 princes , l'Émir Abdelkader a codifié, avant l'heure, des principes humanitaires modernes, conciliant la résistance à la colonisation avec un profond respect pour la vie et les droits de l'homme.
C’est ce code que les français enlèveront lors du pillage de la smalah d’Abdelkader en 1843. L’Europe découvrit alors les décrets humanitaires que l’émir avait émis dès le début de la guerre pour protéger les prisonniers de guerre, les blessés les traitant avec bienveillance plutôt que de les tuer. Il considérait l'ennemi avant tout comme un être humain, refusant de s'abaisser à la cruauté, même en temps de guerre.
En 1860, à Damas, il a risqué sa vie pour protéger des milliers de chrétiens lors d'un soulèvement, un acte qui lui a valu une reconnaissance internationale et la Légion d'honneur.
Ces Idéaux de justice, d’humanisme incarnant la réconciliation et l’amour du prochain inspireront de nombreux intellectuels occidentaux, et notamment le suisse Henry Dunant.
Dunant s'est rendu en Algérie pour ses affaires dès 1853. Il connaissait donc parfaitement le respect que l'Émir inspirait, même à ses anciens ennemis.
Le sauvetage des 12000 chrétiens de Damas en 1860 par l’émir Abdelkader es ses compagnons algériens a renforcé la conviction de Dunant que la protection des victimes devait être neutre et universelle.
Le moment clé de la médiatisation de l'humanisme d'Abdelkader survient en juillet 1860, soit un an après le choc de Dunant à Solférino et trois ans avant la fondation de la Croix-Rouge.

Il existe effectivement un lien historique fascinant et souvent méconnu entre ces deux grandes figures. Si Henry Dunant est le "père" de la Croix-Rouge, l'Émir Abdelkader en est considéré par beaucoup comme l'un des précurseurs spirituels. Dans ses écrits, Dunant cite l'Émir comme un modèle de tolérance.
Lorsqu’en 1864, Dunant informe l’émir, alors à Damas de ses projets pour la Croix-Rouge et de la notification de la future Convention de Genève, l'Émir Abdelkader répondit avec un enthousiasme marquant :« J’ai reçu votre lettre et j’en ai compris le contenu [...] ce que vous entreprenez est une œuvre de bienfaisance, dictée par l’humanité. Elle mérite d'être encouragée par tous ceux qui ont le cœur compatissant. »

L'Émir ne manqua de rappeler à Dunant que ces principes de protection des blessés et des prisonniers n'étaient pas nouveaux pour lui, mais conformes à ses propres valeurs de foi et d'humanité
L'hommage de Dunant à l’émir Abdelkader
Dans ses réflexions sur l'Algérie, Dunant notait que l'Émir Abdelkader avait, dès 1837-1843, instauré un règlement de guerre imposant le respect des prisonniers français, les soignant de la même manière que ses propres soldats.
Dunant a souvent cité l'Émir comme un modèle absolu de vertu humanitaire dans ses notes et ses mémoires. Il le décrivait comme dans ses notes et ses mémoires comme un « grand caractère », un « prince courageux » .
Pour résumer, on peut affirmer que c’est l'Émir Abdelkader a offert un modèle éthique vivant la protection des non-combattants était possible et nécessaire. Henry Dunant a apporté la structure institutionnelle (la Croix-Rouge),...par Abdelkader Hani

TELAGH  La vieille sirène de la mairie...Par B FeddalSitué sur le toit de la mairie, cet instrument, qui annonçait par l...
15/02/2026

TELAGH La vieille sirène de la mairie...Par B Feddal

Situé sur le toit de la mairie, cet instrument, qui annonçait par le passé l'imminence d'une menace ou d'une catastrophe quelconque, retentissait cette fois-ci pour la bonne cause, l'annonce de la rupture du jeûne.
Héritée a priori de la seconde guerre mondiale, la vieille sirène en question a été conçue au départ pour alerter la population d'un danger imminent (menace aérienne …), fut recyclée après l’indépendance pour mobiliser les volontaires, par exemple en cas d'incendie et d’annoncer surtout le moment de rupture du jeûne à chaque ramadhan.
Bien que pas moins de sept mosquées diffusent quasi simultanément dans la ville l’appel à la prière (Adhan) du Maghreb, marquant la fin de l’abstinence, l’annonce de ce moment très attendu par les jeûneurs reste attachée à cette tradition: Un plaisir nostalgique de rompre le jeûne au son de la sirène.
Les assemblées populaires communales, qui se sont succédé à la tête de cette municipalité depuis l’indépendance, ont toujours accordé un intérêt particulier à cette sirène de taille imposante, utilisée lors des occasions nationales pour observer les minutes de silence mais surtout durant ce mois sacré. Elle retentit aussitôt que le muezzin prononce le dernier mot de l’Adhan par souci de respect à la sacralité de l’appel à la prière tout en veillant à la perpétuation de cette tradition qui fait partie désormais du patrimoine.
Cette sirène d'alerte et d'information des populations, fait l'objet de soins particuliers et bénéficie d'actions d'entretien.Elle est gravée dans la mémoire collective de la population; elle donne un goût très particulier au ramadhan, qu’il est difficile d’imaginer autrement.

01/02/2026

LE 180° ANNIVERSAIRE DU genocide des Ouled Brahim ... un genocide fondateur de la ville de Sidi bel ABBES !Le 30 janvier 1845, le massacre des Ouled Brahim...Par Henni Abdelkader

Le 30 janvier 1845, il y eut dans ce qui était encore une redoute au lieu dit « Sidi Bel Abbés », là où la colonisation créera quelques années plus t**d la future ville de Sidi Bel Abbés, un évènement que les historiographes coloniaux qualifient d’ « extraordinaire ». Il s’agit de ce que ces historiographes désignent comme « L’attaque des Derkaouas contre le camp de Sidi Bel Abbés » rapporté dans les écrits du général Azan (La fondation des villes de l’Oranie ), du maire de Sidi Bel Abbés Léon Adoue ( la ville de Sidi Bel Abbés, histoire , légendes et anecdotes)et récemment dans ceux de Ainat Tabet et Tayeb Nehari (Sidi Bel Abbés , de la colonisation à la guerre de libération)
Les faits d’après les chroniqueurs coloniaux :
Les faits sont différemment relatés par les historiographes coloniaux. Le général Azanfait le récit de cet « extraordinaire évènement » « d’après les documents du ministère de la Guerre français » : Il écrit « Vers dix heures du matin, les soldats aperçurent une soixantaine d ‘indigènes qui précédés de cinq ou six enfants, se dirigeaient vers le camp ; portant des bâtons, ils récitaient des prières et ne paraissaient avoir aucune intention hostile ; Leur allure étrange provoquait les rires des soldats. A l’entrée du poste, ils furent arrêtés par le factionnaire ; Alors l’un d’eux, s’approchant du soldat comme pour lui expliquer qu’ils venaient présenter une réclamation au commandant supérieur, le tua d’un coup de feu. A ce signal, tous ses coreligionnaires sortant des armes dissimulées sous leurs burnous se précipitèrent dans la redoute et attaquèrent les militaires qu’ils rencontrèrent. Ils se dirigèrent vers le logement du commandant supérieur, croyant l’y trouver et l’envahirent après avoir tué sur la porte le planton chargé de la garder.
Officiers et soldats du camp avaient aussitôt couru aux armes et s’étaient de tout cotés, jetés sur les assaillants ; Ils les pourchassèrent à la baïonnette tandis que le commandant Ponsard faisait garder la seule issue leur permettant de s’échapper, les indigènes tentèrent alors de franchir les parapets, mais au fur et à mesure qu’ils descendaient dans les fossés, ils y étaient impitoyablement fusillés. Il n’y eut pas de quartier : 58 indigènes étaient entrés dans la redoute ; après une courte lutte, il y eut 58 cadavres »
Léon Adoue, chroniqueur de la ville fait une description fantaisiste et très suggestive de cette attaque. Pour lui « Les Ouled Brahim voulurent (…) enlever la redoute. Ils se massèrent dans un repli du terrain et, ayant déguisé en pèlerins une avant-garde, ils lui enjoignirent d’aller préparer l’attaque par la ruse. Le 30, au point du jour, la petite garnison voit s’arrêter devant les murs,des Arabes en guenilles, n’ayant à la main qu’un simple bâton et récitant des prières. Ils demandent à visiter le camp français. Leur allure peu belliqueuse donne confiance. On fait droit à leur désir. Mais à peine le dernier de ces loqueteux à-t-il franchi la porte que la sentinelle est assommée. Les faux pèlerins sortent des armes de dessous de leur burnous et deviennent des assaillants dangereux ».
Une attaque ou une mise en scène ?
Pour expliquer cette « attaque » Azan n’hésite pas à prendre des libertés avec la chronologie en classant ce fait historique dans la révolte des Derkaouas. En fait cette révolte ne commencera qu’en mars 1845 et dans la vallée du Cheliff ! Léon Adoue n’ose pas cette explication et Ainad Tabet et Tayeb Nehari l’adoptent dans leur ouvrage. Mais cette explication apparaît très peu convaincante. On a dut mal à croire que 58 paysans désarmés, accompagnés d’enfants, fussent-ils enflammés par un prédicateur derkaoui, puissent attaquer un camp militaire occupé par des centaines de soldats bien armés. Au moment de « l’attaque », il y avait dans le camp au moins « le bataillon du 6° léger », soit plus d’une centaine de soldats bien armés !
Ne s’agirait-il pas d’une mise en scène d’un massacre programmé ?
La terrible répression des Ouled Brahim.
En tous les cas, comme si elle était planifiée à l’avance, la réaction des militaires français ne se fit pas attendre. La journée même, les douars des Ouled Brahim, informés des faits et redoutant la réaction attendue des militaires français tentèrent de s’enfuir avec leurs troupeaux. Leur retraite fut coupée par la colonne du commandant Vinoy qui stoppa la fuite des populations des Ouled Brahim, les razzia impitoyablement et leur enleva tout ce qui lui tomba sous la main, notamment « une trentaine de chevaux ou mulets, plus de 200 bœufs ou vaches ; 1200 moutons ou chèvres ». En outre, « 70 vieillards, femmes et enfants furent amenés en otage ».Plusieurs d’entre –eux, peut-être tous, furent immédiatement fusillés sans autre forme de procès. La répression fut si horrible et si terrifiante que « les femmes dont les maris ont été tués n’ont même pas osé les pleurer »
Un simulacre d’enquête fut rapidement mené quelques jours après. Le rapport conclue que tous les Ouled Brahim, dont le caïd avait prit la fuite, étaient compromis dans le complot. Plusieurs autres hommes furent arrêtés et envoyés à Oran pour jugement. L’autorité militaire décida de confisquer à la tribu toutes les bêtes de somme ou de transport, « chevaux, mulets et chameaux furent enlevées à la tribu de manière à ce qu’elle ne put se déplacer ». C’est pourtant ainsi diminués que les rescapés de la répression des Ouled Brahim, terrorisés et ruinés, prendront la fuite pour le Maroc. L’ampleur de la féroce répression contribua probablement à déterminer les autres tribus Beni Amer et Hachem à émigrer au Maroc.
L’exode des Béni Ameur :
Pour les soustraire à la féroce répression, l’émir Abdelkader exhorta les tribus Béni Ameur à émigrer au Maroc. Ce fut un exode terrible. En plein hiver, des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards, emportant quelques maigres vivres, poussant devant eux ce qui restait de leurs troupeaux, abandonnent leurs terres et fuient vers le Maroc. Une redoutable épreuve que cette marche de 500 km. Nombre d’entre eux, les plus faibles, les vieillards, les malades, les enfants ne purent supporter cette longue marche et périrent de fatigue ou de maladies.
Au Maroc, le séjour des tribus algériennes ne fut pas une sinécure. Mises en résidence, suspectées de subversion, le sultan du Maroc n’hésita pas à lâcher contre eux une troupe de 15 000 de ses soldats. Ils se défendirent vaillamment mais « La tribu fut défaite, les hommes emprisonnés et les femmes et les enfants emmenés en esclavage » écrit Churchill.
Ceux qui le purent décidèrent alors de rentrer chez eux Le chemin du retour fut une autre pénible épreuve pour ces populations réduites à la misère, déracinées, réprimées, affaiblies par la faim et la maladie. Les Béni Ameur revinrent « épuisés, sans moyens matériels et bien souvent très éprouvés par la famine et les longs déplacements, indépendamment de la perte du cheptel »: « les Ouled Brahim sont considérablement réduits ».
Mais c’était déjà trop t**d, « Le territoire des Béni Amer fut déclaré acquit à l’Etat par suite d’un arrêté du Gouvernement Général, duc d’Isly en date du 18 avril 1846. Cet arrêté frappait de dépossession, d’une façon générale, toutes les tribus émigrées soit dans le Maroc, soit dans le désert qui n’auraient pas obtenu l’aman dans un laps de temps déterminé et portait que toutes leurs propriétés appartiendraient à l’Etat. ».Ces terres des Béni amer expropriés, l’administration coloniale allait les mettre à la disposition de la colonisation. « Ce seul territoire admirablement situé au cœur de la province contient m’a-t-on dit sur place, 70 000 hectares à livrer aux colons, héritage de la puissante tribu des Béni amer presque toute tuée ou émigrée au Maroc avec Abdelkader »
Les quelques débris rescapés des Ouled Brahim trouvèrent leurs terres séquestrées. , 76,683 hectares de bonnes terres qui serviront à créer les villages de colonisation et la ville de Sidi Bel Abbés. Désormais, pour survivre, ils auront la consolation de trouver, selon Bastide « à utiliser leurs bras pour les défrichements et les autres travaux agricoles » que leur offriront les colons qui accapareront leurs terres. Les Ouled Brahim dont on évaluait le nombre à 10 000 en 1830 ne comptent plus que 3000 individus d’après le recensement effectué en 1867 soit une décroissance de 70 % ! Un véritable génocide.
La dernière exécution au Yatagan d’Oran.
Les hommes arrêtés, au lendemain de l’attaque du camp de Sidi Bel Abbés furent tous jugés, coupables et condamnés à être exécutés. Celui qui fut reconnu comme l’instigateur de l’attaque, le nommé Ben Kenadil Ben Djeffal fut exécuté le 26 mai 1845. Son exécution resta célèbre dans les sinistres annales des exécutions, car elle fut particulièrement et horriblement spectaculaire ; Le bourreau le mutila par trois fois avant de l’achever par un dernier coup, enfin décisif. Cette exécution fut la dernière exécution au Yatagan d’Oran. L’horreur à laquelle elle donna lieu décida les autorités coloniales d’Oran à se « moderniser » en se dotant du dernier cri en matière de machines à exécuter : la guillotine.
Des martyrs toujours sans sépultures
Quant aux 58 martyrs de ce sinistre matin du 30 janvier 1845, ils furent enterrés – est-ce le mot qui convient ? - au lieu dit « peuplier d’Abdelkader », à l’emplacement actuel du jardin public, à l’endroit précis ou est plantée une allée de cyprès.
A défaut d’une stèle en souvenir des victimes de ce crime parmi tant d’autres, de la colonisation, cet article se veut un hommage à leur mémoire !

Adresse

La Bibliothèque Naimi Abdelkader
Sidi Bel Abbès
22000

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Club d’histoire locale de Sidi bel Abbes publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Club d’histoire locale de Sidi bel Abbes:

Raccourcis

Partager