26/02/2026
le fameux projet de la mine de zinc et de plomb de Tala Hamza - Oued Amizour à Béjaïa ! On est sur un dossier majeur qui fait beaucoup parler en ce moment.
Si tu parles de l'étude en particulier, il y en a eu plusieurs qui ont été déterminantes pour débloquer le projet après des années de gel. Voici ce qu'il faut retenir :
1. L'étude de faisabilité et le changement de méthode
C'est le point clé. Initialement, le projet bloquait car la méthode d'extraction envisagée risquait de provoquer des effondrements de terrain.
La solution : Les études ont validé une méthode appelée "remblayage cimenté descendant" (Underhand Drift and Fill).
L'avantage : Au lieu de laisser des vides, on remplit les galeries avec un mélange de béton au fur et à mesure. C'est plus cher, mais ça garantit la stabilité du sol et préserve la nappe phréatique.
2. L'étude d'impact environnemental (EIE)
C’est souvent celle-ci qui suscite le plus de débats. Validée par les autorités, elle avance que :
L'exploitation sera "enterrée" pour minimiser l'empreinte visuelle et sonore.
Une usine de traitement sera installée à El-Kseur avec des normes de gestion des déchets miniers (stériles) censées protéger l'écosystème local.
3. Où en est-on aujourd'hui (Février 2026) ?
Le projet est passé à la vitesse supérieure :
Lancement officiel : Le président a insisté pour un lancement effectif des travaux d'exploitation en mars 2026.
Partenaires : C'est une joint-venture nommée WMZ (Western Mediterranean Zinc) entre l'Algérie (ENOF et ORGM) et l'Australien Terramin, avec le soutien du géant chinois Sinosteel pour la construction.
Objectifs : Produire environ 170 000 tonnes de concentré de zinc et 30 000 tonnes de plomb par an.
Note importante : Malgré les assurances officielles sur la sécurité environnementale, le projet continue de soulever des inquiétudes chez certains experts et habitants de la région de Béjaïa concernant les risques de pollution à long terme.
3. Logistique et Infrastructures de Transport
Pour éviter d'engorger les routes de la région de Béjaïa, un plan de transport multimodal a été validé :
Voie ferrée : Utilisation de la ligne Béni Mansour - Béjaïa (en cours de dédoublement et d'électrification) pour acheminer le minerai vers le port.
Wagons spéciaux : Des wagons hermétiques ont été conçus spécifiquement pour ce projet afin d'éviter toute dispersion de poussières de plomb ou de zinc durant le trajet.
Port de Béjaïa : Un poste à quai dédié est en cours d'aménagement pour l'exportation du surplus.
4. Partenariat et Investissement
Le projet est porté par la joint-venture Western Mediterranean Zinc (WMZ) :
Terramin (Australie) : Partenaire technologique.
ENOF & ORGM (Algérie) : Partenaires publics.
Sinosteel (Chine) : Détient le contrat EPC (Ingénierie, Approvisionnement, Construction) d'une valeur d'environ 336 millions de dollars pour construire l'usine de traitement et les infrastructures de sécurité.
5. Calendrier de 2026
Mars 2026 : Lancement officiel de la phase d'exploitation (instruction présidentielle).
Juillet 2026 : Prévision du début de la production industrielle effective après les derniers tests de l'usine de traitement à El-Kseur.
À noter : L'indemnisation des propriétaires fonciers, qui a longtemps été un point de friction, a été finalisée fin 2025 pour permettre l'accès total au site de construction
Élément Capacité Annuelle Prévue
Minerai extrait (brut) 2 millions de tonnes
Concentré de Zinc ~ 170 000 tonnes
Concentré de Plomb ~ 30 000 tonnes
Durée d'exploitation ~ 19 à 20 ans
Voici des détails techniques et stratégiques plus poussés sur le projet Tala Hamza-Oued Amizour, tels qu'ils se présentent en ce début d'année 2026.
1. La Méthode d'Extraction : Sécurité et Environnement
Le grand tournant de ce projet a été l'abandon de la méthode de "foudroiement" (trop risquée pour la stabilité du sol) au profit du Remblayage Cimenté Descendant (Underhand Drift and Fill).
Le principe : On extrait le minerai par tranches horizontales, en commençant par le haut du gisement. Chaque tunnel vidé est immédiatement rempli d'un mélange de béton et de déchets miniers (stériles).
Les avantages majeurs :
Zéro affaissement : Le béton crée un nouveau "plafond" solide, ce qui permet de travailler en dessous en toute sécurité et d'éviter les fissures en surface (protection des habitations).
Gestion des déchets : Une grande partie des résidus miniers est réinjectée sous terre au lieu d'être stockée à l'air libre, limitant ainsi la pollution visuelle et chimique.
Protection des eaux : Cette méthode réduit drastiquement les risques d'infiltration de métaux lourds dans la nappe phréatique locale.
2. Chiffres et Capacités Industrielles.
Le gisement est l'un des plus importants au monde, avec des réserves estimées à plus de 34 millions de tonnes (certaines études poussent jusqu'à 60 millions.