22/05/2025
Soutenir le droit, dénoncer l’arbitraire
L’interdiction brutale et injustifiée opposée à la tenue d’un meeting du RCD à Alger, dans la salle Ibn Khaldoun, ce 24 mai 2025, ne surprend plus. Mais elle indigne. Elle scandalise. Elle confirme, une fois encore, l’obsession d’un pouvoir qui préfère verrouiller plutôt que convaincre, imposer plutôt que débattre, étouffer plutôt que laisser respirer la nation.
Que reste-t-il d’un État qui bafoue ses propres engagements ? Que vaut une Constitution réduite à un texte sans portée, si les principes qu’elle proclame sont piétinés au quotidien ? L’autorisation de la salle avait été donnée. Elle a été retirée sans motif valable, dans un mépris total de la parole publique. Pire encore, les autres demandes formulées par le RCD sont restées lettre morte. Ce silence administratif n’est pas une neutralité — c’est une complicité. Une entrave délibérée à l’action politique d’un parti légal, légitime et profondément enraciné dans la culture démocratique du pays.
Ce que subit aujourd’hui le RCD, demain d’autres forces démocratiques le subiront, si l’on reste silencieux. Car il ne s’agit pas ici d’un simple différend administratif. Il s’agit d’un symptôme inquiétant d’une volonté de caporaliser la vie politique, de maintenir les Algériens dans l’impuissance civique et l’isolement idéologique.
À ceux qui, tapis dans l’ombre, multiplient les manœuvres contre le RCD, qu’ils soient indus héritiers frustrés ou complices d’un populisme religieux déguisé, nous disons : votre acharnement ne fait que révéler votre peur. Peur d’une parole libre. Peur d’une ligne droite. Peur d’un parti qui parle à la jeunesse, au pays profond, à l’intelligence collective de notre société.
Le RCD est une voix — claire, déterminée, courageuse. Cette voix dérange parce qu’elle est indépendante. Parce qu’elle refuse les deals obscurs et les compromissions silencieuses. Parce qu’elle rappelle que servir l’Algérie, c’est affronter la vérité, pas fuir les responsabilités.
Nous appelons l’ensemble des démocrates, des syndicats libres, des associations citoyennes et des intellectuels à ne pas laisser passer ce nouveau coup de force sans réponse. Ce combat n’est pas celui d’un parti. C’est celui de tous ceux qui refusent que la politique soit confisquée par l’arbitraire, la peur et la lâcheté.
Plus que jamais, notre vigilance doit être active, notre solidarité totale, et notre détermination intacte.
Nous ne céderons pas. Car le droit de parler, de se rassembler, de proposer, n’est pas un privilège accordé par un régime : c’est un droit fondamental que rien ne saurait abolir.