05/02/2019
حقائق علي الحراش ما فائدة تخفيتها ايها المؤرخون لقد فقدتم حلقة من حلقة التاريخ المعاصر للجزائر و ما دور منطقة الحراش و الضفة اليسارية في صد هجومات فرنسا قبل سيدي الفرج و ما دور هته المنطقة في تحرير الجزائر .هذه اعترافات زوجة عبان رمضان كانت له منطقة الإتصال ما بين قواد جبهة التحرير في الشرق و الغرب. لقد توافد عبان علي منطقة الحراش و لقد استقبل عدة مراة و مكث بها ليالي دون خوف. مثله كحسيبة / بوضياف/ عميروش/ علي عمار .....
*Nous étions pauvres et ma mère, v***e, travaillait. Je l’aidais comme je pouvais. J’avais conscience de l’indigence des indigènes comparé au train de vie des colons. L’injustice était flagrante. Même notre parcours était restreint, nous n’avions pas le droit de rentrer dans les quartiers européens, et encore moins dans les quartiers huppés tels que Hydra.
Il nous arrivait avec ma mère et ma sœur Mimi d’aller au pied du mausolée de Sidi Yahya en bordure d’un oued afin de passer la journée et faire des retrouvailles.
C’était une de nos seules distractions, et là nous étions obligées de passer par le quartier de Hydra. Cependant, sur le chemin du retour à la tombée de la nuit on passait devant les maisons, et je voyais à travers les fenêtres illuminées de jolis lampadaires, ce que je n’avais jamais vu auparavant. Cela me donnait des idées extraordinaires.
Ma vision et mon but dans la vie s’éclaircissaient et annonçaient l’aurore de mon militantisme, dès 1947. J’ai commencé à militer en 1947 au sein de l’Association des femmes musulmanes algériennes (AFMA) sous l’égide du PPA-MTLD, présidée par Mamia Chentouf. J’y ai croisé Nafissa Hamoud, future professeur Laliam. Nous faisions beaucoup de social et nous entrions dans des mariages à La Casbah et à Belcourt pour entonner des chants patriotiques, ce qui nous valait de ressortir avec une petite cagnotte !
En 1949, atteinte de tuberculose, je suis envoyée à Marseille où je suis sauvée in extrémis. Lors de mon séjour au sanatorium d’Annecy qui dura environ 15 mois, j’ai été formée à la sténo-dactylo.
De retour à Alger, j’ai décidé de m’émanciper en enlevant le hayek au grand désespoir de ma mère et de parfaire ma formation à l’école Pigier.
Au déclenchement de la guerre d’Algérie le 1er Novembre 1954, je travaillais chez un avocat, Maître Boyer, installé à rue Duc des Cars débaptisée rue Docteur Saâdane.
A cette période, je fis une autre rencontre décisive. Un ancien militant du PPA-MTLD,
Hocine Belmili, enseignait la langue arabe aux enfants du quartier juste en bas de chez nous, chemin du Carmel à Notre-Dame d’Afrique.
Profitant de son savoir quand j’en avais le temps, je lui exprimais clairement mon désir de participer à la lutte de Libération. C’est lui qui exauça mon vœu en ce jour mémorable d’août 1955 en conviant au rendez-vous de mon destin Abane Ramdane. L’entrevue eut lieu à la Glacière, à El Harrach et durera à peine 5 minutes. Abane était un homme au regard franc, imposant, charismatique, rapide et expéditif. Il comprit trois choses : je taperai, transporterai des documents et lui trouverai des refuges.