06/04/2025
LES POUBELLES DE YAOUNDĂ NE SONT PAS UN SYMBOLE DâĂCHEC, MAIS CELUI DâUN COMBAT PERMANENT POUR LâĂMERGENCE
Par Hon. NAOUSSI ZEUFACK DONALD
Député jeune Mfoundi V
DISCLAIMER :
1. Si tu nâaimes pas lire, prends quand mĂȘme le temps de le faire : ce texte pourrait bien remettre en question tout ce que tu pensais savoir sur le Cameroun et sa gouvernance.
2. Ne tâarrĂȘte pas au titre, il ne sâagit pas ici dâun conte pessimiste, mais dâune vĂ©ritĂ© que beaucoup refusent dâadmettre.
3. Ce texte est dédié à toute la jeunesse camerounaise qui, chaque jour, travaille, innove, entreprend, et croit en un avenir meilleur aux cÎtés des institutions de la République.
1. GOUVERNANCE : UNE CONTINUITĂ ET NON UN DĂNI
Il est faux de dire que le Cameroun nâa jamais eu de vision politique. Depuis lâaccession Ă lâindĂ©pendance, notre pays a connu une stabilitĂ© institutionnelle remarquable comparĂ©e Ă bien dâautres nations africaines. Sous la houlette du RDPC et du PrĂ©sident Paul Biya, le Cameroun a mis en Ćuvre plusieurs plans de dĂ©veloppement stratĂ©gique, dont le Document de StratĂ©gie pour la Croissance et lâEmploi (DSCE), dĂ©sormais remplacĂ© par la StratĂ©gie Nationale de DĂ©veloppement 2020-2030 (SND30).
Le libĂ©ralisme communautaire, moquĂ© Ă tort, est une vision pragmatique et profondĂ©ment enracinĂ©e dans la rĂ©alitĂ© africaine : une Ă©conomie de marchĂ© encadrĂ©e par lâĂtat et fondĂ©e sur la solidaritĂ©, la justice sociale et la mise en valeur des communautĂ©s locales. Ce nâest pas une doctrine morte, câest une philosophie de gouvernance qui a permis au Cameroun de rĂ©sister aux crises financiĂšres, Ă la pandĂ©mie de COVID-19, et aux tensions gĂ©opolitiques sans basculer dans le chaos.
Le problĂšme des ordures nâest pas lâĂ©chec dâune idĂ©ologie mais le rĂ©sultat dâun dĂ©ficit de conscience citoyenne, combinĂ© Ă une urbanisation galopante. Et pourtant, le gouvernement, Ă travers HYSACAM, investit constamment dans la modernisation du ramassage des ordures, mais peut-il le faire sans lâimplication rĂ©elle des populations ? Balayer devant sa case ne veut pas dire abandonner lâĂtat, cela signifie coopĂ©rer avec lui.
2. PRĂSIDENTIEL ET STRUCTUREL : LE CAMEROUN EST UN ĂTAT SOLIDE, PAS UNE MONARCHIE
RĂ©duire la figure du PrĂ©sident de la RĂ©publique Ă un simple vieillard fatiguĂ©, câest ignorer la profondeur de ses actions. Le PrĂ©sident Paul Biya, Ă 92 ans, reste un homme dâĂtat visionnaire, architecte de lâĂtat moderne camerounais, qui a su prĂ©server la paix dans un contexte de pressions internes (crise anglophone, terrorisme) et de turbulences rĂ©gionales.
Le Cameroun est un Ătat dĂ©centralisĂ© en pleine mutation, avec la crĂ©ation de rĂ©gions gouvernĂ©es localement, preuve que la gouvernance centralisĂ©e est en train dâĂ©voluer, en respectant les Ă©quilibres. Ce nâest pas un immobilisme, câest une marche progressive vers une meilleure structuration territoriale.
En parlant de centralisation, ceux qui critiquent oublient que la coordination nationale reste indispensable Ă lâunitĂ© du pays. Une dĂ©centralisation prĂ©cipitĂ©e aurait conduit Ă une fragmentation du territoire, chose que notre prĂ©sident a su Ă©viter grĂące Ă sa sagesse et sa prudence. La jeunesse devrait comprendre que lâexpĂ©rience nâest pas lâennemie du progrĂšs ; elle en est souvent la garantie.
3. LE CAMEROUN EST UNE NATION, PAS UNE AGGLOMĂRATION DE TRIBUS
Qualifier le mot « BamilĂ©kĂ© » de nĂ©ologisme colonial est un raccourci intellectuel. Toutes les nations du monde sont nĂ©es de constructions historiques, parfois coloniales, parfois naturelles. La France, lâItalie, lâAllemagne elles-mĂȘmes sont des mosaĂŻques linguistiques et culturelles.
Le Cameroun est une nation plurielle, avec une richesse ethnique exceptionnelle. Le vivre-ensemble est une rĂ©alitĂ© quotidienne que certains veulent dĂ©truire en rĂ©veillant de vieux dĂ©mons. Loin dâĂȘtre une "crevette", notre pays est un gĂ©ant rĂ©gional, dotĂ© dâune armĂ©e respectĂ©e, dâune diplomatie forte, dâinstitutions solides et dâune jeunesse dynamique. Câest cette union dans la diversitĂ© que le RDPC incarne depuis 1985, en refusant les discours de division.
Les poubelles ne sont pas le symbole dâun Ă©chec collectif mais dâun appel Ă lâengagement citoyen, Ă la responsabilitĂ© individuelle et collective. Ceux qui critiquent sans agir sont souvent ceux qui nâont jamais nettoyĂ© leur propre quartier.
4. 2025 : PAS UN BIG BANG, MAIS UNE CONTINUITĂ
Le Cameroun nâa pas besoin dâun "big bang" pour renaĂźtre. Il a besoin de constance, de foi, dâunitĂ©. Les jeunes Camerounais ont aujourdâhui plus de libertĂ©s que jamais : libertĂ© dâexpression, libertĂ© dâentreprise, libertĂ© dâassociation. Les chiffres le prouvent : le Cameroun est lâun des pays dâAfrique centrale avec le plus grand nombre de startups créées par an, notamment grĂące aux mesures dâaccompagnement initiĂ©es par le Gouvernement et soutenues par le RDPC.
Les vraies rĂ©volutions ne se font pas dans le chaos mais dans lâordre. Les vraies transitions se prĂ©parent, elles ne sâimprovisent pas.
EN CONCLUSION :
Oui, le Cameroun a des dĂ©fis. Oui, des ordures jonchent nos rues. Mais ce nâest pas le fruit dâun complot des « vieux du LycĂ©e Leclerc ». Câest la consĂ©quence dâun manque dâimplication collective et surtout dâun refus de reconnaĂźtre les progrĂšs accomplis.
Ceux qui rĂȘvent dâun Cameroun nouveau doivent cesser de parler en slogans et commencer Ă agir dans les institutions. Le RDPC offre aujourdâhui la meilleure plateforme politique pour porter cette jeunesse vers des postes de responsabilitĂ© et de transformation. Le vrai courage, ce nâest pas de critiquer sur les rĂ©seaux sociaux, câest de prendre part aux conseils municipaux, aux campagnes de propretĂ©, aux projets communautaires.
Le Cameroun nâest pas une poubelle. Le Cameroun est un chantier. Et nous, jeunes, devons ĂȘtre les maçons et non les spectateurs.