06/06/2026
Recettes non fiscales : le MINFI met l’accent sur l’optimisation
Le train de la sensibilisation et de la vulgarisation est en marche depuis le 3 juin 2026. Après une première étape dans la région du Centre, il poursuivra progressivement son parcours dans les autres régions du territoire national.
En effet, la Division de la Préparation du Budget (DPB) a réuni, le 3 juin 2026 à Mbankomo, les ordonnateurs, contrôleurs financiers et comptables publics, dans le cadre d’un atelier de sensibilisation consacré aux modalités et actions susceptibles de renforcer la mobilisation des recettes non fiscales et de compenser la baisse éventuelle d’autres catégories de recettes, notamment pétrolières, fiscales et douanières.
Présidée par le Gouverneur de la Région du Centre, M. Naseri Paul Bea, cette activité se déroule dans un contexte où la Loi de Finances 2026 prévoit une mobilisation de 400 milliards de FCFA de recettes non fiscales, dont 18 milliards de FCFA attendus de nouvelles mesures.
L’objectif est de redresser une tendance marquée par des performances en deçà des attentes, avec seulement 30 milliards de FCFA collectés en 2024 et 20 milliards de FCFA à fin octobre 2025. Cette situation s’explique notamment par une vulgarisation insuffisante des dispositifs existants, l’absence de plans de recouvrement adaptés et une maîtrise limitée des procédures par certains acteurs.
Au cours des travaux, le Gouverneur a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des recettes non fiscales, soulignant que plusieurs prestations et services rendus par l’État n’étaient pas suffisamment budgétisés ou faisaient l’objet d’un recouvrement insuffisant.
Les participants ont également été édifiés sur les procédures à respecter, les sanctions prévues par la réglementation en vigueur ainsi que sur le nouveau rôle des contrôleurs financiers, désormais davantage impliqués dans la régulation aussi bien des recettes que des dépenses publiques.
Pour rappel, les recettes non fiscales, encore appelées « recettes de services », sont des prélèvements obligatoires perçus en contrepartie d’un service rendu par l’État. Elles sont liquidées par les ordonnateurs et recouvrées par les comptables publics au sein des différentes administrations sectorielles.