12/03/2026
«Les Blessures de l'Âme»💔💔: L’histoire de Daniella
Salut, salut ! Je me nomme Daniella. Je suis cette fille venant d'une famille à problèmes. Lorsque je parle de problèmes, je fais allusion à la violence, au rejet, à la maltraitance, aux attouchements à répétition et au mariage forcé qui m'ont plongée dans une ambiance ténébreuse, mes amis.
Alors, ma venue ici, dans ce mur de recueil de nos fardeaux nommé le Quotidien des Cœurs Brisés, n'est pas de vouloir de la pitié, mais plutôt de conscientiser les jeunes sœurs qui ont vécu la même situation que moi ou qui vivent cette situation, mais décident de garder le silence. Mais également de demander de l'aide psychologique pour m'aider à évacuer le traumatisme des événements vécus. Bref, commençons par le début.
Tout commence à l'âge de 14 ans, lorsque ma mère a été violentée par mon papa, qui avait 35 ans, et c'est suite à ce viol que je suis venue au monde. Le mécontentement et la douleur de ma mère et de sa famille les ont poussés à ne pas m'accepter comme enfant, et ils ont décidé de m'abandonner. Mon père, ayant reconnu la gravité de son crime, accepte malgré tout de me prendre en charge.
Les années passées, je me sentais aise et heureuse à ses côtés, car il jouait à la fois le rôle de père et celui de mère, et ce qui m'empêchait de réaliser l'abandon de ma mère. En clair, je vivais une vie heureuse à N'Djamena.
À l'âge de 12 ans, mon père décide de m'envoyer chez une connaissance en Côte d'Ivoire pour me protéger de la guerre dans le pays, et pour ma protection, il avait suggéré que j'aménage avec cette famille en Côte d'Ivoire. Mon papa, lui, était resté, car il était agent de la police du Tchad, donc il devait assurer la sécurité dans le pays. Mais à ma grande surprise, j'apprends que mon père est décédé dans cette guerre.
Après son décès, ses connaissances m'ont jetée à la porte, formulant en ces termes : « Ton père n'est plus là, nous n'avons pas d'argent pour nous occuper de toi. » À cet instant-là, je compris que je devais grandir ! Je compris que je devais être forte pour moi, être une mère, un père et une sœur pour moi-même. Je voyais le monde se fermer à mes yeux.
Après que la situation se soit calmée, l'État a décidé de me prendre en charge en me plaçant dans une famille d'accueil en Côte d'Ivoire, en versant une somme de 8 000 000 de francs pour me prendre en charge pendant 4 ans.
À mon arrivée dans cette famille d'accueil, tout était bien au début. Trois mois après, cette famille a commencé à me faire vivre le calvaire total : lessive, vaisselle, cuisine, et autres, c'était ma responsabilité, mais cela ne me dérangeait pas. Je ne pouvais utiliser les toilettes de la maison pour me doucher, bref, on me traitait comme une étrangère dans cette maison, mais je gardais toujours mon calme, car je n'avais personne.
Plus les jours se levaient et les nuits tombaient, plus je subissais des choses : la femme qui s'introduisait dans ma chambre toutes les nuits pour me faire des attouchements sur mes parties intimes, et qui me faisait du chantage de me chasser de sa maison si j'osais dire à quelqu'un. Son mari qui, à son tour, abusait de moi nuit et jour,j'étais sans défense, car j'avais peur de me retrouver à la rue.
Un soir, je découvre qu'ils sont en train de faire les papiers pour les États-Unis avec tous leurs enfants, excepté moi, et le visa était même déjà sorti. Ce même soir ils décident de convoquer une réunion pour m'annoncer leur départ qui aura lieu bientôt et, par la suite : « Daniella, nous savons que notre départ va beaucoup t'affecter, mais dans la vie, il nous arrive d'apprendre à naviguer toute seule pour notre survie, et c'est le moment pour toi. Alors, pour ne pas te laisser à main vide, nous avons deux propositions pour toi, à toi de choisir. Ton père a un ami qui veut te prendre pour femme, nous avons jugé que c'est une bonne idée, qu'en penses-tu ? » Mais, maman, j'ai 18 ans et je n'ai même pas encore le baccalauréat, comment comprendre que je dois me marier ?
Mon père : « Si tu tiens à continuer tes études, nous allons te remettre une somme de deux cents mille francs, tu pourras chercher une petite chambre pour vivre là, on t'aidera à équiper, après, le reste à ta responsabilité, car nous ne serons plus au pays. Moi : D'accord, papa, c'est déjà beaucoup, merci.
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