Snacom - FPI Officiel

Snacom - FPI Officiel Réseau social dédié au Front Populaire Ivoirien.

10/06/2015
26/07/2014

Le président Laurent GBAGBO reviendra-t-il de La Haye ? La réponse démonstrative et sans équivoque de Pascal AFFI NGUESSAN (président du FPI), le 11 déc. 2013, à Rubino (Agboville).

26/07/2014

La profession de foi du président Pascal Affi Nguessan (FPI), le 6 août 2013, au QG Laurent Gbagbo.

26/07/2014

Le président Pascal Affi Nguessan (FPI) "explique" LAURENT GBAGBO à Kpass (Dabou), le 27 otobre 2013.

25/07/2014

AFFI NGUESSAN travaille-t-il contre LAURENT GBAGBO ? La réponse du Président du FPI, le 30 nov. 2013

16/07/2014

Pascal AFFI NGUESSAN à propos du Président Laurent GBAGBO dans son discours de clôture de la 8ème Convention Extraordinaire, le 22 février 2014, au Palais des Sports d'Abidjan - Treichville : "...Que faut-il retenir en effet de nos travaux et du rapport général qui vient d'être présenté ? Je retiendrai essentiellement trois choses.
- La première chose c'est que dans les grands moments de leur histoire les peuples s’identifient toujours à une figure qui incarne la lutte qu'ils mènent. Il s'agit d'une personne en qui tous se reconnaissent et se projettent à travers sa vision, sa pensée et ses actions. Et son sort, ses souffrances deviennent ceux de tout un peuple. Aujourd'hui nos aspirations, les aspirations du peuple ivoirien ont un visage porté par un nom : le visage et le nom du Président Laurent Gbagbo, une grande figure du combat pour les libertés, pour la démocratie et pour la souveraineté en Afrique. Notre camarade Sangaré Aboudrahamane le plus fidèle de ses compagnons de lutte, nous l’a rappelé dans son exposé d’orientation. La cause de Laurent Gbagbo est notre cause. La libération de Laurent Gbagbo est celle de la Côte d’Ivoire. Comme je l’ai affirmé à l’occasion de la cérémonie de passation de charge le 07 septembre 2013, pour le FPI, la libération de Laurent Gbagbo est une obligation politique et un impératif catégorique."...

02/07/2014

La Direction du FRONT POPULAIRE IVOIRIEN a l'honneur de vous informer que le Président Pascal AFFI NGUESSAN anime une conférence de presse, le jeudi 3 juin 2014, à 11h00, au QG Laurent Gbagbo d'Attoban.

Thème : LE REGARD DU FPI SUR LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE IVOIRIENNE

Le SNACOM

Présentation de CondoléancesLe mercredi 2 juillet 2014, à 18h00, à la Cathédrale ST PAUL d’Abidjan-Plateau, le Président...
01/07/2014

Présentation de Condoléances

Le mercredi 2 juillet 2014, à 18h00, à la Cathédrale ST PAUL d’Abidjan-Plateau, le Président Pascal AFFI NGUESSAN [ã la tête d’une importante délégation du Parti] présentera les condoléances officielles du FPI à l’Eglise Catholique De Côte d’Ivoire, suite au décès du CARDINAL BERNARD AGRÉ.

29/06/2014

Comité Central Extraordinaire 02-2014

COMMUNIQUÉ FINAL

1- Sur convocation du Secrétaire Général et Porte-parole du Parti, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI), s’est réuni en session extraordinaire, élargie au Comité de contrôle et aux Secrétaires Généraux de Fédération, le Samedi 28 Juin 2014, de 11 H à 14 H, à son siège provisoire, sis à Cocody les Deux Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI N’GUESSAN.
2- L’ordre du jour de cette session a porté sur deux (02) points :
- l’affaire le Procureur de la CPI contre le Président Laurent GBAGBO ;
- l’analyse de la situation nationale et les perspectives.
3- A propos de «l’affaire le Procureur de la CPI contre le Président Laurent Gbagbo», le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti relative au point de la procédure et à la décision arrêtée par la Chambre préliminaire 1 de la CPI.
4- Le Comité Central du FPI prend acte de la décision de confirmation des charges retenues contre le Président Laurent GBAGBO.
5- Le Comité central note avec satisfaction les réactions de la direction du parti à la suite de cette décision, notamment à travers la déclaration du 14 juin 2014 et le point de presse du président du parti le mercredi 25 juin 2014.
6- Le Comité Central fait le constat que la stratégie de lutte adoptée en vue d’obtenir la libération du Président Laurent Gbagbo n’a pas pour l’instant abouti aux résultats escomptés.
7- Le Comité Central rappelle qu’à l’audience de confirmation des charges tenue le 03 juin 2013, la Chambre préliminaire 1 a ajourné sa décision par deux voix contre une, au motif que les preuves étaient insuffisantes pour tenir un procès contre le Président Laurent Gbagbo, et a renvoyé le procureur à la recherche d’éléments de preuves supplémentaires.
8- Le Comité Central note que malgré les moyens colossaux déployés par l’accusation et tout le temps accordé au Procureur pour apporter les preuves de la culpabilité du Président Laurent Gbagbo, la décision de confirmation des charges a été acquise avec une voie dissidente.
9- Le Comité Central en déduit que les preuves produites n’ont pas été totalement convaincantes, que les bases du procès que l’on veut engager contre le Président Gbagbo restent fragiles et qu’en conséquence l’espoir est permis.
10- S’agissant de la situation nationale, le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti portant sur la situation générale du pays, sur le dialogue politique et la Commission Electorale Indépendante.
11- Le Comité Central a marqué sa vive préoccupation face à la situation de détresse qui gagne inexorablement l’ensemble de la population ivoirienne, les nombreuses pertes en vies humaines sur les routes, dans les inondations, dans les attaques de bandes armées…, et les atteintes graves et les violations des droits de l’Homme : droit à la vie, droit au travail, droit à une vie décente, droit à la sécurité et à la tranquillité, droit à la dignité, etc.
12- Le Comité Central est particulièrement affligé par l’acte d’immolation de Dame Mandjara Ouattara, acte qui constitue la tragique illustration du drame que vivent les populations ivoiriennes.
13- S’agissant du dialogue politique, le Comité Central rappelle que la tenue de la présente session extraordinaire a été décidée à l’issue de la session ordinaire du 31 mai 2014, en vue de procéder à une évaluation exhaustive des engagements pris par le gouvernement au cours de sa rencontre avec la direction du FPI le 22 mai 2014.
14- Le Comité Central rappelle en outre qu’il avait salué les décisions annoncées par le gouvernement et s’était félicité des premières mesures prises, notamment en ce qui concerne le dégel de certains comptes bancaires et la libération de prisonniers politiques, et avait encouragé le gouvernement à réaliser toutes ses promesses afin de créer les conditions d’édification de la confiance et d’un dialogue franc, sincère et constructif.
15- Le Comité Central note que paradoxalement dans les semaines qui ont suivi, il a été observé un raidissement de la position du gouvernement, comme en témoignent les actes d’obstruction à l’exercice des libertés fondamentales : liberté de réunion, d’expression, de culte, de circulation..., constatés notamment à Touba, Odienné, Toupah et Yopougon, l’affectation arbitraire à Odienné du camarade Koua Justin de la JFPI et la tentative d’extradition de Ahoua Don Mello du Cameroun.
16- Le Comité Central note cependant que le conseil des Ministres du mercredi 25 juin 2014 a marqué « son accord pour la poursuite du processus de dégel des comptes et pour la poursuite des procédures d’examen des dossiers de mise en liberté provisoire des détenus de la crise post électorale. »
17- Le Comité Central fait le constat avec désolation de la duplicité du gouvernement dans la conduite du dialogue politique et dans la mise en œuvre des décisions arrêtées à l’issue des négociations.
18- Le Comité Central se félicite en conséquence que cette situation ait été portée à la connaissance de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU qui a assuré la médiation en vue de la reprise du dialogue politique.
19- Le Comité Central, prenant note par ailleurs de l’adoption de la Résolution 2162 par le Conseil de Sécurité [à sa 7207ème séance le 25 juin 2014], salue toutes les recommandations relatives à la réconciliation nationale et la cohésion sociale, au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration des ex-combattants, à la réforme du secteur de sécurité, etc., et se félicite de la mission de bons offices confiée à l’ONUCI dans le cadre du dialogue politique entre le gouvernement et les acteurs politiques ivoiriens.
20- Enfin le Comité Central a été informé de l’adoption et de la promulgation de la loi portant reforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI).
21- Le Comité Central observe que malgré les fortes réserves du FPI, des partis de l’opposition, de la Société Civile et même d’une partie de la coalition au pouvoir d’une part, la Résolution 2062 du Conseil de Sécurité, ainsi que le rapport d’évaluation du cadre juridique et politique des élections en Côte d’Ivoire du NDI, recommandant fortement un processus de réforme inclusif et une démarche consensuelle en vue des élections justes, équitables, inclusives et transparentes en Côte d’Ivoire d’autre part, le régime Ouattara s’est entêté à créer, sur mesure, une CEI acquise d’avance à sa cause.
22- Le Comité Central note que la majorité absolue et mécanique dont dispose le groupement politique au pouvoir au sein de la CEI (de 9 à 13 voix sur 17) enlève toute signification à la présence de l’opposition au sein de cette institution et viole le principe d’équilibre qui doit être l’un des fondements de l’indépendance et de la crédibilité de la CEI. Cette violation de l’indépendance de la CEI est aggravée par la représentation au sein de cette Institution, du Président de la République, Chef de l’Exécutif, du pouvoir législatif et des Ministères de l’Administration du Territoire et de l’Economie et des Finances, tous ayant voix délibérative.
23- Le Comité Central rappelle que la décision souveraine du peuple de Côte d’Ivoire de se doter d’une Commission Electorale Indépendante découle de sa volonté de mettre en place une Institution indépendante vis-à-vis des autres pouvoirs (Exécutif, Législatif….) susceptible de rassurer les acteurs politiques engagés dans la compétition électorale et capable d’organiser des élections libres, justes et transparentes.
24- Le Comité Central fait le constat que la Commission Electorale Indépendante proposée par le gouvernement ne garantit nullement les principes de justice, de transparence et de crédibilité.
25- Le Comité Central rappelle que la meurtrière crise postélectorale qui a fait officiellement plus de 3000 morts et qui divise le pays à l’heure actuelle, tire son explication d’une CEI boiteuse, mise en place à l’issue des Accords de Pretoria.
26- Eu égard à tout ce qui précède, le Comité Central :
a) exprime sa solidarité envers les populations ivoiriennes durement affectées par les conséquences de la mauvaise gouvernance du régime Ouattara, ainsi que sa profonde compassion à toutes les familles éprouvées,
b) exige la libération de tous les prisonniers politiques, en particulier la Vice-Présidente Simone Ehivet Gbagbo, le dégel de tous les comptes bancaires et des avoirs de toutes les personnes concernées, ainsi que la normalisation définitive de la vie politique, économique et sociale en Côte d’Ivoire,
c) salue la décision du Président du parti de créer un Secrétariat National spécialement dédié à la coordination de la lutte pour la libération du Président Laurent Gbagbo,
d) réaffirme sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec le gouvernement afin de réussir dans les plus brefs délais, la normalisation de la vie politique et sociale, la restauration des libertés fondamentales, la normalisation du jeu démocratique et la sécurisation totale du pays,
e) rejette la Commission Electorale Indépendante adoptée de façon unilatérale par le pouvoir,
f) exige une Commission Electorale consensuelle, acceptable par tous, gage d’élections générales apaisées, justes et transparentes,
g) engage instamment le Secrétaire Général à prendre toutes les dispositions en vue d’organiser, dans le cadre de la stratégie de ripostes graduées, les grandes actions de masse nécessaires pour faire aboutir les revendications,
h) appelle les populations ivoiriennes à la mobilisation pour faire aboutir la libération du Président Gbagbo, la lutte pour les libertés, la justice, la réconciliation et la paix,
i) Demande aux militants et sympathisants du FPI de rester vigilants et mobilisés, à l’écoute des mots d’ordre de la Direction du Parti pour des actions d’envergure futures.

Fait à Abidjan, le 28 juin 2014

LE COMITÉ CENTRAL

25/06/2014

FRONT POPULAIRE IVOIRIEN

POINT DE PRESSE DU PRESIDENT DU FPI

LA CONFIRMATION DES CHARGES CONTRE LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO PAR LA CPI

REACTION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN (FPI)

25 JUIN 2014

Le jeudi 12 juin 2014, la Chambre Préliminaire 1 de la Cour Pénale Internationale (CPI) a confirmé à la majorité de deux voix contre une, les charges alléguées par le Procureur à l’encontre du Président Laurent Gbagbo.
Cette décision marque la fin d’une phase du processus pénal engagé depuis le 23 novembre 2011 par la CPI contre le Président Laurent Gbagbo qui «aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle en tant que auteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles d’actes de persécution et d’autres actes inhumains qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.» Ces crimes auraient été commis dans le cadre d’un plan commun conçu et mis en œuvre en collaboration avec un supposé cercle restreint de collaborateurs.
Cette décision intervient à l’issue d’une procédure longue, complexe et éprouvante qui aura duré deux années et sept (7) mois au cours desquels la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde entier ont été les témoins attentifs de la farouche bataille politico-juridique menée par la Défense du Président Gbagbo et par toutes les personnes éprises de justice et de dignité, pour faire triompher la vérité et défendre la liberté.
Cette décision ouvre la phase du procès, c’est-à-dire celle de la manifestation de la vérité et de la justice.
Avant cette décision et à différentes étapes et sur différents aspects de la procédure judiciaire, de nombreuses requêtes ont été formulées par la Défense :
- Pour contester la compétence de la CPI à engager des poursuites contre le Président Laurent Gbagbo ;
- pour exciper de l’irrecevabilité de l’affaire, puis des documents de notification des charges et des Documents Contenant les Charges (DCC) ;
- pour la mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo ;
- pour des observations sur les preuves du procureur ou des expertises portant sur les pièces produits à l’appui de l’accusation, notamment les pièces vidéos-graphiques ;
- Etc.
Pendant cette période toutes les demandes de mise en liberté provisoire formulées par la Défense ont été rejetées par le juge unique, Présidente de la Chambre préliminaire 1. De même, les réexamens périodiques des conditions de maintien en détention du président Gbagbo ont tous été sanctionnés par des décisions négatives, aux motifs que celui-ci disposerait de réseaux de supporters et de réseaux financiers en Côte d’Ivoire et dans les pays voisins susceptibles d’organiser sa fuite s’il était mis en liberté provisoire, ou que lui-même pourrait exercer des pressions sur les témoins, organiser des collusions avec des coaccusés, entraver les enquêtes ou commettre de nouvelles infractions.
Cette intransigeance judiciaire n’était aucunement justifiée au regard des faits allégués et des preuves pro duties. Elle illustre l’acharnement à maintenir le président Laurent Gbagbo en prison, loin de son pays, la Côte d’Ivoire.
Ainsi, le 03 juin 2013, à l’audience de confirmation des charges, la chambre préliminaire 1 a dû ajourner sa décision pour insuffisance de preuves, et renvoyer le procureur à la recherche d’éléments de preuves supplémentaires. Cette décision a été acquise à la majorité de deux juges contre une voix dissidente, en l’occurrence celle du président de la Chambre.
Le procureur a bénéficié de sept (7) longs mois pour soumettre un Document Con tenant les Charges (DCC) amendé, caractérisé par l’abandon de 23 des 45 incidents sur lesquels il s’était fondé dans son DDC initial (17 janvier 2013), le rajout de 16 nouveaux incidents, sans que la responsabilité pénale du Président Gbagbo soit clairement démontrée.
La Défense du Président Gbagbo était donc fondée à conclure, dans ses soumissions finales du 06 mai 2014 que « A aucun moment le Procureur ne mentionne une seule réunion lors de laquelle aurait été conçu le plan commun ; à aucun moment le Procureur ne mentionne une seule réunion lors de laquelle il aurait été décidé de la mise en œuvre du plan commun supposé ; à aucun moment, le Procureur ne mentionne l’existence d’une seule réunion lors de laquelle aurait été discuté entre le Président Gbagbo et des Chefs militaires le détail des opérations. [….] Le Procureur est incapable aussi de faire état d’un seul discours du Président Gbagbo qui ne soit pas un appel à la paix et à la concorde entre Ivoiriens, que ce soit avant, pendant ou après les élections de 2010.
Pas une fois, le Procureur n’est capable de prouver qu’un groupe constitué, que ce soit une unité de l’armée ou un groupe autrement constitué, aurait commis un crime qui serait le résultat d’un ordre émis illégalement dans le but de parvenir à l’achèvement d’un supposé plan commun.
De plan commun d’ailleurs, il n’y a pas. Le Procureur n’a même pas identifié un ensemble de dirigeants qui aurait constitué le cadre dans lequel aurait été pensé et mis en œuvre ce plan commun. Il s’est contenté, pour tenter de constituer un tel groupe hypothétique, d’y réunir artificiellement des Bétés (dont certains n’ont jamais fait partie de l’entourage du Président Gbagbo) et d’en exclure les non-Bétés alors que, parmi ceux-ci se trouvaient beaucoup des vrais proches du Président. Pas d’enquête, pas de preuve, des allégations fondées sur des hypothèses, des témoignages contradictoires, des témoins peu crédibles, des documents suspects établis pour les besoins de la cause. Plus, le fait qu’il dissimule sciemment la réalité concernant la vérité des évènements du 16 décembre ou la manière dont les groupes rebelles se sont infiltrés à Abobo avant l’élection présidentielle, le fait qu’il dissimule la façon dont les mercenaires étrangers ont été recrutés pour être intégrés aux forces pro-Ouattara au début de l’année 2010, formés au Burkina et transférés dans le Nord de la Côte d’Ivoire, la façon dont il dissimule l’implication de l’armée Française, le fait qu’il ne dise pas un mot des massacres commis par les rebelles à Yopougon en avril 2011, tout cela montre qu’il tente de construire une réalité fausse – contraire à la vérité historique – qui seule lui permettrait de justifier ses allégations. En d’autres termes, ces silences et ces tentatives de dissimulation montrent qu’il ne croit pas lui-même en la thèse qu’il présente. Dans ces conditions, il est absolument impossible de confirmer les charges. Surtout, il serait terriblement risqué pour la Cour d’engager un procès sur des bases aussi fragiles ; ce serait l’assurance d’une catastrophe judiciaire et de la perte de crédibilité des Institutions de la Cour ».
Hélas ! Cette brillante plaidoirie de Me Emmanuel ALTIT, Conseil Principal du Président Laurent Gbagbo n’a pas suffi à convaincre la cour. Au grand dam de millions d’Ivoiriens, d’Africains et de combattants de la justice et de la liberté mobilisés depuis le début de cette tragédie pour exprimer leur affection au Président Laurent Gbagbo, lui manifester leur solidarité et défendre la vérité, les charges ont été confirmées. Un des juges qui avaient trouvé, en juin 2013, les preuves insuffisantes pour engager un procès contre le Président Gbagbo, a changé d’opinion.
Pour toutes les personnes éprises de justice, de liberté et de paix, en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde, c’est un moment de grande tristesse et de profondes appréhensions.
L’histoire se répète : comme KADJO Amangoua, chef de guerre Abouré en 1894, comme Nanan Kassi DIHIE, roi de l’Indénié en 1896, comme SAMORY Touré, empereur du Wassoulou en 1898, comme Nanan N’GAZA 1er, roi des Essandané en 1909, comme ces nombreux chefs de guerre, de tribus, notables et résistants à la conquête coloniale, un autre digne fils de l’Afrique est en danger de mort pour son combat pour la dignité et la souveraineté de l’Afrique.
Quelle Côte d’Ivoire sans Laurent Gbagbo ? Comment mettre fin à la division du pays, reconstruire l’unité de la nation, bâtir la paix et reconstruire le pays sans cet acteur majeur de la crise, dont le nom est devenu commun à des millions de fidèles : les pro-Gbagbo, aujourd’hui traqués, enlevés, emprisonnés, martyrisés, contraints à l’exil, mais qui refusent de céder, d’abdiquer, de renier.
Non, l’apôtre de la transition pacifique à la démocratie, le prophète de la démocratie, attaché aux valeurs de liberté, de tolérance et de paix n’est pas un criminel et ne peut pas établir de plan d’extermination de populations civiles, de son peuple.
L’opinion dissidente d’un des trois juges, malgré les moyens colossaux déployés par l’accusation et tout le temps accordé au Procureur pour apporter les preuves de la culpabilité de Laurent Gbagbo, est un cri, une indignation qui innocente Laurent Gbagbo.
Ce procès n’est pas le procès d’un homme. C’est le procès d’une ambition, d’une vision, d’un idéal. C’est le procès de la démocratie, c’est le procès de la liberté, le procès de la dignité. C’est le procès de l’Afrique. C’est notre procès. Nous devons le gagner.
« Je n’irai pas à New-York pour montrer à tous que la Côte d’Ivoire est une terre des hommes ».
Ces propos tenus par le Président Laurent Gbagbo en 2006 pour dénoncer les intrigues du Groupe de Travail International (GTI) dans le traitement de la crise ivoirienne, est un mot d’ordre pour la résistance, pour la lutte.
La Côte d’Ivoire est une terre des hommes. Des hommes remplis de vaillance pour relever sa dignité. Le Président Laurent Gbagbo a montré le chemin. Il a fait sa part du travail. Laurent Gbagbo a forgé et mis entre nos mains l’instrument de notre émancipation individuelle et collective, la clé de l’avenir de la nation. A nous de faire notre part. Notre part c’est de nous mobiliser et d’assurer une plus grande coordination de nos activités en vue de réussir efficacement la libération du Président Laurent Gbagbo. C’est pourquoi j’ai décidé de nommer dans les prochains jours un Secrétariat National chargé spécialement de la coordination des actions pour la libération du Président Laurent Gbagbo.
Ivoiriennes, Ivoiriens, amis de la Côte d’ivoire, vous tous qui souffrez du drame que vit notre pays, rejoignez-nous dans la lutte pour la vérité, pour la justice, pour la libération du Président Laurent Gbagbo et pour la restauration de la Côte d’Ivoire. Nous le devons, nous le pouvons et nous le ferons : dans l’union, dans le discipline, dans le cohésion et dans la solidarité.
Dieu nous parle. Hier encore au Brésil, il a été assourdissant. Dans la division, rien ne nous sera donné.
Dieu nous parle. La réconciliation nationale est la clé de l’émergence.
La libération du Président Gbagbo est le moteur de la réconciliation nationale. Mobilisons nous et agissons pour la réussir.

Fait à Abidjan, le 25 juin 2014

Pascal AFFI NGUESSAN

President du FPI

24/06/2014

Point de presse

Après la confirmation des charges contre le Président Laurent GBAGBO le 12 juin dernier, le Président Pascal AFFI NGUESSAN sera face à la presse le mercredi 25 juin 2014, à 11h00, au QG Laurent Gbagbo d'Attoban.

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