Vincent Toh Bi Irié

Vincent Toh Bi Irié Président d’Aube Nouvelle | Pour le peuple et pour le développement
(286)

SUPERBE SÉNÉGAL !On va parler du Sénégal, pianh !!!  Et on va en reparler encore et encore parce que le Sénégal nous fas...
28/05/2026

SUPERBE SÉNÉGAL !

On va parler du Sénégal, pianh !!! Et on va en reparler encore et encore parce que le Sénégal nous fascine.

Si vous voulez qu’on parle de vous aussi, faites les choses bien et normalement. Quand vous étouffez les gens et les libertés et quand vous malmenez la démocratie, comment vous voulez que l’Afrique s’intéresse à vous? Non !

Tous les pays d’Afrique parlent du Sénégal actuellement, parce qu’il s’y déroule une preuve de réelle démocratie et d’expression libre . Ceux qui rentrent dans l’Histoire, ce sont aussi ceux qui restituent la dignité de l’Etre Humain.

Parlons plus sérieusement maintenant.

Avouons-le , n’est-ce pas beau la façon de faire la politique au Sénégal ?

Les Sénégalais ne sont pas que champions d’Afrique en football, ils sont aussi champions de l’élégance politique.

Nous avons tout à apprendre d’eux, comme des élèves attentionnés, pas en humilité, mais en obligation.

Tout réside dans la stabilité et la crédibilité des institutions, dans la force des femmes et des hommes qui dirigent ces institutions, dans la transparence des élections, dans le respect des principes élémentaires de démocratie, dans la crainte des garants de la religion et de la tradition.

Entre nous, est-ce qu’il aurait été envisageable, en Côte d’Ivoire par exemple, qu’un Président de l’Assemblée Nationale, jeune et plein d’avenir, accepte de démissionner délibérément, sans pression et sans résistance, pour laisser la place à son patron en difficulté ?

En dehors de la période de transition pendant la crise militaro-politique de 2002 à 2010, presque toutes les personnes qui ont été désignées par leurs Partis politiques pour être des Ministres dans un Gouvernement, ont coupé les ponts avec leurs Partis politiques d’origine pour adhérer au principal Parti au pouvoir, afin de conserver leurs statuts , leurs privilèges et leurs conforts. Tout est matériel et argent dans la vie politique ivoirienne.

Les Sénégalais font la politique avec un peu de valeur, de noblesse et de dignité, rares denrées de ce côté de nos tropiques.

Cela dit, et au-delà des valeurs, le Sénégal risque gros dans cette nouvelle turbulence politique.

Il est heureux que Monsieur Ousmane Sonko soit enfin à l’Assemblée Nationale. C’est ce qui aurait dû être après les élections présidentielles de Mars 2024. Comme je l’ai expliqué à des amis Sénégalais cette année-là, les deux têtes fortes du pouvoir n’auraient jamais dû se retrouver dans l’exécutif en même temps. La crise était donc prévisible.

Maintenant qu’ils sont dans des sphères de pouvoir différentes, il y a certainement une opportunité pour que les deux se rapprochent et fassent prévaloir la tempérance, afin d’offrir au Sénégal ce qu’ils lui ont promis et qui leur a valu cette élection historique en 2024.

Les deux devront faire preuve de hauteur pour ne pas engouffrer le Sénégal dans une période d’incertitude, qui leur sera dommageable à l’un comme à l’autre. Les compromis sont possibles, les accords sont possibles, les consensus sont possibles. S’ils y arrivent et qu’ils ne dérivent pas de leurs idéaux originels, ils en auront pour au moins 25 ans à la tête de leur pays , dans des scénarii à la haïtienne.

La crise actuelle est une opportunité pour souder les fissures du PASTEF et pour bien rebondir.

Enfin Ousmane Sonko et Djomaye Faye auraient trahi l’Afrique s’ils noyaient l’espoir qu’ils ont suscité dans tout le continent et s’ils faisaient perdurer leur crise.

Ils arrêteraient aussi brutalement la carrière politique de tous ces jeunes d’Afrique qui les prennent en exemple et qui proposent une vision nouvelle pour leurs pays respectifs, car leurs peuples douteraient d’eux.

Djomaye et Sonko doivent se réconcilier et se mettre au dessus de tout pour faire avancer le Sénégal. Si l’Afrique ne peut mettre de l’espoir dans ses élites jeunes , si cette élite emprunte les mêmes chemins des vieux, alors nous re sombrerons. Il faut de l’espoir pour alimenter l’énergie et les rêves des générations à venir en Afrique.

Djomaye et Sonko ne jouent pas qu’un conflit interne à un Parti politique au Sénégal, ils jouent aussi l’avenir politique de l’Afrique.

Et nous, les générations nouvelles, les aubes nouvelles, avons besoin de la confiance des populations, pour organiser cet avenir par une pacifique alternance générationnelle.

EN POLITIQUE, ON SAIT (PRESQUE ) TOUJOURS CE QUI VA SE PASSER À la lumière de ce qui se passe actuellement au Sénégal en...
26/05/2026

EN POLITIQUE, ON SAIT (PRESQUE ) TOUJOURS CE QUI VA SE PASSER

À la lumière de ce qui se passe actuellement au Sénégal entre le President Djomaye Faye et le Premier Ministre Ousmane Sonko, avec les conséquences prévisibles sur notre vie politique ivoirienne à court et moyen terme, je vous invite encore une fois à lire une section choisie de la réflexion que j’ai publiée au lendemain de leur élection le 24 mars 2024:

« …Mais l’euphorie va vite passer et les semaines qui viennent, le mois prochain…

….Puis, ils devront se mettre au-dessus du combat entre eux, quand dans le bicéphalisme d’Etat de fait, certains opposeront l’un à l’autre, quand les arguments de la légalité s’opposeront à ceux de la légitimité, quand la popularité de l’un sera opposé au pouvoir d’Etat de l’autre , quand les cours de laudateurs et de zélateurs opposeront les épousailles entre elles, quand les idéologies, les approches et les stratégies divergeront au pied de la réalité de terrain, quand les supporters obscurs appelleront à la vendetta, à l’Inquisition et à l’embastillement des Opposants ou des militants des droits de l’homme. Une ribambelle de Conseillers doctes et et une myriades de collaborateurs avides de plus de pouvoir pourraient les pousser sur le ring pour un inutile pugilat.

Ils devront se rappeler le pacte de sang, de fraternité et de loyauté tissé dans les abysses de la répression et de l’austérité.

Entre eux , ils devront aussi tenir quand les éternels savants de la gestion publique aux costumes splendides et de marque leur indiqueront des voies suspectes à prendre , les mêmes voies qu’ils ont indiquées à d’autres désormais perdus dans ces chemins sinueux .

Enfin, nos jeunes devront lutter contre eux-mêmes, contre le risque de se sentir Dieu au-dessus du peuple, contre la tentation d’écraser les autres et les opinions différentes, contre le rêve d’hégémonie du Parti plutôt que la force de la cohésion de l’Etat, contre les chansons endormantes des valets vampires, contre l’argent et son empire sur l’esprit, contre la mégalomanie du narcissisme politique, contre la chimère de l’éternité charnelle et du pouvoir.

…Il leur faut donc une bonne dose de spiritualité et d’humanité pour se défaire de ces tares en passe de devenir incurables dans la vie politique africaine…. ».

Vous trouverez le texte complet de cette réflexion dans la publication que j’ai faite sur cette page Facebook le 27 Mars 2024.

Quand on met la passion, le zèle, l’aveuglement, les intérêts de côté et qu’on analyse une situation politique avec sobriété et lucidité, on peut presque toujours savoir ce qui va arriver dans la vie politique de notre pays .

C’est avec cette même sobriété et cette même lucidité que je dis qu’il nous faut créer les conditions d’une vie politique stable, qu’il nous faut tous militer pour des élections totalement transparentes, qu’il nous faut toujours penser liberté et inclusion dans la gestion de nos peuples , qu’il nous faut des institutions crédibles et impartiales, sinon nous mettrons à risques les acquis d’aujourd’hui et notre histoire se poursuivra dans d’inutiles secousses et confusions, comme c’est le cas depuis 36 ans.

L’histoire est souvent le fruit d’une irréversible répétion quand les mêmes conditions sous-tendent les mêmes faits.

En politique, on sait toujours ce qui va se passer demain, les hommes font semblant d’ignorer. Mais l’Histoire, elle, a la mémoire tenace…

AMADOU HAMPÂTE BÂ Il y a des moments dans la vie où le rêve rencontre la réalité. Il y a quelques jours, j’ai été au cen...
20/05/2026

AMADOU HAMPÂTE BÂ

Il y a des moments dans la vie où le rêve rencontre la réalité. Il y a quelques jours, j’ai été au centre de cette conjonction rêve-réalité.

Au lycée, nos professeurs ( Maurice Bandama, Youssef Bath et autres) nous ont appris à sacraliser les auteurs africains dont Amadou Hampâté Bâ.

Nous connaissions par cœur sa vie , ses œuvres , son parcours. Et sa plus belle œuvre, Khaïdara, était un livre de chevet. Nous sommes aujourd’hui le résultat de toutes ces lectures.

C’était donc un grand privilège pour moi ce Vendredi 15 Mai 2026, à l’invitation du Maire de Marcory et de mon ami Nabil Ajami, de me retrouver aux côtés des 05 derniers enfants vivants d’Amadou Hampâte Ba ( il en avait 21 ) pour inaugurer l’Avenue qui lui a été dédiée, et pour dévoiler la stèle en son hommage, à Marcory..

Être aux premières loges de l’hommage à un homme dont la sagesse a sublimé votre vie est un pur bonheur. Avant, les auteurs africains nous apprenaient sagesse, humilité, frugalité, humanité, sacralité, générosité, empathie, partage et spiritualité.

La riche création littéraire d’Amadou Hampâte Bâ a inondé le monde, rehaussé la fierté africaine et façonné l’esprit de générations d’Africains dont moi.

En ces temps de crise régionale , où certains oublient qui nous sommes et d’où nous venons, nous leur rappellerons que des esprits géants ont contribué à bâtir une puissante unité africaine et sous-régionale inaltérable.

Amadou Hampâte Bâ est le Sage de Bandiagara , Mali. En dehors de l’homme de lettres et de culture qu’il était , il avait des fonctions administratives et institutionnelles. Il a été le premier Ambassadeur du Mali indépendant en Côte d’Ivoire. Quand il a cessé ses fonctions d’Ambassadeur, il a adopté la Côte d’Ivoire comme pays. Il a installé sa descendance et sa lignée à Marcory, à tel point que nous Lycéens nous étions fiers de proclamer ; « Amadou Hampâte Bâ est un grand auteur IVOIRIEN qui fait la promotion de la culture et de l’ésotérisme africains dans le monde ».

Et nous avions raison , c’était un Africain, décédé le 15 Mai 1991, à 19h15 et enterré ici à Abidjan.

Que nous soyons du Niger, du Burkina Faso, du Mali, de Côte d’Ivoire, nous n’avons pas le droit de saper le sacrifice de nos devanciers pour unir nos peuples. Nous sommes un seul peuple, au-delà de nos divisions territoriales et juridiques.

Nos dirigeants passeront, mais nos peuples et nos territoires resteront ; ayons donc de la mesure dans nos comportements d’aujourd’hui, comme Amadou Hampâté Bâ nous l’a enseigné hier.

Enfin , Amadou Hampâté Bâ était grand ami et Conseiller du premier Président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, au temps du Parti Unique PDCI.

Des lettres manuscrites originales que vous pouvez lire à son Musée révèlent qu’Amadou Hampâté Bâ a conseillé à son ami Houphouët-Boigny de quitter le pouvoir, dans les années 70. Et il n’est pas allé en prison . Il a demandé plus de liberté pour les Ivoiriens et il n’est pas allé en prison. Il a demandé le développement et les services essentiels pour les Ivoiriens et il n’est pas allé en prison . Il s’est exprimé sur les sujets politiques et sociaux d’Afrique et de Côte d’Ivoire, son pays , et il n’est pas allé en prison.

Son amitié avec l’un des plus puissants Présidents d’Afrique ne l’empêchait de lui dire la vérité et de se mettre du côté du peuple.

C’est pour tout cela que 35 ans, jour pour jour, après sa mort, nous sommes allés nombreux lui rendre ce grand hommage. Et les générations après nous le feront aussi à cause de son legs à l’humanité .

Le peuple honore ceux qui se sont forcés d’être justes avec lui et qui l’ont servi avec abnégation. Le peuple honore ceux que le tribunal de l’histoire a honorés.

Merci le Sage de Bandiagara, le Sage de Marcory, le Sage Africain. « Mentons velus, talons rugueux », revenez-nous !

LE TRIBUNAL DE L’HISTOIRE Ceux qui n’ont jamais exercé de responsabilité à des hauts sommets de l’Etat s’imaginent que l...
18/05/2026

LE TRIBUNAL DE L’HISTOIRE

Ceux qui n’ont jamais exercé de responsabilité à des hauts sommets de l’Etat s’imaginent que le titre et la fonction font la gloire et le bonheur. Cela peut être vrai en partie et dans certains cas.

Mais le titre et la fonction peuvent ruiner une vie, quand ils sont exercés autrement que par la façon dont ils devraient l’être.

Le tribunal de l’Histoire, heureusement, sera toujours là, à la retraite ou en fin de fonction, pour ré exposer notre vie.

Le tribunal de l’histoire n’a pas de juges, pas d’avocats, pas de greffiers, pas de temples, pas de Lois. Le tribunal de l’histoire a juste une conscience,
votre propre conscience, ce puissant et incomparable instrument de torture jusqu’à la mort.

Le châtiment le plus clément que puisse offrir la conscience, après l’exercice inadéquat et inapproprié de fonctions délicates dans une République, est l’oubli .

Quand s’éteignent les feux de la rampe, que la presse, les caméras, les innombrables courtisans et laudateurs tournent leurs regards ailleurs, quand la protection de fait, par les titres et fonctions s’effondre, quand l’adrénaline dosément inoculée a atteint sa date de péremption, quand l’invasion de l’oubli s’impose brutalement et sans transition, certains supposément puissants aujourd’hui réaliseront enfin qu’ils sont des Hommes, faits de chair et de sang. Ce premier aspect, c’est juste dans le meilleur des cas, du jugement du tribunal de l’histoire, quand on a trahi une mission de service public.

Le deuxième aspect , c’est le feu de la géhenne de la conscience , qui brûle sans fin. Certains hauts responsables publics indignes seront confrontés aux fantômes de leurs méfaits et de leurs decisions non motivées par l’intérêt général. C’est l’homme qu’ils rencontreront dans la rue ou à la boulangerie du quartier et dont le simple regard inexpressif leur rappellera comment ils ont détruit sa vie, son esprit et son âme , par une décision inique. C’est le village qu’ils auront peur de traverser parce que leur décision du temps de leur puissance a compromis durablement leur avenir. C’est le déroulé que la conscience opère à leurs yeux, par le passage en r***e de chaque petit acte de leur vie et de leur histoire. C’est le remords perpétuel d’avoir fait ce qui n’aurait jamais dû être fait. C’est la honte pour toute une lignée de porter un nom de famille qui aura semé la tristesse et le désarroi dans le cœur des autres. C’est la justification permanente d’une position prise, quand personne ne vous en demande.

C’est pour toutes ces raisons que l’émotion personnelle dans la prise de décisions publiques a forgé de grandes destinées institutionnelles, administratives et publiques .

Quand l’Etre et le Bien-Etre sont au centre de décisions publiques, même les décisions douloureuses, se comprendront un jour, pas l’autre cas égoïste.

Ceux qui n’ont jamais signé une simple lettre administrative, qui n’ont jamais été au cœur de décisions d’Etat, sont ceux-là mêmes qui claironnent à tout va : « on ne gère pas l’Etat avec émotion ». S’ils savaient qu’un tout petit incident sans bilan à Abobo Derrière Rails pouvait amener à annuler une décision prise en Conseil des Ministres , qu’une observation apparemment banale pouvait conduire au retrait d’une loi déjà en discussion à l’Assemblée Nationale. S’ils savaient qu’une humeur matinale personnelle pouvait faire mettre un projet d’Etat au tiroir pour toujours. S’ils savaient que j’avais dû renoncer, sous une pluie battante, à faire déguerpir ce campement ce jour de Juin 2020, quand le Chef de communauté s’est tenu devant moi, les yeux embués de larmes et
d’eau de pluie : « Monsieur le Préfet, ayez pitié de nous , nous ne savons pas où partir ».

En définitive, les responsabilités publiques sont faites pour le bien de la communauté, même si certaines décisions de bon sens et de bonne volonté, peuvent faire mal sur l’instant. Toute Administration et toute responsabilité importante publique sont instituées pour améliorer la vie de l’Homme dans la Cité et non pas pour l’égo des décideurs , pour leurs mandataires ou pour leurs intérêts personnels.

C’est pour cette raison que le tribunal de l’histoire posera son regard sur nous et nous abattra par le couperet de la Conscience personnelle.

Donc gérez et agissez aujourd’hui de façon à ne pas subir le tribunal de l’histoire demain.

Et demain arrive toujours trop vite …

YAKRO, LA MERVEILLE !!Yamoussoukro, une belle Capitale ! Une merveille !Ne vous contentez pas de l’animation du boulevar...
15/05/2026

YAKRO, LA MERVEILLE !!

Yamoussoukro, une belle Capitale ! Une merveille !
Ne vous contentez pas de l’animation du boulevard principal, que tout le monde traverse pour aller dans la plupart des villes de Côte d’Ivoire et dans les pays au Nord.

L’Hôtel Président, cette femme âgée qui ne vieillit jamais, avec son discret maquillage pudique, ses bijoux chers mais sobres, marbres et styles artistiquement assemblés, que lui a offerts le Président Houphouët-Boigny, le Fondateur.

Il y a des dirigeants qui pensaient grand, qui pensaient demain, qui pensaient Côte d’Ivoire.

Sans aucune intention d’offenser la Vénérée Basilique, les merveilles de Yamoussoukro se trouvent sur son côté droit.

Ces grandes artères impressionnantes non encore submergées par la congestion urbanistique des grandes villes, et qui attendent encore leurs occupants. Houphouët-Boigny les a construites il y a plus de 50 ans . Les routes et les infrastructures vivent encore et bien ! Le gigantisme houphouëtien, l’œuvre des grands hommes !

Pour moi, la véritable merveille de Yamoussoukro, ce sont ces grandes Écoles au sein de l’Institut National Polytechnique, que les Gouvernements successifs de Côte d’Ivoire ont bien entretenus. De véritables joyaux architecturaux, sur lesquels le temps n’a aucun effet de dégradation. C’est si beau , si pur , si préservé, si prometteur ! La crème de notre élite technique y est formée ! Il sortira de l’Institut National Polytechnique nos ingénieurs, nos techniciens, nos agronomes, nos gestionnaires, nos miniers, nos économistes, nos informaticiens, nos financiers, les concepteurs et constructeurs de nos grands ouvrages !

Je suis si fier de ces jeunes esprits cartésiens .
Eux, leurs cerveaux, leurs génies créateurs nous appartiennent, comme nous appartenons tous à la Côte d’Ivoire, nous, nos corps et nos esprits . Ce sont les impôts de la petite vendeuse d’orange, les impôts des planteurs des villages, les impôts du plus petit fonctionnaire, qui permettent de les former et de vivre dans un cadre si idyllique.

Il faudra pourtant que ces jeunes, formés avec les impôts de chaque Ivoirien, servent la Côte d’Ivoire, dans le privé et dans le public.

Ils ne pourront jamais le faire, s’il ne leur est pas offert plus de justice et d’équité qui accroîtront leurs chances de s’affirmer dans le pays, s’il n’y a pas de totale liberté et s’il y a des crises sociales et politiques à répétition qui les contraindront à aller vendre leur expertise ailleurs dans le monde, à notre détriment.

La liberté et la démocratie, la démocratie électorale, sont les seules qui libéreront le génie créateur de nos jeunes , au profit d’une Côte d’Ivoire, où les chances de vie et de survie ne dépendront pas du Parti auquel l’on appartient.

Ce pour quoi nous nous battons. Certains ne comprennent pas pourquoi nous mettons notre vie dans autant de précarité. Mais nous nous battons, pour les générations d’aujourd’hui et celles de demain. Il y a des moments où des missions suicidaires sonnent comme un sacerdoce, une mission de vie .

La LIBERTÉ, la LIBERTÉ, la LIBERTÉ et la DÉMOCRATIE…. Ici et maintenant !

DISSOLUTION DE LA CEI: OUVRONS LE DÉBATLa CEI est dissoute, comme il fallait s’y attendre. Je vois des gens supplier la ...
07/05/2026

DISSOLUTION DE LA CEI: OUVRONS LE DÉBAT

La CEI est dissoute, comme il fallait s’y attendre. Je vois des gens supplier la création d’un nouvel organe électoral à l’image de certains pays . Il n’y aucun organe de gestion des élections qui soit applicable automatiquement à n’importe quel pays. Tout organe de gestion des élections dépend de l’histoire et de la spécificité d’un pays.

La CEI est dissoute et cela appelle de ma part 3 observations :

-une partie de l’opinion proche du pouvoir avait toujours soutenu que cette commission était la meilleure pour la Côte d’Ivoire. Si le pouvoir veut cependant créer le consensus autour d’une agence électorale et qu’il est d’accord pour passer à un autre mécanisme de gestion des élections, nous ne pouvons que saluer une telle ouverture. Toutefois, il est important que s’ouvrent des discussions et des consultations avec les Partis politiques et la société civile sur la nature, la forme et les missions de la future agence qui gérera les elections en Côte d’Ivoire, sinon on n’aura rien résolu par une seule dissolution. Au contraire, on accentuera les doutes et les scepticismes, si une nouvelle agence voit le jour par décision gouvernementale unilatérale.

-nous répétons: même si la CEI est dissoute, il est plus que nécessaire de mener de façon rigoureuse et impartiale un audit complet de cette défunte structure. On ne peut pas aussi facilement passer en pertes et profits, tous les passifs et actifs de 22 années de vie institutionnelle. Il faut un audit financier sur la transparence de la gestion des fonds du contribuable ivoirien mis à la disposition de la commission et sur les enseignements tirés des dépenses de chaque secteur ( personnel, équipement,opérations électorales, éducation des électeurs et autres).

Il faut aussi un audit institutionnel. Nous sommes passés du Ministère de l’Interieur en 1999, à la COSUR ( Commission de Supervision du Referendum) en 2000, puis de 2000 à la CNE ( Commission Nationale Electorale), et après 2001 à la CEI à ce jour. Quelles leçons tirons-nous de ces mutations institutionnelles, quelles méthodes de travail avons-nous affinées, quelles expertises/expériences avons-nous capitalisées? L’audit institutionnel répondra à ces questions pour que la future agence électorale soit plus forte.

-depuis 1990, la Côte d’Ivoire ne fait que des élections difficiles et « chaotiques », coûtant des vies humaines et instaurant de longues crises politiques et sociales. La réforme de notre dispositif électoral ne doit donc pas concerner que la CEI, qui n’est qu’une partie de nos problèmes nationaux. Il faut d’autres réformes institutionnelles, notamment sur les attributions en matière électorale du Conseil Constitutionnel car l’histoire des élections ces 26 dernières années va aussi avec l’histoire du Conseil Constitutionnel, depuis que cet organe a écarté en2000 Monsieur Alassane Ouattara, alors Président du RDR, des élections présidentielles de cette année-là. Toutes les autres décisions en matière électorale du Conseil Constitutionnel depuis 2000 ont été diversement interprétées et ont été la base de situations politiques délicates . Il serait juste, dans le cadre des réformes générales, qu’un autre organe spécifique que le Conseil Constitutionnel gère les contentieux électoraux et tous les aspects légaux des élections afin de laisser le Conseil Constitutionnel gérer des questions plus importantes de la République, sans souffrir de la suspicion d’une partie de l’opinion publique. Nous proposons qu’il soit créé une Haute Cour Électorale qui concentrera toutes les attributions en matière judiciaire, comme c’est le cas dans des pays d’Afrique Australe. Cette Cour n’aurait pour unique matière que les élections, en parallèle ou en accompagnement de la vie d’une Commission électorale indépendante .

En même temps que la réforme de la CEI, des réformes opérationnelles doivent s’opérer dont prioritairement celle de la liste électorale. Nous proposons donc non pas une RÉVISION de la liste électorale, non pas une REFONTE de la liste électorale, mais L’ÉTABLISSEMENT d’une nouvelle liste électorale. La liste électorale que nous utilisons actuellement date au minimum de 1980. D’où certaines incongruités. Il faut procéder à l’établissement d’une liste électorale au niveau zéro, en créant une connexion évolutive automatique avec le fichier d’état civil. Cela coûtera cher au début, mais ce sera le prix de la paix et de l’organisation d’élections crédibles.

Enfin , toutes ces reformes seront précédées de réformes constitutionnelles sur les conditions d’éligibilité sans ambiguïté et sur la confirmation constitutionnelle du rôle de certaines institutions dans l’organisation des élections. Puis suivront la révision de la loi électorale et certaines de ses dispositions problématiques.

Ce débat sur la réforme de la CEI n’est pas un débat d’experts ou de politiciens. C’est un débat pour la paix en Côte d’Ivoire, qui se déchire chaque fois qu’il y a élection. Les élections étant notre plus grand fléau politique, il faut y accorder la plus grande attention.

Si le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, fait construire un pont qui relie Abidjan à Korhogo en 05 minutes 2026, cela n’ajoutera pas grand chose à son bilan de réalisation des infrastructures déjà élogieux. Ce qui rendra le bilan du Président Son Excellence Alassane Ouattara exceptionnel à la tête de la Côte d’Ivoire , ce sera de continuer à bâtir la paix, l’unité nationale et de réconcilier les Ivoiriens. Il n’est pas utile de consacrer plus d’énergie à un RHDP super fort, alors qu’il domine déjà la scène politique. Le RHDP, de toute évidence mathématique, connaîtra des difficultés de cohésion intérieure quand le Père ne sera plus au pouvoir éventuellement. C’est le destin naturel de l’apogée et du déclin des grands partis politiques surtout africains. Et le RHDP n’y échappera pas , comme à l’époque le PDCI et le FPI . Il est beaucoup plus utile de bâtir les fondamentaux d’un pays fort, très fort, par l’association de toutes les forces politiques et sociales vitales.

Le Président Son Excellence Alassane Ouattara s’incrustera durablement dans la mémoire collective ivoirienne s’il nous donne de goûter à ce que nous n’avons pas toujours connu : la consécration des libertés individuelles et l’organisation d’élections transparentes.

C’est pourquoi nous espérons, nous espérons, nous espérons vivement que la dissolution de la CEI hier est le début élaboré d’une ère nouvelle d’une démocratie ivoirienne exemplaire, une ère nouvelle….

Par ce lien suivant , nous partageons avec vous les détails des propositions de réformes électorales que nous avions soumis au grand public en Novembre 2025.

https://drive.google.com/file/d/157f0FpSm6Ix06DMYGXQHfWBo6OQ3tpkP/view?usp=sharing

fans

Vincent Toh Bi Irié
Président d'Aube Nouvelle

LE SERVICE PUBLIC Lundi 04 Mai 2026, 12h37, je suis au  carrefour le plus embouteillé de la Rue du Canal, à Marcory. Deu...
06/05/2026

LE SERVICE PUBLIC

Lundi 04 Mai 2026, 12h37, je suis au carrefour le plus embouteillé de la Rue du Canal, à Marcory. Deux Policiers gèrent la circulation.

Je remarque de l’autre côté de la voie un homme , imposant et grand, environ 1m90. Il paraît mal en point. Il marche difficilement et porte en main un sachet plein de médicaments, comme s’il sortait d’une pharmacie. Il fait chaud. L’homme n’arrive pas à se tenir debout.

Le jeune Policier qui se tenait au milieu de la route pour diriger les voitures a remarqué aussi l’homme. Il fait un grand geste pour immobiliser toutes les voitures qui viennent de toutes les directions. Il traverse la voie, va sur le trottoir. Il se met à côté de l’homme et lui tend son bras et son avant-bras. Le Monsieur est costaud. Il s’appuie de tout son poids sur le bras et l’avant-bras du Policier qui, malgré sa taille plutôt moyenne, le fait avancer doucement, avec délicatesse et empathie.

La scène était tellement touchante que de la voiture de l’autre côté, j’ai pris mon téléphone et j’ai essayé de photographier cette scène. Mais par pudeur et par respect pour l’homme, je ne l’ai pas fait. Je pense aussi que j’étais fasciné par cette scène, qui m’a fait perdre ma spontanéité. Ce n’est qu’après que j’ai fait cette photo en illustration. Les caméras de surveillance de ce carrefour ont dû l’enregistrer.

J’ai observé le Policier faire traverser l’homme, le mettre en sécurité de l’autre côté et le conduire dans une boutique climatisée. Puis, le Policier est revenu au milieu de la route pour reprendre la circulation, comme si de rien n’était.

Voici l’opinion que je me fais du service public. Voici ce que devrait être toute administration dans tout pays : le dévouement aux citoyens et le service gratuit à la communauté.

La justice, les services de sécurité, l’administration, les institutions ne devraient pas effrayer les citoyens, leur faire peur ou constituer pour les citoyens des sujets d’angoisse. Leur rôle est plutôt d’humaniser notre vie sociale et de la réguler, pour le bien de tous . Il est plus facile de faire accepter aux citoyens, par tous les mécanismes disponibles, les Lois et Règlements, comme conditions de leur propre bonheur, que de les y contraindre par la force ou la menace.

La perception que les citoyens ont de la justice, des services de sécurité, de l’administration, des institutions, est toujours fonction de la noblesse avec laquelle leurs animateurs exercent leurs missions respectives.

En 2004, j’étais aux elections à Gaboronne, au Botswana. J’ai visité des bureaux de vote, qui se trouvaient au sein de différents Commissariats de Police.

Moi, un Ouest-Africain, traumatisé par les intimidations et les fraudes électorales de mon sous-continent , je trouvais cela anormal.

Mais tous les représentants des Partis politiques du Botswana, en face de moi, surtout les Partis d’Opposition, trouvaient cela parfaitement normal . À cette époque, la Police Botswanaise portait rarement des armes et avait la confiance de la population. Tous les Partis politiques ne voyaient donc aucun problème à ce qu’un Commissariat de Police soit de facto un bureau de vote. La confiance dans cette administration faisait éteindre tout doute de partialité ou de violence.

Je ne suis pas pour l’idée qui semble se répandre dans certaines opinions en Côte d’Ivoire, selon laquelle on ne peut pas atteindre une certaine qualité de service public. À certains fonctionnaires dévoués, à certaines personnalités au service correct de la Côte d’Ivoire, des langues pessimistes et défaitistes aiment dire : « mon cher, ne cherche pas à travailler de façon extraordinaire, tu ne changeras pas le monde ».

Non ! Ce n’est pas vrai ! On peut changer le monde par de petits actes dans la gestion de petites parcelles du pouvoir et de l’autorité, dans l’exécution de petites tâches administratives, dans l’accueil et le service des usagers de l’administration publique.

Si on ne peut pas changer le monde, c’est qu’il n’y a plus d’espoir pour le monde. Si tout le monde ne rêve pas d’un monde meilleur que celui-ci, quel Ange, quel Prophète, quel Super Héros viendra changer nos mauvaises habitudes, nos lacunes, nos faiblesses et nos sous-performances à notre place ?

Ce n’est ni une illusion ni une illumination, on peut améliorer la vie dans notre pays dans tous les domaines et porter le pays vers des destins meilleurs. Et c’est cela tout le sens de mon engagement public, moi et tous ceux qui pensent et qui croient que le monde ne peut ni stagner ni se résigner.

Oui ! On peut changer le monde. Et ce lundi 04 Mai 2026, à 12h37, ce jeune Policier, au carrefour, a changé le monde en quelques instants d’un homme affaibli, qui avait besoin d’une gratuite assistance et d’une humaine compassion.

En conduisant la voiture à mon tour de passage, j’ai salué le jeune Policier avec une profonde admiration. J’ai regardé sur sa poitrine et il était écrit : Sergent Doua G. Sébastien, il est certainement du Commissariat du 31eme arrondissement, puisque c’est leur zone de couverture.

Merci Sergent !

Vincent Toh Bi Irié
Président d'Aube Nouvelle

Adresse

Abidjan

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Vincent Toh Bi Irié publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Vincent Toh Bi Irié:

Partager