08/03/2026
Chères consœurs ,
De Madeleine Chikaya, première femme diplomate de Côte d’Ivoire, à nos jours, que de chemin parcouru.
Aujourd’hui, être une femme diplomate dans notre pays est une réalité pleinement affirmée.
Votre présence est remarquée à tous les niveaux de notre administration et vous occupez même , avec compétence et mérite, des positions de responsabilité et de leadership.
En cette Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, dont le thème est « Droits, justice, action, pour toutes les femmes et les filles », je voudrais saluer vos efforts et votre contribution précieuse au rayonnement de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.
Votre engagement permet indéniablement à notre Diplomatie de glaner des lauriers.
Mais ce moment de célébration doit aussi être un moment de réflexion et de bilan : en termes de droits acquis, de justice et surtout d’action.
En effet, qui mieux que vous-mêmes peut mesurer les défis auxquels vous êtes confrontées dans l'exercice de vos fonctions, et les conquêtes qui restent à accomplir ?
L’action doit aussi venir de vous car certains combats ne pourront être menés et gagnés que par vous, j'en suis convaincu.
Certes, des avancées existent, à travers notamment le statut du corps diplomatique. Mais beaucoup reste encore à faire.
Certaines dispositions pertinentes comme celles prévues par l’article 58 du décret portant statut du corps diplomatique, relatives à la situation du conjoint Diplomate au département central, ne connaissent pas encore une application effective.
Par ailleurs, certaines dispositions du regime disciplinaire méritent une attention particulière de votre part , car elles peuvent à mon sens exposer la femme diplomate à des situations d’injustice ou de vulnérabilité.
Il en est de même de l’article 69 du statut relatif à la prise en charge des frais annexes d’écolage. La non-prise en compte de cette disposition fragilise l’ensemble de la corporation et vous expose encore davantage, vous les femmes diplomates, qui devez souvent fournir plus d’efforts pour assurer la prise en charge et le bien-être de vos enfants.
Nous devons donc nous lever ensemble pour que cette disposition soit effectivement appliquée. Croyez-moi, l’UDC-CI n’a pas renoncé à ce combat.
Je vous invite donc à vous approprier pleinement ce statut, à le parcourir attentivement, à en mesurer les avancées, mais aussi les défis qu’il pose, afin que les évolutions nécessaires puissent être portées avec lucidité et détermination.
À toutes les femmes diplomates de Côte d’Ivoire, je voudrais vous adresser mes encouragements.
Sachez que l'UDC-CI fidèle à ses valeurs de justice et d'équité sera toujours à vos côtés pour la défense de vos droits.
Poursuivons ensemble cet effort afin que notre Diplomatie demeure un espace où les droits deviennent un pouvoir, la compétence un critère et l’égalité une réalité.
Bonne célébration de la Journée internationale des droits des femmes.
Le Président
Marc-Antoine
GRAH DÉRÉ