25/01/2026
Avis de décès
C’est avec une infinie tristesse et un profond respect que l’UDC du Valais romand annonce le départ de son pilier, sa mémoire vivante,
Monsieur Antide Luisier
Il y a des hommes qui bâtissent. Antide était de ceux-là. Pas seulement les murs d’un parti, mais ses fondations, son âme et sa conscience. Son départ ne laisse pas seulement un vide ; il clôt un chapitre de notre histoire commune, celle des pionniers, des convaincus, des infatigables.
Bien avant que notre parti n’existe, Antide apprenait le sens du service au plus près des gens, dans cette commune de Bovernier qu’il chérissait et qu’il n’a jamais quittée. Ancien Président de 1964 à 1972, il a porté cette éthique dans sa vie professionnelle, comme typographe croyant au travail bien fait, puis comme patron d’imprimerie. La rigueur, la discrétion et la fidélité étaient les fils conducteurs de son existence.
Cette fidélité, il l’a offerte sans compter à notre mouvement. Il était de ceux qui, le soir encore, après une longue journée de labeur, prenaient le temps de rédiger les statuts, convaincu que l’essentiel se construisait loin des projecteurs.
Il y a plus de vingt ans, il participait à l’écriture et à l’impression de notre premier programme, avec cette même constance et cette même modestie qui le caractérisaient.
Président de la commission politique, membre du Conseil de parti et délégué fédéral avec son épouse Lucia, il fut un roc pendant nos premières années, apportant stabilité, vision et continuité lorsque tout restait à bâtir. Dans les périodes plus tourmentées, son dévouement était absolu. Nous nous souviendrons toujours de cet homme qui n’hésitait pas à prendre sa voiture t**d le soir pour se rendre à Berne, afin de rencontrer Ueli Maurer et préserver, à tout prix, l’unité et l’avenir de notre parti alors qu'ils étaient menacés.
Antide était la droiture politique incarnée. Vérificateur des comptes, il accomplissait sa mission avec une précision méticuleuse. Médiateur dans l’âme, il savait écouter, rassembler et chercher le consensus lorsque les tensions menaçaient. Il nous rappelait sans cesse cette vérité fondamentale : l’engagement politique n’a de sens que s’il est au service de la population. Ceux qui cherchent à se servir eux-mêmes, disait-il, n’ont pas leur place parmi nous.
Servir les autres, il en était l’incarnation. Son « parler vrai » n’était pas une posture, mais l’expression de convictions profondes, forgées au fil d’une vie d’engagement, d’abord comme radical, puis comme fondateur de notre section, lorsque les valeurs d’indépendance et de neutralité lui semblaient menacées.
Avec son épouse Lucia, il a arpenté les marchés, récolté les signatures, porté nos idées avec une ferveur qui ne s’est jamais démentie. Il était notre histoire, notre guide, et souvent, notre conscience, celle qui nous ramenait sur terre.
En ces heures de deuil, nos pensées les plus émues et notre plus profonde gratitude vont à son épouse Lucia, à sa famille et à ses proches. Nous partageons votre peine et votre fierté.
Pour les obsèques, nous vous prions de vous référer à l’avis de la famille.
Antide, ton œuvre est immense. Ta mémoire nous oblige. Ton combat, notre combat, continue.
Adieu, Antide. Notre pilier, notre mémoire.