25/12/2023
Le bon sens… Existe-t-il encore ?
Il y a une quinzaine d’année, je faisais un stage en Nouvelle Zélande, le pays dont on disait qu’il était le plus sûr au monde. Les exemples ne manquent pas pour relater ce que cela représente mais celui qui me revient toujours est lors des vacances de mon employeur. Peter était parti 2 semaines laissant toutes les portes de chez lui ouvertes. Tu as oublié ? N’as-tu pas eu peur des voleurs ? Lui avais-je demandé. Quels voleurs, pourquoi me volerait-on ? Avait-il rétorqué !
J’ai vécu 6 mois sans montre, sans agenda, sans internet, sans portable… Bien sûr mes amis suisses me manquaient mais tout ce qui était matériel, pas du tout. Perdu dans une maisonnette au milieu de rien, rien ne me manquait !
On se rendait en ville pour faire les courses, donner des nouvelles via un internet-café, et bien sûr, gouter une bière locale au pub... Si tu entamais la causette avec la caissière, personne ne manifestait de stress derrière toi. Si tu exposais tes origines par ta tenue vestimentaire, les gens t’accostaient pour faire ta connaissance. Leur code des obligations était plus concis que le guide de ta déchetterie et un avocat chez eux… c’est un fruit !
Malheureusement, j’étais trop suisse pour vivre plus longtemps sans montre au bras. Mais je dois bien avouer que, bien que dépourvu de nos fondamentaux ordinaires qui encadrent notre quotidien, je ne me suis jamais senti autant en sécurité.
Je me révolte souvent contre toutes ces lois que l’on vote pour une vie toujours mieux administrée. Car peut-on vraiment être tous règlementés par les mêmes codes alors que nous sommes tous différents, que nous vivons dans des milieux divergents, que l’on chemine tous sur une route exclusive à sens unique ? Est-ce vraiment exhaustif de vouloir si bien prévoir demain alors qu’on ne prend pas le temps de voir le moment présent ? Est-ce vraiment plus lucratif de s’enrichir de publications en ligne que de chérir nos proches en public ? Est-ce vraiment utile de posséder ce que l’on n’a pas alors que nous sommes déjà possédés par ce que l’on a ?
Toutes ces questions trouvent réponses d’un seul mot du titre de mon récit.
En cette fin d’année, mon souhait est de ne rien t’offrir, si ce n’est le bon sens nécessaire à apprécier chaque seconde qui composeront la prochaine… chaque bruit, chaque odeur, chaque goût, chaque texture… et chaque personne capable de s’en enrichir avec toi !
Tous mes vœux d’appréciation pour 2024 !!!