01/11/2024
Le Secrétariat d’État à la démocratie et aux droits de l’homme et des peuples alerte sur la montée de la violence politique et sur la division des Maliens entretenues par la junte. Nous condamnons la perturbation le 29 octobre 2024 à Paris au foyer de travailleurs de Vitry-sur-Seine d’une réunion de pré-campagne.
Nous déplorons, par ailleurs, une candidature hâtive, naïve et sans scrupule d’un ancien premier ministre à une mascarade d’élection présidentielle conflictogène organisée imminemment par une junte partisane, illégale, déchue et désireuse de se perpétuer.
Nous demandons au procureur de la République de Créteil de poursuivre les auteurs de ces infractions. Les agresseurs des valeurs de la République et de la démocratie chères à nos deux pays ne méritent pas de bénéficier de l’hospice et de l’hospitalité français.
Nous condamnons également les enlèvements et séquestrations récurrents des voix discordantes, des responsables syndicaux et politiques au Mali. Nous condamnons l’enlèvement le 25 octobre 2024 à Bamako de Famoussa Fomba, infirmier à la prison centrale de Bamako et de Douada Konaté, secrétaire général du Syndicat des surveillants de prison.
Nous condamnons l’incarcération et l’inculpation arbitraires du leader syndical Daouda Konaté ce jour pour atteinte à la sureté de l’État. C’est le tyran Assimi Goïta, son groupe armé de braqueurs du pouvoir d’État et sa mascarade de justice qui attentent à la sureté et aux crédits de l’État malien. Ils pourfendent éhontément les droits et libertés.
Nous condamnons l’arrestation violente le 30 octobre 2024 à Bamako de Mahamane Mariko, ancien secrétaire général de l'AEEM et président du parti CRAJ-Faso Nièta.
De même nous condamnons la fabrication présumée d’audios truqués et fuités par la junte, destinés à calomnier les voix discordantes, objecteurs de conscience, leaders politiques et syndicaux à justifier leurs enlèvements, leurs emprisonnements arbitraires, à manipuler l’opinion et à jeter les personnalités incriminées à la vindicte populaire.
Nous demandons au Ministère public de la Transition civile d’enquêter sur les infractions d’enlèvements et séquestrations récurrentes de même que les crimes de guerres présumés de Wagner et sur les attaques de drones dont celui du 21 octobre 2024 ayant fait cinq victimes civiles, dont quatre enfants, dans le marché hebdomadaire d’Inadjatafane, dans le cercle de Gourma-Rharous, région de Tombouctou.
́mocratie
Secrétariat d'État à la démocratie Gouvernement civil du Mali en exil TCME RP Médias RFI RFI AFRIQUE TV5MONDE TV5MONDE Afrique Jeune Afrique VOA Bambara VOA Afrique RFI Mandenkan Maliweb.net Maliweb Infos Mali Actu aBamako.com ORTM2 L'ESSOR Adaman Toure