Quelle voie pour demain? Quelles solutions possibles aux problèmes? Quels moyens mettre en oeuvre pour remplir les conditions du progrès social et économique? Ce n’est pas de division dont nous avons à parler, encore moins de revanche. C’est du rapprochement en dehors duquel nous perdons de vue l’essentiel, aussi bien que d’une volonté commune de construire. N’est-il pas de notre devoir d’aborder
les prochains scrutins populaires dans un tel état d’esprit? Regardons les choses en face, et posons-nous la question majeure: quelle suite possible donner à la communauté d’intérêt qui nous lie? Un proverbe dit que la crainte est la soeur de la mort. n’ayons pas peur du débat démocratique. Il préserve les mots imprescriptibles de chacun. Sortir des frontières mentales et géographiques actuelles, dépasser les vieux antagonismes, donner une nouvelle chance à la jeunesse: tel est le programme de la votation qui aura lieu d’ici une année dans le Jura bernois et le canton du Jura. Ce premier scrutin ne débouchera pas sur la création d’un nouvel Etat, maisbien sur la mise en place d’une Assemblée constituante où chaque partenaire sera représenté se manière paritaire. Celle-ci élaborera un projet de constitution, qui sera soumis à l’approbation souveraine des populations concernées. Aucune d’entre elles ne sera contrainte ni lésée dans son choix. Les gouvernements bernois et jurassien ont voulu cela, en bonne intelligence, convaincus d’offrir une chance nouvelle à la région jurassienne. L’invitation qu’ils nous lancent est légitime et sans risque: prenez, prenons le temps d’imaginer un éventuel destin commun avec des voisins qui partagent les mêmes crêtes, les mêmes sapins, la même industrie et la même langue! Alors allons-y et mettons-nous à table!