07/08/2026
Cette année, le maïs a été semé très tôt. Un printemps prometteur a été suivi d’un été marqué par une chaleur inédite pour nombre d’entre nous. Le maïs affiche une avance significative sur son cycle habituel.
Dans certaines régions, l’ensilage a déjà commencé. Le maïs récolté et ensilé dans des conditions très sèches présente souvent des teneurs élevées en nitrates. En raison du manque d’eau, la plante n’a pas pu transformer entièrement l’azote absorbé en protéines.
Lors de l’ensilage, ce nitrate se transforme en gaz nitreux (monoxyde d’azote et dioxyde d’azote) après seulement quelques heures. Ces gaz, de couleur orange et plus lourds que l’air, sont toxiques et corrosifs. Au contact des muqueuses, ils donnent naissance à des acides agressifs qui provoquent de graves brûlures internes chez l’homme et l’animal.
Une vigilance particulière est requise lors du remplissage des silos-tours. Lorsque ceux-ci ne sont pas remplis en une seule opération et qu’ils sont rouverts peu après un premier remplissage, des gaz nitreux peuvent se dégager et présenter un risque d’intoxication pour les personnes se trouvant à proximité. Des accumulations de ces gaz peuvent également se former dans les silos-tranchées et s’en échapper. En aucun cas les bâches gonflées ne doivent être percées. Il est recommandé de maintenir le silo hermétiquement fermé pendant quatre à six semaines afin de permettre la dissipation progressive des gaz.
⚠️ Travailler avec une attention particulière dans ces conditions de sécheresse.
🌽Dans les régions touchées par la sécheresse, les tiges et les feuilles du maïs présentent, à un même stade de développement du grain, des teneurs en matière sèche supérieures à celles observées en moyenne ces dernières années. Afin de suivre précisément l’évolution de la culture, Grangeneuve réalise à nouveau des mesures hebdomadaires de la teneur en matière sèche du maïs. Les tiges, les feuilles, les grains et les épis sont prélevés, pesés puis séchés séparément. Cette méthode permet de déterminer la teneur en matière sèche de chaque composant et d’obtenir ainsi une vision plus précise de l’évolution de la maturité ainsi que de la teneur en matière sèche de la plante entière.
Lundi passé, la teneur en matière sèche d’une variété mi-précoce, semée le 30 avril 2026, s’élevait à 21,7 %. Dans des conditions « normales », la teneur en MS de la plante entière augmente d’environ 2,5 % par semaine. . Sur les parcelles les plus touchées par la sécheresse, nous avons mesuré des teneurs en matière sèche atteignant 28 % pour une plante entière se trouvant pourtant au même stade de maturité laiteuse. Cette année, les écarts de teneur en matière sèche sont particulièrement marqués d’une parcelle à l’autre. . Nous publierons les valeurs actuelles tous les mardis ici, sur nos réseaux sociaux.