09/09/2026
Dépenser davantage aujourd’hui pour économiser demain ?
Avec le vieillissement rapide de la population québécoise, une proposition veut augmenter de 50 % le budget consacré aux soins et services à domicile, pour un investissement supplémentaire d’environ 1,3 milliard $.
L’objectif : permettre à davantage d’aînés de rester chez eux plutôt que de devoir éventuellement être hébergés en CHSLD ou dans d’autres ressources.
Le plan comprend également :
• une aide pouvant atteindre 10 000 $ pour transformer une propriété en maison intergénérationnelle;
• 10 millions $ supplémentaires par année pour adapter les domiciles aux besoins des personnes en perte d’autonomie;
• un accès simplifié au crédit d’impôt pour maintien à domicile;
• davantage de services offerts à domicile, notamment pour les repas, la médication et certains soins professionnels.
Sur papier, l’idée est difficile à critiquer.
Une très grande proportion des Québécois souhaitent vieillir chez eux et, collectivement, retarder l’entrée en hébergement pourrait aussi réduire la pression sur le réseau de la santé.
Mais il y a un enjeu majeur : ajouter de l’argent ne garantit pas automatiquement davantage de services.
Encore faut-il trouver suffisamment de travailleurs, réduire la bureaucratie et s’assurer que les sommes supplémentaires se traduisent réellement par des heures de soins auprès des aînés.
À l’heure actuelle, le véritable problème demeure la disponibilité du personnel pour offrir des soins à domicile.
Les salaires de ces travailleurs devront donc probablement augmenter considérablement afin d’attirer davantage de personnes vers ces emplois.
Le montant de 1,3 milliard $ pourrait ainsi être largement sous-estimé s’il a été calculé en fonction des salaires actuels des travailleurs offrant ces services.
Et 1,3 milliard $, ça demeure énormément d’argent.
Mais avec le vieillissement de la population, ça pourrait devenir une mesure qui coûte beaucoup plus cher que ça.
Source : La Presse, Gouvernement du Québec