01/17/2022
Introduction
Pour débuter, j’aimerais vous présenter mes excuses sincères de ne pas avoir pris le temps d’écrire, suite à la vente de ma compagnie Dubreuil Brothers Ltd en 1989. Je n’arrivais pas à trouver ma paix intérieure pour livrer les mots appropriés et pour donner l’explication de la situation que mes employés et leur famille auraient dû avoir dès la fermeture.
Ma vie avec les frères Dubreuil
Napoléon, mon père fut président jusqu’en 1978.
Il était appuyé par Joachin son frère ainé, Augustin et Marcel le petit garçon qui ne travaillait pas. Il était aux études.
Je suis né à Taschereau le 9 septembre 1941. En 1949, les frères Napoléon, Joachim, Augustin et leur famille sont déménagés à Montain Ash Lake. C’était un petit village de compagnie non luxueux qui fonctionnait efficacement. Le cadet, Marcel, était resté à Tachereau, leur lieu de naissance, pour s’occuper de leur commerce de fenêtres, portes et fonds de paniers car il était encore aux études.
Mon père s’occupait des banques et du gouvernement. Il s’occupait de l’administration, du magasin de la compagnie et aussi de la paye des hommes. Il allait chercher la nourriture pour le magasin à Thessalon ou à Sault Ste. Marie. Les conditions des chemins n’étaient pas l’idéal. Alors, le trajet prenait souvent une journée complète. Avec l’aide de Pâquerette, il l’accomplissait environ deux fois par semaine.
Au début, Joachin s’occupait de la gestion de la forêt et d’emporter le bois au moulin. Il coupait le bois en 16’ et l’amenait au moulin. Augustin s’occupait du moulin et de la construction de maisons avec Papa. Plus t**d, Augustin et Joachim ont fait l’échange des tâches. De plus, Augustin il bâtissa un autre moulin à Obinadong à environ huit miles de Mountain Ash Lake.
Le pin que les frères avaient à couper était du pin calciné du feu de forêt en 1948. La grande majorité de leur bois était du pain blanc, et quelques coupes de cyprès (Jack Pine) pour dormants de chemin de fer qu’ils vendaient à l’Algoma Centra Rail Way (ACR). C’est de cette façon que l’Agoma Centrail Railway (A.C.R) a remarqué la capacité et la ténacité de l’entreprise des Frères Dubreuil. D’ici est venu l’offre des limites pour leur moulin de Magpie au nord de Hawk Junction et Wawa dont ils démarrèrent avant en 1951. Ils devaient se rendre par train car la route 17 n’était pas encore terminée entre Montreal River et passé White River. L’Algoma Centra Rail Way (A.C.R) avait environs quinze cantons, dont une bonne partie avait été coupé par l’Abititbi qui ramassait l’épinette pour son moulin de papier journal au Sault Ste. Marie.
Les frères ont accepté le défi de couper à cet endroit vraiment éloigné. Ils y bâtirent un moulin de 16’ fort en cyprès, un petit moulin de 8’ de dormant de chemin de fer (rail road ties) et de la pulpe de 8’ pour le moulin de Marathon. Ils produisaient aussi de la pulpe de 4’ en épinette pour le moulin d’Abitibi à Sault Ste. Marie.
Un village fut aménagé pour accueillir les familles des employés, ainsi que deux camps pour célibataires et une écurie pour les chevaux. Lorsque les moulins de pulpe ont commencé à accepter d’acheter des copeaux, les copeaux de bois, des moulins, les Dubreuil n’ont peut-être pas été les premiers à avancer avec les copeaux ou « chippers ». Mais, ils ont commencé à explorer la possibilité d’amener l’arbre en longueur au moulin. Ceci demandait beaucoup de changements. Le bois coupé en 16’ pour le moulin, en 8’ pour Marathon et en 4’ d’épinette pour l’Abitibi était couper en forêt.
Ce bois était sorti de la forêt avec des chevaux. Lorsque Augustin est arrivé avec cette idée, il fut secondé par ses trois frères. Ils ont dû acheter des petits tracteurs Case pour amener ces arbres au chemin. Ils ont aussi dû trouver une manière pour charger ces arbres sur des camions avec remorques. Ils ont vu à bâtir des chemins moins courbés sans trop de côtes. Les arbres devaient être déchargés au moulin et débiter dans la cour. Plus t**d, ils ont bâti un slasher pour débiter ces arbres afin de préparer le bois pour le moulin en 16’ ainsi que 8’ pour le petit moulin. Et le restant était acheminé au chipper.
C’est là qu’Augustin est arrivé à bâtir une machine surnommée Sputnik, pour mettre ces arbres sur un convoyeur qui les amenait au slasher qui les débitaient en 16’, 8’ ou en petits bouts pour le chipper.
En 1961 la route 17 fut ouverte. C’est là que la compagnie Abititbi, qui avait les limites du gouvernement, a décidé de laisser aller ses limites pour se rapprocher de White River où elle avait d’autres limites qui lui appartenaient. C’est là que les frères décidèrent de bâtir leur nouveau village après que le gouvernement leur a donné ces limites. Cet endroit fut nommé Dubreuilville. Ils bâtirent un village et un moulin pour y vivre à long termes. Ce fut un moulin avec Sputnik, slasher, deux écorceurs : un de 26`pouces, un de 21 pouces et autre par après de 9 pouces. Le moulin avait aussi un bassin pour laver les billots avant l’écorceur et un autre bassin avant d’amener ces billots au moulin à scie même. Ils avaient aussi un chariot pour les billots qui étaient plus gros.
Ce moulin consistait en deux Twin Circulaire, suivi d’un Bull Edger, Band Saw horizontal, edger et trimmer. Plus t**d, Marcel qui voyait qu’il y avait beaucoup de têtes d’arbre pour que l’on envoyait au chipper, décida de bâtir un petit moulin de 8’- Stud Mill pour les 2X4 et 2X3. Ceci aidait à enlever beaucoup de bois qui se rendait au chipper et en même temps nous donnait un autre bon revenu.
Lorsqu’ils ont décidé de bâtir ce nouveau et certainement moderne moulin à Dubreuilville, le moulin de Magpie était programmé pour continuer à opérer et donner un revenu qui aurait aidé à financer le nouveau moulin. Mais non. Le feu a détruit une bonne partie de ce moulin. Ils ont dû avancer sans ce revenu. C’est là qu’un soir, où que je partais avec un groupe de travaillants pour se rendre à Magpie, magasiner et aller au théâtre, je suis arrêté au petit office où j’avais vu mon père l’après-midi. Je me questionnais sur son apparence. Lorsque je suis entré, mon père pleurait. Il m’a dit qu’il avait peur de ne pas être capable de traverser avec assez d’argent pour continuer à avancer avec leur projet de Dubreuilville.
J’ai laissé les autres partir et prendre la petite fourgonnette pour aller à Magpie. Je suis resté seul avec Papa et je l’ai encouragé à venir avec moi au Théatre à Magpie. En s’en allant, nous sommes arrivés à une place qui était presque central entre Magpie et Dubreuilville où que ministère faisait brûler les restants tout prêt du chemin. Papa n’en revenait pas de voir brûlé sur le bord du chemin, ce bois. Et nous nous sommes stationnés sur le bord du chemin à examiner ce feu. Ce fut pour moi une soirée que je n’oublierai jamais. Papa avait de grands rêves et il me les a bien décrits. C’est là que j’ai vraiment décider que mon futur était de rester avec les frères Dubreuil et le moulin.
Un peu avant Noël, mon père m’appelle pour être certain que je passerais une bonne partie des fêtes à Dubreuilville car il y avait embauché un homme qui venait de Hearst et qui avait dix-sept enfants. Il avait plusieurs garçons qui aideraient au moulin et garage ainsi que plusieurs belles filles. Oui, j’ai descendu et c’est là que j’ai remarqué la plus belle des Pelletiers et nous nous sommes bien adonnés. Elle parlait de retourner à Hearst. Alors j’ai approché oncle Ben qui s’occupait du magasin. Et je lui ai dit qu’il avait besoin une caissière et que Pierrette pouvait si bien l’accommoder. Il a bien compris et a embauché Pierrette. Puis, je suis retourné à Toronto pour avancer avec Raymond dans un cour de comptabilité à l’école Shaw.
En Septembre, Pierrette parti pour poursuivre ses études à Windsor et moi à Toronto. À Noël, nous nous sommes fiancés. Et c’est là que j’ai averti mon père qu’à l’été je commencerais à travailler pour la famille.
J’ai commencé à travailler avec Eddy Brouillard qui était le grand contremaître, Augustin qui s’occupait de bâtir le moulin et Marcel le planeur. Papa, Joachin et des fois Marcel s’occupaient de la construction des maisons de la construction du planeur. René et Rolland Carrier ont aussi été en charge des ouvriers. Ça bougeait de tous les bords : mixeur de ciment, tracteur pour aplanir le territoire et creuser pour la grosse fosse septique, une cuisine pour les célibataires ainsi qu’une école primaire pour les enfants. Augustin s’occupait aussi de bâtir le garage qui est devenu la shop des ouvriers plus t**d, etc…Ils se sont occupés aussi de bâtir la chaudière à vapeur qui chauffait le tout ainsi que les dix-huit maisons dans la ville, la cuisine et plus t**d le motel. Cela équivalait à une grosse charge de travail.
Ce temps fut une grande période d’apprentissage pour moi et me mit en position pour prendre la place d’Eddy lorsqu’il est parti pour bâtir son domaine du relais à St. Hyacinthe. Beaucoup de cette histoire est inclus dans le livre de Tachereau à Dubreuilville.
Fin.
Marcel, le plus jeune des frères, venait de se marier et vint à Mountain Ash Lake. Et un soir il décida d’aider à un chauffeur de camion en lui déchargeant son voyage de gros pins blancs. Il enleva un ou deux catins. Et cela causa un gros billot de dérouler et l’a écrasé. Il en fut affecté pour le restant de sa vie. Mais sans se lamenter quoique souvent il marchait avec peine mais un beau sourire.
Mémoires du dernier président de Dubreuil Brothers Forest Products.