04/01/2026
Une étude européenne récente, publiée dans le Journal of Applied Developmental Neurobiology, avance une idée étonnante : il serait possible de réduire le niveau sonore des jeunes enfants en fin de journée… ce moment bien connu où tout le monde est fatigué (et où le volume monte tout seul).
Tout part d’une observation du Dr Clara Meunier, chercheuse à l’Institut genevois d’écologie comportementale appliquée, à Genève, qui travaille sur les liens entre environnement et comportement. Lors d’un suivi en forêt, elle remarque des zones étrangement calmes près de certains champignons.
“Le bruit était nettement plus faible, sans raison évidente”, explique-t-elle.
Curieuse, elle s’associe à la biochimiste Élise Hartmann. Ensemble, elles étudient un champignon appelé Mycena quietum et identifient des substances qui pourraient jouer un rôle… dans la répétition des fameux “maman”, “regarde” et “pourquoi”.
Ces éléments sont ensuite intégrés dans une formule testée auprès de 186 familles. Après 8 semaines, les résultats sont plutôt… prometteurs :
* moins de bruit en fin de journée (de 72 à 58 dB en moyenne)
* moins de pics sonores
* moins de répétitions en boucle
Mais ce sont surtout les effets “secondaires” qui font sourire :
* enfants capables de rester silencieux plusieurs minutes
* rangement spontané sans qu’on demande
* négociations qui disparaissent presque
demandes pour aller se coucher… parfois avant 20h
Une deuxième phase est en cours, en collaboration avec l’Institut européen de régulation domestique et le Centre de recherche sur les soirées à haute intensité parentale, pour tester tout ça dans des conditions plus “réelles” : plusieurs enfants, beaucoup de fatigue et plein de sollicitations en même temps.
Les chercheurs regardent notamment si ça fonctionne face aux “mamaaaaan” interminables, aux discussions sans fin et à l’agitation générale du soir.
Certains parents parlent même d’effets inattendus : pyjama mis tout seul, lumières éteintes sans rappel, voire demande d’une histoire suivie d’un endormissement tranquille.
Mais il y a un hic : aucun résultat n’a été confirmé en présence de plusieurs enfants à la fois…
Et les chercheurs reconnaissent que tout cela pourrait aussi s’expliquer par un phénomène bien connu :
👉 l’espoir parental en fin de journée.
Pour l’instant, le mystère reste entier.
Affaire à suivre… ou pas 😄