04/09/2026
La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse est un partenaire institutionnel de la Communauté de recherche-action sur les droits économiques et sociaux. Avec elle, la professeure Christine Vézina a colligé les interprétations des droits économiques et sociaux, protégés dans la Charte des droits et libertés de la personne, qu'elle a su développer au cours des 25 dernières années, dans le cadre de ses mémoires en commission parlementaire. L'indépendance de la Commission est CRUCIALE à l'exercice de cette fonction. Marie-Iris Légarée, Présidente du Syndicat des employés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse l'a très bien démontré dans la lettre publiée ce jour dans Le Devoir. En voici un extrait : "Un système démocratique ne craint pas ses contre-pouvoirs ; il les protège. La Commission des droits de la personne et de la jeunesse ne peut être considérée comme un obstacle à l’action gouvernementale. Elle constitue au contraire une garantie contre les dérives de l’État et contre la banalisation des atteintes aux droits des personnes. Son rôle n’est pas d’accompagner docilement le gouvernement, mais de lui rappeler, lorsque nécessaire, les limites que lui impose la charte québécoise, un rempart essentiel de l’État de droit."
𝐃𝐞́𝐫𝐢𝐯𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐀𝐐, 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 5️⃣6️⃣7️⃣
Lettre ouverte de la présidente du Syndicat des employés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Marie-Iris Légaré. À lire dans Le Devoir.
« L’affaiblissement de l’indépendance de la Commission s’inscrit dans une tendance plus large d’actions qui, au cours de la dernière année, ont contribué à fragiliser les contre-pouvoirs et à limiter le débat démocratique au Québec : usage accru de la disposition de dérogation, projets de loi restreignant certains droits et libertés, remise en cause de piliers démocratiques comme la contestation judiciaire, la liberté d’expression ou la liberté d’association. À cela s’ajoute une stratégie consistant à « inonder la zone » en multipliant les projets de loi, ce qui réduit la capacité de la société civile à réagir et à se mobiliser en temps opportun. »