08/04/2025
🫵 Le silence.
« Tu penses que ne rien dire, ce n’est pas mentir ?
Tu pense que le silence ne finira jamais par te trahir?
Tu pense que le silence est impartial ?
Tu mens… car le silence est un mal.
Le silence est un traître.
Il ne fait allégeance à aucun maître.
Le silence est une lâcheté maquillée en sagesse.
Car le silence juge, il n’a aucune noblesse.
Le silence, ce n’est pas l’équilibre.
C’est la prison des sensibles.
C’est la camisole des mal-aimés.
C’est le cercueil des éveillés.
Je commencerai donc ainsi :
Tu ne sais plus vraiment comment tout ça a commencé.
Peut-être un jour où tu aurais dû parler.
Tu ne l’as pas fait. Une phrase qu’on t’a coupée.
Un mot que personne n’a voulu écouter.
Alors tu l’as gardé. Une fois. Deux fois. Et, au bout du compte, pour toujours.
A cette instant, le silence a enclenché son compte à rebours….
Tu as empilé les silences comme on empile les émotions qu’on ne veut plus ressentir.
Et ça fait un mur. Puis une prison. Un gouffre prêt à t’engloutir.
A l’intérieur, c’est toi. Entier.
Mais dehors, c’est l’apparence:
rien ne doit filtrer.
Tu souris. Et tout va bien.
Tu es poli, tu réponds, tu joues ton rôle et tu le joue très bien.
Et chaque fois que tu te tais, c’est une partie de toi qui disparaît.
Tu le sens, tu le sais, tu le respires.
Mais personne ne le voit, c’est tout l’art de mentir.
Parce que tu es devenu doué pour ça:
Disparaître en silence, ça fait partie de toi.
Et ne fais pas l’erreur, de vouloir te dévoiler, d’ouvrir une entaille.
Car la compréhension, le silence en connaît chaque failles.
Personne ne cherchera à te comprendre.
Car ton pacte avec le silence, les empêchera d’entendre.
Tu dois en prendre conscience et l’accepter:
Ce qui est fait ne pourra être défait.
Le silence s’est intégré dans ta nature, même dans ta tête les phrases sont brisées.
Sens-tu cette fracture ?
Tu n’arrives plus à mettre des mots sur ce que tu peux éprouver.
C’est trop lourd, trop compliqué, trop ancien…