Association des locataires de Villeray

Association des locataires de Villeray L'Association des locataires de Villeray est un organisme à but non lucratif voué à la défense des droits des locataires de Villeray.

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06/11/2026

Un article de Pivot qui explique bien comment les politiques mises en place par le gouvernement caquiste soumettent le logement social aux lois du marché

«Une nouvelle analyse met en évidence les profondes transformations apportées aux projets de logements à but non lucratif par la refonte de leur mode de financement au cours des dernières années. Des changements dans la nature du financement des projets qui les rendent moins adaptés aux besoins des Québécois·es qui en auraient le plus besoin.

Le remplacement du programme de développement de logement « social et communautaire » Accès-Logis par une série de programmes de logements « abordables » à partir de 2022 par le gouvernement du Québec a eu une influence importante sur la nature des logements qui sont construits grâce au support de l’État, selon un rapport indépendant.

Alors que l’État finançait jusqu’alors l’essentiel des coûts engendrés par un projet, la nouvelle formule cherche à « faire plus avec moins », ce qui implique qu’une grande part du financement des projets vient aujourd’hui sous la forme de prêts contractés auprès d’institutions financières, remarque Louis Gaudreau, chercheur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et auteur du rapport.
« Évidemment, ça vient mettre une pression financière supplémentaire sur les projets qui doivent générer des revenus à la hauteur de leurs dépenses », explique-t-il.
« Donc, plus les dépenses pour rembourser la dette sont élevées, plus les revenus qu’on doit générer sont élevés. Ça mène à changer la façon dont sont établis les loyers en pensant moins à la capacité de payer des locataires et en s’arrimant plus aux prix du marché », résume-t-il.(…)

Avec la refonte de ses programmes, le gouvernement a introduit de nouvelles catégories de logements qui ont contribué à la transformation du modèle de logements à but non lucratif au Québec, souligne l’analyse.(…)

L’étude met en évidence qu’avec l’introduction du concept du logement « abordable », devenu la pierre angulaire des programmes d’habitation à but non lucratif dans les dernières années, le rapport à la médiane du marché est devenu le seul élément déterminant pour se conformer aux programmes. Le revenu des personnes qui occuperont les logements dont le gouvernement subventionne la construction n’est donc plus pris en compte.(…)

En plus du logement « abordable » classique, dont le prix des loyers est fixé par rapport à la médiane des loyers dans une région, le gouvernement a récemment ajouté deux nouvelles catégories : le logement « abordable intermédiaire » et « abordable différé ».
La première est constituée de logements dont les loyers peuvent atteindre 150 % du prix du logement considéré comme abordable.

« Leur but est d’ajouter des loyers qui s’adressent en fait à la classe moyenne, pour leur permettre d’être plus rentables pour les promoteurs et plus intéressants pour les banques qui accordent les prêts pour les projets », explique Louis Gaudreau.
Les logements abordables différés, quant à eux, sont des logements dont le loyer peut être fixé à 150 % de la médiane du marché. À Montréal en 2025, cela correspondait à un loyer d’environ 1762 $ par mois pour un quatre et demi et de 3060 $ par mois pour un cinq et demi selon les grilles en vigueur.

« De l’aveu même des gens du milieu, ce ne sont pas des logements qui sont abordables, mais l’idée est que, puisqu’ils appartiennent à des OBNL, les loyers devraient augmenter moins rapidement que le reste du marché et donc devenir abordables éventuellement », précise le chercheur.

Par contre, cette prémisse est loin d’être assurée, selon lui.

« C’est vrai que les logements gérés par des OBNL d’autrefois ont vu leurs loyers augmenter moins rapidement que ceux du privé dans les 25 dernières années, mais si on a réussi à faire cela, c’est parce qu’on les avait construits d’une autre manière, » prévient-il.

Une des caractéristiques du nouveau système de financement exposées dans l’étude c’est qu’il encourage les OBNL de logement à hypothéquer les actifs qu’ils ont déjà pour financer de nouveaux projets, mettant en jeu le capital qu’ils possèdent déjà pour construire plus. « On libère certainement de l’argent pour construire plus en faisant ça, mais on crée une situation où les OBNL doivent continuer de générer beaucoup de revenus et les chances sont bonnes pour que ça impacte le prix des loyers », ajoute le chercheur.

« Surtout dans l’avenir, quand les immeubles auront besoin de rénovations, mais seront déjà en train de composer avec de lourdes dettes. ».

Une formule qui transforme à la fois le type d’organisme qui obtient le soutien du gouvernement pour construire du logement abordable, mais aussi la nature des projets.(…)

De plus, les projets qui sont mis de l’avant doivent être le plus rentables possible pour être attrayant aux yeux des acteurs financiers qui accordent des prêts et à ceux du gouvernement qui leur octroient des subventions.
« Ce que les acteurs du milieu nous ont dit, c’est qu’ils n’osent plus demander le maximum des subventions pour leurs projets de peur de ne pas les obtenir et qu’ils doivent compenser en incluant le maximum de logements intermédiaires et différés, et surtout, de toujours demander le loyer maximum permis par le programme », résume le chercheur.

De plus, les projets tendent à favoriser de petites unités pour optimiser l’espace et les coûts, surtout pour les logements « abordables », les plus grands appartements construits appartenant presque systématiquement à la catégorie intermédiaire, d’après l’étude.

« On se retrouve avec un système qui est bon pour construire en ce moment, parce qu’il est pensé pour s’accorder avec les partenaires financiers, même si on ne construit pas réellement du logement qui soit abordable pour tout le monde », poursuit-il.
« Mais, et c’est quelque chose qui est déjà arrivé, ce n’est pas impossible que les organismes se retrouvent trop endettés à un certain point et doivent revendre des immeubles sur le marché privé sans que l’abordabilité espérée n’ait pu se concrétiser », ajoute-t-il.»

🔗Pour lire l’article au complet: https://linktr.ee/frapru

06/11/2026

🗞️Dans Le Devoir, un article fait écho au récent rapport de recherche publié par le professeur et chercheur Louis Gaudreau et l’agente de recherche Béatrice Mercier, de l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). La recherche se penche sur les effets de l’optimisation financier imposée au logement sans but lucratif.

«La stratégie de logements dits « abordables » du gouvernement peine à produire des habitations accessibles aux ménages ayant les revenus les plus modestes, conclut une analyse universitaire..(…)

Le rapport de recherche, intitulé Finance et optimisation, mais à quel prix ? Les nouvelles politiques de financement du logement sans but lucratif, vise à mieux comprendre l’effet du virage pris par la CAQ en matière d’habitation durant son deuxième mandat.

La stratégie de la CAQ vise à « assouplir » les obstacles bureaucratiques et à diminuer la part de financement public dans les logements à but non lucratif, en raison notamment de l’explosion des coûts de construction.

« Le point de départ de notre recherche, c’est que l’on constatait que [le changement de culture mis en place par Québec] avait un effet direct sur le prix des loyers. Ce qu’on appelait “l’abordable” était moins abordable que ce qu’on appelait auparavant le logement social », dit Louis Gaudreau au Devoir.(…)

Le gouvernement subventionne des logements dits « abordables », dont le loyer est établi en fonction du prix médian dans chaque région. Mais les coûts de construction et le prix des terrains ont tant augmenté que Québec a créé il y a un an des logements « abordables intermédiaires », au loyer 50 % plus élevé que les logements abordables.

On a vu ce que ça donne : des loyers de 1648 $ par mois pour deux chambres, 1940 $ pour trois chambres ou 2638 $ pour quatre chambres. Pour des logements subventionnés, il faut le rappeler.(…)

Le projet Unitaînés, créé par l’homme d’affaires Luc Maurice, donne cependant espoir aux auteurs de l’étude sur les logements à but non lucratif. Le gouvernement caquiste a beau implanter un changement de paradigme en habitation, « il a appuyé un modèle de développement qui ressemble à du logement social traditionnel », estime Louis Gaudreau.

Les 1700 logements d’Unitaînés, destinés à des personnes âgées à faibles revenus, qui doivent être construits dans 17 villes québécoises, sont financés à plus de 90 % par des fonds publics,

Les loyers dits « abordables » ou « intermédiaires » sont si chers que Québec mise sur le concept « d’abordabilité différée », explique Louis Gaudreau : « Les logements subventionnés ne pourront pas nécessairement être abordables dès le moment de leur livraison », à cause des coûts de construction et de l’hypothèque.

L’ex-ministre responsable de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, aujourd’hui au Conseil du trésor, a fait le pari que ces logements deviendront abordables « avec le temps, d’ici plus ou moins 20 ans, grâce au fait qu’ils demeureront la propriété d’organismes sans but lucratif », indique le rapport de recherche.

L’efficacité de cette stratégie paraît toutefois « incertaine », note l’étude, parce que les promoteurs de logements à but non lucratif doivent rembourser leurs hypothèques avec les revenus provenant… des loyers. Quand on voit le rythme d’augmentation du coût de la vie, on peut penser que la pression sera grande sur les loyers, ne serait-ce que pour financer l’entretien des bâtiments.»

⚠️ Les fonds publics doivent viser à aider les milliers de locataires ayant un besoin d’abordabilité immédiate pour qui les loyers sont déjà trop élevés et pas à des logements qui contribuent eux aussi à tirer les prix vers le haut.

🔗Pour lire l’article complet: https://linktr.ee/frapru

➕L’étude: http://bit.ly/4dR3D7I

06/11/2026

La Cour supérieure interdit à la Ville de Montréal de démanteler le campement sous le viaduc Van Horne

Dans le dossier du campement de personnes en situation d'itinérance vivant près du parc de planche à roulettes et du terrain de basket-ball sous le viaduc Van Horne dans l’Arrondissement du Plateau Mont-Royal, le juge de la Cour supérieure Alexander Pless a rendu une importante décision interdisant à la Ville de Montréal de démanteler ledit campement. Le juge Pless écrit dans son jugement d'ordonnance de sauvegarde que " [...] les résidents du campement, comme toute personne, ont le droit d’être en sécurité et à l’abri de toute intervention de l’État qui mettrait leur sécurité en péril, sauf conformément aux principes de justice fondamentale. Cela n’implique pas un droit autonome de s’approprier n’importe quelle propriété de leur choix pour aussi longtemps qu’ils le souhaitent. Mais un être humain ne peut exister nulle part." L'ordonnance de sauvegarde est valide jusqu’à ce qu’un jugement sur le fond soit rendu dans la présente affaire.

Le jugement en français se trouve ici: https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:US:def2a77f-1d83-426a-b388-720a74983c8a?viewer%21megaVerb=group-discover
La version anglaise du jugement se trouve ici: https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:us:d4709115-e5b9-4494-b51c-435ff9324572?viewer%21megaVerb=group-discover

Veuillez noter que nous serons fermés le 17 juin, le 18 juin et le 24 juin toute la journée. Il n'y aura donc pas de san...
06/09/2026

Veuillez noter que nous serons fermés le 17 juin, le 18 juin et le 24 juin toute la journée. Il n'y aura donc pas de sans rendez-vous pour ces dates.

Merci de votre compréhension.

06/09/2026
06/09/2026
06/09/2026

Nous partons en vacances!
OUI! OUI! C'est seulement vendredi qu'on fini, mais nos agendas sont remplis. Si vous avez des problèmes avec l'aide sociale, nous vous invitons à communiquer avec l'OPDS et Projet Genèse

06/09/2026
06/09/2026

publié par InfoLogis de l’est de l’île de Montréal | Les OBNL et les entreprises locales améliorent la vie dans nos communautés partout au Québec

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