08/26/2026
Se retrouver à la rue pour la première fois à 65, 70 ou 75 ans. Après une vie de travail et un logement stable. C’est une réalité de plus en plus présente, mise en lumière cette semaine dans La Presse .
À La rue des Femmes, ce vieillissement de l’itinérance, nous le voyons déjà chaque jour : l’an dernier, 57 % des femmes accueillies avaient plus de 50 ans, dont 14 % avaient 65 ans et plus.
Vieillir en état d’itinérance, c’est cumuler maladies chroniques, perte d’autonomie ou troubles cognitifs dans des corps souvent éprouvés par des années de violence et de survie. Et trop souvent, ces femmes se retrouvent entre deux systèmes, ni tout à fait prises en charge par les services aux personnes aînées, ni par les ressources en itinérance.
C’est notamment pour répondre à cette réalité que La rue des Femmes a développé la Clinique Jackie Fisher, une clinique de proximité qui offre directement dans nos ressources des soins de santé adaptés aux femmes en état d’itinérance. Les soins viennent à elles, là où elles sont.
Mais nous devons aller plus loin. Le vieillissement de l’itinérance exige davantage de ressources adaptées aux femmes aînées, qui conjuguent hébergement, soins, accompagnement et santé relationnelle.
Parce qu’aucune femme ne devrait vieillir dans la rue.
Vieillir dignement ne devrait jamais être un privilège.
Article par Caroline Touzin
Photos par Martin Tremblay