07/23/2025
Impossible…
Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai entendu ce mot au cours des six dernières années.
Impossible de concilier carrière et rêve de devenir avocate.
Impossible de travailler à temps plein tout en poursuivant un baccalauréat en droit et en réussissant l’examen du Barreau.
Impossible de tenir le rythme avec deux enfants à charge.
Trop dur. Trop long. Trop ambitieux pour “ma réalité”.
Et pourtant...
Me voici. Me Menelika Bekolo, avocate.
Je n’ai jamais cru que ce serait facile, mais j’ai toujours su, au fond de moi, que ce serait possible.
Parce que la volonté, lorsqu’elle est portée par un rêve sincère, trouve toujours son chemin.
Entre les responsabilités professionnelles, les cours, les lunchs, les devoirs, les examens, les nuits blanches à terminer un mandat… j’ai trouvé mille raisons de continuer. Mille raisons de ne pas abandonner.
Le regard fixé sur mon objectif, j’ai fait de la résilience, de la discipline et de la confiance en moi des alliées précieuses.
Aujourd’hui, malgré les sacrifices silencieux et les doutes étouffés, je suis fière. Fière de montrer à mes enfants qu’aucun rêve n’est trop grand, et que l’impossible n’est qu’un mot… surtout lorsqu’on est bien entourée.
Je remercie du fond du cœur ma famille, mes ami·es, et toutes celles et ceux qui m’ont soutenue, encouragée ou simplement cru en moi — même en silence.
Vos mots, vos gestes, vos présences m’ont portée tout au long de ce parcours.
Un merci spécial à mes enfants, mes plus grandes sources d’amour et de lumière.
Votre patience, votre tendresse et votre humour m’ont donné la force de continuer, jour après jour.
Ma profonde reconnaissance va également au cabinet Gowling WLG, qui m’a permis d’aiguiser mes compétences dans un environnement stimulant. Merci aux associés, avocat·es et membres de l’équipe qui m’ont fait confiance avec des mandats riches en apprentissages, et qui m’ont permis d’explorer plusieurs domaines.
Une pensée spéciale à mes maîtres de stage Mes Paule Hamelin et Nicolas Dubé pour leur encadrement et leur transmission précieuse.
À mes co-stagiaires Alec Sader, Erica Picillo et Maïka Prémont-Noël: quel privilège d’avoir franchi cette étape avec vous. Merci pour les fous rires, la complicité, le soutien. J’ai eu la chance de collaborer avec une future femme politique de renom, une brillante plaideuse, un futur juge de la Cour suprême. Vous êtes de formidables avocat·es.
À ma mère…
Et maintenant, je me tourne vers moi-même.
Pour la première fois, sans retenue, je me dis : bravo.
Bravo à la femme, à l’ingénieure, à la mère, et maintenant à l’avocate.
Celle qui a tenu bon, même quand le chemin semblait infranchissable.
Celle qui a transformé l’épuisement en courage, le doute en force.
Celle qui a refusé de laisser les obstacles ou l’opinion des autres définir ses limites.
Aujourd’hui, je me célèbre. Pas parce que c’était facile. Mais parce que je n’ai jamais abandonné.