04/12/2026
Depuis quelques jours, une controverse surréaliste fait rage au Québec et je ne parle pas d’un maire qui compare un chef de parti à un alcoolique.
Un média traditionnel et ultra-subventionné se demande si un politicien peut parler, se faire interviewer ou répondre à des questions d’un média alternatif, c’est-à-dire un concurrent non-subventionné et dont le biais est avoué.
Je réfère évidemment à l’entrevue du chef péquiste avec Alexandra Lavoie de Rebel News.
Bravo à PSPP et à Alexa! Ils n’ont absolument rien à se reprocher, sinon de faire leur job respectif.
Perso, j’accorde des entrevues à pratiquement tous les médias ou influenceurs qui m’invitent. Quand je refuse, c’est en raison d’un manque de temps ou parce que la portée du média ou de l’influenceur compte trop peu, certainement pas en raison du biais idéologique de l’intervieweur ou de son entreprise médiatique.
Le Parti conservateur du Québec invite même les médias alternatifs à ses activités et conférences de presse. Par exemple, lors de notre dernier congrès au Lac Delage, il y a deux mois, Alexa était là et mes réponses à ses questions ont été reprises dans les médias traditionnels.
Son travail est parfois meilleur et ses sujets d’intérêt généralement bien différents. Cette diversité alimente le débat et informe mieux le public.
J’ai certes collaboré comme chroniqueur avec Rebel News, mais aussi avec Urbania, un média alternatif avec un biais idéologique à gauche.
Après quelques décennies à travailler en politique active ou à l’emploi des médias, j’en suis venu à la conclusion que la neutralité journalistique est une utopie.
Ce qui importe est de savoir à qui on a affaire.
J’aime 100 fois mieux un journaliste honnête clairement identifié à la gauche et qui s’assume, qu’un hypocrite qui se drape dans la neutralité, mais qui ne l’est pas une seule seconde.
Pour terminer, je vous annonce que le Parti conservateur du Québec va continuer de parler à Ian & Frank, Libre Média, Rebel News, Radio Pirate, Olivier Primeau, Hugo Girard et tous les autres. Je cherche même une façon de les inviter à monter à bord de notre autobus de médias lors de l’élection d’octobre prochain.
À suivre.