06/14/2026
« Comme ancien animateur de radio, il (Éric Duhaime) demeure celui qui s’exprime le mieux. En tout cas, il est le plus craint au débat des chefs, nous ont confié des conseillers politiques de tous les autres partis. »
-Véronique Prince, Radio-Canada
Je ne pense pas nécessairement mieux m’exprimer que les autres chefs. Je crois plutôt mieux communiquer, avec un niveau de langage qui rejoint le plus grand nombre.
Quand j’étais jeune, mon père travaillait comme ferblantier, ma mère comme chauffeur d’autobus scolaires.
Enfant unique, mes parents m’ont donné ce qu’un jeune peut souhaiter de mieux: de l’amour.
Comme bien des parents, ils rêvaient que leur fils réussisse mieux qu’eux.
Unilingues, ils m’ont envoyé dans une garderie anglophone à 4 ans afin que je maitrise l’anglais en bas âge.
N’ayant pas eu le privilège d’accéder aux études supérieures, ils m’ont payé le Cégep et l’université jusqu’à ma scolarité de doctorat.
Quand on allait aux Etats-Unis pendant les vacances de la construction en juillet, dès l’âge de 7 ans, c’est moi qui réservait le motel ou qui traduisait le menu au resto.
À la maison, quand on devait rédiger et envoyer des lettres, c’est généralement moi qui les écrivais.
Ça me valorisait comme enfant, parce que j’étais celui qui réussissait bien à l’école, au grand bonheur de papa et maman.
Mes parents ont travaillé tellement fort pour m’éduquer.
Toute ma vie, jamais n’ai-je oublié d’où je viens et grâce à qui je suis rendu où je me trouve aujourd’hui.
Quand je parlais à la radio, je me fermais souvent les yeux pour visualiser mes parents. M’adresser à eux, dans leurs mots, avec des réalités qu’ils connaissent.
Vivre en démocratie, ça signifie, pour moi, inclure le plus grand nombre de citoyens dans le débat public, peu importe votre niveau de scolarité, votre âge ou votre différence.
Comme animateur de radio ou comme chef de parti, je parle à tout le monde. Je n’utilise pas toujours des mots acceptés par l’Académie de la langue française, mais les Québécois me comprennent très bien.
Qu’on me traite de populiste, je m’en fiche. Je ne changerai pas. Je veux être là avec et pour le peuple.
Je veux que mes parents et tous les autres Québécois se sentent au cœur du débat politique et qu’ils y participent activement.