05/26/2026
La chroniqueuse de Josée Legault sur les annonces d’hier supposées aider à lutter contre la hausse du coût de la vie….
« En plus de ne rien faire pour alléger le poids d’un coût de la vie devenu intenable pour de nombreux Québécois — plus du tiers doivent s’endetter pour payer l’épicerie —, cette micromesure privera le trésor public de la rondelette somme de 100 millions de dollars par année.
Avec un budget déficitaire et des services publics dysfonctionnels, c’est comme s’offrir une paire inutile d’escarpins Louboutin alors que le toit coule.(…)
Cette dilapidation opportuniste de l’argent des Québécois en dit long sur un « vent de renouveau » aux airs pourtant trop familiers de très vieille politique.
👉🏽Le même réflexe s’est déployé devant la crise du logement. Les loyers ont grimpé de manière vertigineuse depuis 2019, incluant une hausse de 70 % à Montréal.
👉🏽Mme Fréchette préfère toutefois utiliser les fonds publics pour soutenir l’achat d’une première propriété pour des gens ayant déjà les moyens d’acheter.
L’ex-premier ministre François Legault était lui-même un adepte récidiviste de l’envoi d’argent public « dans le portefeuille des Québécois » avant les élections.
Là aussi, sans que la qualité de vie des citoyens visés s’en trouve améliorée, tout en privant le budget de l’État de sommes majeures pour intervenir dans l’économie de manière nettement plus structurante.
Quand elles sont « distribuées » sur une base individuelle, ces sommes sont minuscules, mais leur montant total impressionne dans les manchettes.
Le chiffre de 100 millions frappe en effet pas mal plus l’imaginaire que celui plus insignifiant de quelques sous par semaine.
Ce type de comportement politique vise bien évidemment à tenter de grappiller quelques votes en retour. Parce qu’il dilapide des fonds publics à des fins électoralistes sans effet concret sur le terrain, il n’en est pas moins d’une irresponsabilité évidente.»